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Boîte à rumeurs

Il paraîtrait que la nouvelle prof de "tolérance" aie des tendances cannibales... - Lamavoyeur

On dit que la première du classement de l'Académie n'a pas eu un seul ami pendant tout son cursus... - Lamavoyeur

Eh les gars ! J'ai entendu dire que Ritsu aurait dit à Zack que Kelya aurait des vues sur Skye mais qu'elle aime trop le fouet de Alistair pour oser déclarer sa flamme à l'élue de son c*l - Anonymousse

Plop? Apparemment les disputes de couple se font de plus en plus fréquentes dans le placard de Caym et Adriel...

Un potin?

à adopter de toute urgence !

Shadow city news

« Suite à l'attentat perpétré sur la personne de Charles Emmett, le délégué de la commission nationale de Recherche et Développement, pendant la démonstration des nouvelles technologies conçues pour amener la paix et la sécurité à Shadow City, les autorités n'ont pas encore présenté de coupable. Selon nos sources, il pourrait s'agir d'un acte terroriste pro-maudit non revendiqué. »

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Orphelinat : endroit rempli de sales morveux.

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Sam 11 Mar - 2:05
Dès qu'on essaye de s'aventurer dans les basfonds, c'est tout un merdier! Combien d’insultes j’ai lâchées à ces gens bien trop curieux de mon lieu de destination ? Il n'y a pas mal de quartiers ici, et pourtant, il n'y a que très peu de personnes dans les rues... Pourquoi il a fallu que l’orphelinat se trouve dans un endroit aussi glauque ? Un sac presque plus grand que moi sur le dos, j’observe le paysage lugubre autour de moi. La plupart des habitions sont en mauvais état, certaines tiennent encore debout par je ne sais quel miracle et une infime partie sont « rénovées ». Je vais finir par me faire agresser, quelle idée m'est encore passée par la tête ?! Je m’enfonce un peu plus, sous le regard des quelques personnes peuplant les alentours, arrivant finalement devant l’orphelinat. C’est vrai qu’il est en mauvais état le coco. Je me dirige devant la porte plutôt imposante du bâtiment, me présentant à la dame qui m’accueille gentiment.

Waw, il fait une chaleur à crever devant les fourneaux ! Je termine de préparer les dernières marmites de pâtes carbo’, les posant par la suite sur une table aussi longue que dans les anciens films Harry Potter. Okay, ça, c’est une bonne chose de faite. Les enfants se ruent devant la table, attendant la portion qui leur est due. Je laisse les responsables de l’orphelinat faire le service, moi, je vais m’occuper de bricoler un peu les parois endommagées des chambres. Après une bonne heure à taper sur des fucking vis, avec un vieux marteau de merde, je m’attaque aux plus grosses collisions des murs extérieurs.

Je déteste le ciment, ils ont inventé des trucs beaucoup plus pratiques mais ça coûte bien trop cher pour une pauvre étudiante. Il faut vraiment que je trouve un boulot à temps partiel, je veux de la tune bordel !!! Je sais même pas pourquoi je fais tout ça… Je lâche un énorme soupire alors qu’une pression sur mon débardeur se fait sentir. What ? Je me retourne, baissant la tête pour apercevoir ce jeune mutant qui me regarde tout sourire aux lèvres.

-Quoi, tu veux ma photo sale mioche ?

Je déteste les gosses, ça me fout de l’urticaire. Le truc qui m’énerve le plus avec les gamins c’est qu’eux, ils m’aiment bien, aussi étrange que ça puisse être.

-Merci pour la nourriture, c’était très bon madame.

J’arque un sourcil. Il vient me voir juste pour ça ? Je soupire, revenant à mon ciment et mes briques, balançant froidement.

-Ouai ouai, c’est bien, casse-toi maintenant.

Il me remercie à nouveau avant de repartir avec ses petits copains. Je peux vraiment pas piffrer les enfants. Une fois l’énorme fissure rebouchée, je me permets de prendre une pause, m’asseyant sur le sol, près de mon pack de bière que j’avais pris soin de prévoir. Je décapsule une bouteille, buvant une énorme gorgée avant de m’allumer une cigarette. On est samedi après-midi, je me suis levée tôt juste pour venir ici, et passer ma journée à faire du bénévolat … J’ai même laissé ce mec en plan… j’aurais pu lui laisser un mot avant de me barrer de chez lui… Un énième soupire m’échappe. Je sais même pas pourquoi je fais tout ça. Peut-être parce qu’ils sont comme moi ? Sans famille ? Allez tous au diable, sales morveux !
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Sam 11 Mar - 15:36
Week-end libérée par le patron, journée ensoleillée...Moi je dis liberté ! Je me suis préparée à sortir pour aller à l'orphelinat cet après-midi, portant alors une jupe noire, et un maillot sans manche blanc en sachant qu'il fait plus chaud dans l'orphelinat qu'à l'extérieur où la température était déjà assez élevée. Je vais donc hors de la ville pour redécouvrir encore une fois les vestiges et ruines en direction de l'orphelinat.

Arrivée à celui-ci, les enfants viennent m'accueillir et me saluer, ce que je fis aussi en souriant. J'adore ces enfants et les enfants nous adorent, que demander de plus ? J'entre ensuite dans l'orphelinat, les enfants retournant à leurs occupations, puis je vais d'abord à la rencontre de celles que je considère comme mes grandes sœurs : deux mutantes d'un ou deux ans de plus que moi. Elle nettoyait la vaisselle à la cuisine qui semblait plus importante que la dernière fois, ce qui me fit me poser des questions. Il y aurait d'autres arrivant ?

Je discutait un peu avec elles pour prendre des nouvelles avant d'aller voir ma tutrice qui, d'après mes sœurs, passait le balai dans les chambres des enfants. Je la salua d'un doux sourire, lui demandant si ça allait, puis je discuta avec elle de toute les nouvelles mais j'oublie de demander par rapport à la vaisselle. Je lui donne également la moitié de mon salaire comme chaque mois, ma tutrice tentant encore alors de refuser tout cela en vain. Elle sait que je commence à avoir des complications niveau économie, pour preuve ma banque m'a envoyée un mail pour me dire de faire attention à mes dépenses trop importantes, apparemment je suis à découvert... mais je lui ai dit de ne pas s'en faire. S'il le faut je trouverais un deuxième boulot et voilà tout, il n'est pas question que je ne soutienne plus l'orphelinat en payant les travaux.

Après cette discussion, je remarqua que les parois étaient un peu rénovées.

Maman, les ouvriers refont les parois ? Je leur ai dit de refaire le mur côté jardin.

Ce n'est pas eux Ritsu, c'est une personne qui est venue nous aider sans rien demander en retour apparemment, elle doit être encore en train de refaire les murs, elle doit être au grenier.

Sans rien demander en retour ? Ce n'est même pas une ouvrière ? Je fût agréablement surprise de cette information...Shadow's city s’intéresserait alors à la situation de l'orphelinat ? Je monte alors au grenier, curieuse de rencontrer cette mystérieuse per…

...sonne...

Mon visage pris rapidement une teinte rougeâtre en voyant la personne.

Ke...Kelya ?!

Qu'est-ce qu'elle fait ici ? Pourquoi ? C'est…
C'est elle la bénévole qui est venue nous donner un coup de main
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Sam 11 Mar - 20:22
Le grenier est vraiment… Je ne trouve même pas mes mots, c’est infesté de toiles d’araignées et poussiéreux à souhait. Il faut plus que réparer les parois à ce niveau. Je demande un balai à une des bonnes femmes s’occupant des lieux et c’est partie pour un brin de ménage. Je récure de fond en comble ce lieu empli d’acariens. Une nouvelle dorme de vie aurait pu naitre ici bordel ! Quelques heures de nettoyage intensif, je me lance dans la réparation des fissures et de bout d’édifice tombant en ruines. Entièrement concentrée à la tâche, je n’entends même pas les pas qui se rapprochent de la pièce.

Ke...Kelya ?!

A l’entente de cette voix qui ne m’est pas inconnue, je tourne la tête la serveuse du Endless Night. Son visage orne encore cette teinte rougeâtre. J’arrête les coups de marteaux, pas la peine de m’en mettre un sur le doigt par manque d’inattention. Je lâche alors naturellement.

-Yo !

Je me relève, étirant chaque muscle de mon corps. Demain, je vais avoir des putains de courbatures, c’est certain. Je fais craquer ma nuque avant de m’avancer vers la jeune femme qui a l’air surprise de me voir là. Je suis aussi surprise qu’elle d’être là alors bon.

-J’avais du temps à tuer.

Ouai, c’est la première chose qui m’est venue en tête. Je la fixe un moment, sans rien dire. Balançant après quelques longues secondes de silence.

-T’es encore venue donner ton fric j’imagine…

Un soupire retenti après ces mots. Quand va-t-elle penser à elle ? Je fronce les sourcils, lui pince les joues et balance énervée.

-Il y a d’autres façons d’aider les gens ! Garde ton fric bordel !

Je la relâche, lui tournant le dos pour retourner à mes occupations. Reprenant mon marteau, mes vis et mes planches, les coups reviennent rythmer le silence de la pièce.

-T’es comme tous ces gosses, une sale morveuse.
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Sam 11 Mar - 20:57
Yo ! J'avais du temps à tuer.

Du temps à tuer ? Mais pourquoi elle vient ici alors pour réparer...elle vient pour...pour m'aider...Je préfère ne plus penser à cette idée, elle me fixait alors en silence.

T'es encore venue donner ton fric j'imagine…

Je détourne la tête, comme si la manière dont elle l'avait dit était une honte. Elle soupira, puis d'un coup je la sens me pincer les joues, je gémit alors légèrement de douleur.

Il y a d'autres façons d'aider les gens ! Garde ton fric bordel !

Elle me relâcha, je tenais mes joues en la regardant. Elle reprit son activité, la voyant taper sur des vis avec un marteau, puis elle me lâcha

T'es comme tout ces gosses, une sale morveuse.

Je la regarde, un petit sourire amusé en coin et lâcha d'un air ironique :

Sauf que la morveuse elle utiliserait des clous pour accrocher des planches, et pas des vis.

Je ris doucement et lui sourit, le sourire sincère aux lèvres.

Merci Kelya…

Je pris une planche et un marteau des ouvriers qui trainaient sur une caisse avec des clous et commença à placer aussi quelques planches sur le mur à côté. Je savais y faire, ce n'était pas la première fois qu'on tentait de le rénover cet endroit… Le silence n'existait pas uniquement à cause du bruit des marteaux : pour moi c'est comme si le silence était là. Je termina de placer ma planche et regarda les planches restantes, plus que deux, une pour elle un pour moi je parie.. Je pris la planche et repris les coups de marteaux avant de lâcher pour installer un mot dans tout ce fracas :

Quand j'étais petite, il y avait assez de chambres pour qu'on ai chacun la nôtre, on était huit, et vu qu'il y a 12 chambres au premier et 8 chambres au rez-de-chaussé, ma tutrice à laissé les 5 chambres restantes comme elles étaient, vu que les 3 autres sont...Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai encore ma chambre ici, tu voudra la voir ?

Je sais, c'est stupide comme proposition mais je ne savais pas quoi dire...Putain j'ai juste l'air d'une gamine de 14 ans en disant ça… Je continue de poser ma planche, tapant avec attention sur les clous.
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Sam 11 Mar - 22:58
Putain de vis de merde, vous allez rentrer dans cette fucking planche, oui ou non ?! Je frappe de toute ma force dans ces petits bouts de métal qui pénètrent lentement le bois mais sûrement.

Sauf que la morveuse elle utiliserait des clous pour accrocher des planches, et pas des vis.

Son rire me fait froncer les sourcils. Je rétorque un peu ronchon.

-Ouai bah je fais avec ce que j’ai, hein ?!

Non mais oh, j’étais pas obligée de venir ici, alors on va pas me reprocher d’avoir utilisé des vis. J’ai trouvé que ça dans mes placards, alors j’ai pris ! J’aime bien le bricolage mais là, ça n’a rien à voir avec monter une étagère… Franchement, ce gouvernement qui délaisse les mutants, je commence à en avoir ma claque ! Je vais vraiment finir par empailler le dirigeant.

-Merci Kelya…

Je m’arrête un instant, la regardant du coin de l’œil avant de reprendre comme si elle n’avait pas lâché un mot. Je n’aime pas qu’on me remercie, ça me met mal à l’aise. Je l’entends marcher dans la salle et ramener des clous qui se trouvaient dans une boite un peu plus loin. Sérieusement ? Je me fais chier depuis tout à l’heure avec mes vis alors qu’il y avait des putains de clous dans la pièce ?! Raaaah je m’en fous, j’ai commencé avec des vis, je vais finir avec ! En plus ça tient plutôt bien avec ça donc, tant pis. C’est partie pour muscler mes biceps ! Après un temps de silence mêlé aux coups de marteau, je constate qu’il ne reste plus que deux planches à placer. Bon bah les travaux dans cette pièce sont bientôt terminés on dirait.

Quand j'étais petite, il y avait assez de chambres pour qu'on ai chacun la nôtre, on était huit, et vu qu'il y a 12 chambres au premier et 8 chambres au rez-de-chaussé, ma tutrice à laissé les 5 chambres restantes comme elles étaient, vu que les 3 autres sont...Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai encore ma chambre ici, tu voudra la voir ?

Sa chambre ? Je détourne le regard, le marteau frôle mon pouce avant de taper brusquement sur la planche. Heureusement que c’est du solide ! Je dois rester concentrée, c’est pas passé loin… J’ai besoin de mes doigts ~ Les idées obscènes, c’est pas pour maintenant !

-Pourquoi ? Il y a des travaux à faire là-bas aussi ?

Je ne vois pas pour qu’elle autre raison elle voudrait me la faire visiter après tout. Je termine de fixer ma planche, tout en continuant la discussion.

-Tu sais, il va falloir que tu me payes si je répare ton ancienne chambre. J’accepte une partie de jambes en l’air en contrepartie.

Un sourire carnassier se dessine sur mes lèvres avant de disparaitre lorsqu'un thème plus sérieux me vient en tête.

-Dis, t’as déjà revu tes parents ?
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Sam 11 Mar - 23:19
Elle me demanda s'il y avait des travaux à faire dans ma chambre, je lui dis simplement que non, que je voulais juste lui montrer ma chambre et que…

Tu sais, il va falloir que tu me payes si je répare ton ancienne chambre. J'accepte une partie de jambes en l'air en contrepartie.

Game Over. Je rougis à nouveau comme une tomate en l'entendant dire cela..c'est que je m'y attendais pas comme mon index et la marteau juste après sa demande.

Aïe ! Bordel de mer...credi !

Pas d'insultes, on sait jamais qu'un enfant soit dans les parages et qu'il entende les gros mots. Je soupire en mettant mon doigt dans la bouche, terminant le clou d'un coup de pied. Nan mais !

Dis, t'as déjà revu tes parents ?

Je sursaute un peu à cette remarque et regarde Kelya. Drôle de question, drôle de sensation aussi...mes parents…Je secoue la tête

Ma tutrice m'a dit que mes parents m'avaient laissés ici à cause de mes yeux jaunes, ils avaient peur que je sois une mutante...J'aime donc mes yeux mais je les déteste aussi pour cette raison, celle que je n'aurais jamais vu mes parents...Mais bon, de toute façon s'ils sont anti-mutants...Je veux pas les voir…

Point barre. Je n'aime pas quand les sujets de discussions concernent mes parents. Je détourne la tête et repose le marteau ainsi que les clous restants.

Bon, tu veux venir voir ma chambre oui ou non ?

Si c'est le cas elle doit me suivre, moi j'ai envie de la revoir. Je n'ai pas eu l'occasion de la revoir durant 3 mois à cause des travaux faits par les ouvriers du côté de ma chambre. Je descends alors du grenier pour aller dans le couloir qui relie les 12 chambres du premier étage entre elles. Après être arrivée au couloir, j'ouvre la porte de ma chambre, celle-ci n'ayant pas changée...ou presque.

Le bureau miteux qui tenait à moitié debout a été remplacé par un bureau tout neuf, de même pour les rideaux, le lit et la chaise. Les posters cependant de jeux retro comme Horizon Zero Dawn ou Final Fantasy XV sont toujours sur mes murs, tout comme la photo de famille est toujours dans son cadre, sur ma table de nuit qui, par contre, n'a pas été changée mais rénovée...sûrement à cause des gravures que j'ai fait dedans il y a longtemps…

Je me pose sur le lit en soupirant d'aise, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti une légère nostalgie remonter doucement en moi, ça fait du bien...
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Dim 12 Mar - 0:15
Ma question semble la mettre mal à l’aise, voir triste… Ouai bon, pas de ma faute si je sors tout ce qui me vient en tête !

-Ma tutrice m'a dit que mes parents m'avaient laissés ici à cause de mes yeux jaunes, ils avaient peur que je sois une mutante...J'aime donc mes yeux mais je les déteste aussi pour cette raison, celle que je n'aurais jamais vu mes parents...Mais bon, de toute façon s'ils sont anti-mutants...Je veux pas les voir…

Ses parents ne devaient pas être au courant que les mutants ont des pupilles différentes de celles de l’homme… Il faudrait faire des panneaux publicitaires qui dénoncent cette anomalie pour éviter ce genre d’absurdité. Olala, t’as sûrement de la chance de ne pas les avoir connus, ils avaient l’air de manquer cruellement de culture et d’être de sacrées poules mouillées. Son dégoût des humains vient sans doute de cet évènement.

-Bon, tu veux venir voir ma chambre oui ou non ?

What ? Elle me fait quoi là ?! Elle part sans tarder de la pièce, me laissant moi et le reste du matériel des travaux. Aurais-je énervé madame ? Je n’ai même pas le temps de répondre qu’elle s’est déjà volatilisée. Euh…je fais quoi moi maintenant ? Je jette un œil aux réparations, ça m’a l’air terminé, je n’ai rien d’autres à faire pour le moment donc bon. Je retourne dans les couloirs de l’orphelinat, regardant de droite à gauche, cherchant la silhouette de la rouquine. Elle est partie où omg ?! Je soupire, apercevant une ombre devant moi.

-Vous êtes perdue madame ?

Encore un morveux ? Enfin là, c’est une gamine qui rameute d’autres bambins. Mais foutez-moi la paix bordel ! Bon bah puisqu’ils sont là, autant en profiter.
-Quelqu’un d’entre vous n’aurez pas vu Ritsu par hasard ?
Ils me regardent dans leurs grands yeux globuleux avant de piailler entre eux. Je crois que les gosses sont beaucoup plus épuisants que le bricolage…

-Vous êtes une amie de Ritsu ?

Une amie ? J’hausse les sourcils, dévisageant la petite qui vient de sortir ces mots. Tss, c’est du grand n’importe quoi !

-Non, j’ai juste couché avec.

On ressent la blasance dans ma voix. Sans dec’, qu’est-ce que je fiche ici ?! Un gamin me demande ce que signifie « coucher avec ». Un soupire m’échappe avant de répondre qu’il comprendra ça quand il aura 10 ans de plus. Je vais finir par me flinguer, j’ai aucune patience avec les microbes.

Une bonne dizaine de minutes plus tard, me voilà enfin dans cette fameuse pièce qu’elle voulait me montrer. La rouquine est là, assise sur le lit. Je m’apprête à l’agresser pour m’avoir laissé avec tous ces fucking gamins mais mon corps se stoppe de lui-même en voyant le visage qu’elle tire. Nostalgie, c’est ça ?

-Alors quoi ? T’as envie de revenir loger ici ?

Je referme la porte derrière moi. Hors de question qu’un gamin me suive, j’en peux plus d’eux ! Je prends place à côté de la serveuse, laissant mon regard examiner la pièce actuelle. Le décor est neuf, ça se voit et cette photo, elle ne l’est pas.

-Alors c’est eux ta famille ?

Je sais pas vraiment quoi dire, dois-je blaguer ou rester sérieuse ? Raaah, faut que j’arrête de me prendre la tête.

-Alors c’est ici que t’as grandi ? C’est pas trop mal comme endroit.

Mis à part les dégâts du temps et le manque de fonds de l’orphelinat, les gens sont plutôt chaleureux, elle n’a pas due manquer d’amour.

-Tu as eu beaucoup de chance de grandir dans un endroit comme celui-là.

Je ne sais pas si elle voit les choses sous cet angle mais par rapport à l’endroit qui a « bercé » mon enfance, elle en a de la chance. Je lui souris, un vrai sourire, malgré mon passé qui revient au galop. Ça ne sert à rien d’y penser, je ne suis plus là-bas.
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Dim 12 Mar - 1:04
Je l'entends arriver après dix bonnes minutes et je souris à sa remarque. J'ai pas envie d'habiter à nouveau ici mais ça me rappelle de bons souvenirs…

Alors c'est eux ta famille ?

Je tourne la tête et regarde le cadre avant d'hocher doucement la tête. C'est eux au complet, même si certains ne sont plus là malheureusement. Cette photo a été prise quand j'avais 7 ans, lorsque notre tutrice avait acheté un appareil photo jetable. Elle avait pris soigneusement la photo et depuis je l'ai gardé. Mais ça n'intéressera sûrement pas Kelya de savoir ça. Je regarde le plafond puis je tira sur un petit levier près de mon lit. Un petit mécanisme s'enclencha alors pour aller allumer ma vieille chaine hi-fi posée sur mon bureau, lançant alors Santa Monica Dream. C'est le genre de musique que j'écoutais à l'époque quand j'étais gamine, avant que je quitte ce petit cocon à 16 ans pour trouver du travail… Mon dieu j'ai l'impression que ça remonte à tellement loin alors que...ça fait que 2 ans…

Alors c'est ici que t'as grandi ? C'est pas trop mal comme endroit. Tu as eu beaucoup de chance de grandir dans un endroit comme celui là

J'hoche la tête à nouveau, ne répondant pas de ma voix encore une fois. Oui j'ai eu de la chance, j'ai eu de la chance qu'ils m'acceptent tous malgré le fait que je sois humaine surtout…  Je ne savais pas quoi en penser au début, si j'avais ma place ici… Mais finalement je sais que je l'avais,  à chaque fois que je reviens ici je le sais, sinon je ne serais pas nostalgique…

Je la regarde doucement, elle sourit, c'est plutôt rare...très rare même… La dernière fois qu'elle m'a souri ainsi, c'était lors de ce fameux soir, après notre ébat… Je la regarde, puis calmement, je lui demande :

Et toi Kelya tu as grandi où ?...

Je sais que je ne devrais pas, je sens que je ne devrais pas, mais je viens passer doucement ma main sur sa gorge.

J'ai bien vu ces blessures, ces cicatrices...C'est ça l'enfer dont tu me parlait, l'enfer que tu veux que je vois...L'enfer que je n'ai pas vu…

Je repose ma main, la regardant dans les yeux :

Cet air que tu as eu quand je disais ''survivre'' à la fin de mes mois, c'est parce que toi tu n'a jamais vécu n'est-ce pas ?…Tu as toujours survécue ?...

Je détourne la tête, je me sens bizarre :

C'est pour ça que tu n'aime pas les relations ?...Parce que t'as peur de t'attacher aux gens ?..

Je m'assieds sur mon lit, lâchant un petit soupir :

Excuse moi, j'aurais pas dû te dire ça…c'est juste que...

J'essaye juste de te comprendre Kelya, j'essaye de vous comprendre tous...mais…

…mais j'éclate en sanglots, voilà ce qui se passe. La nostalgie ça te rappelle les bons souvenirs, mais aussi d'autres choses. Moi ça me rappelle ceux qui se sont sacrifiés pour moi, ça me rappelle mes échecs comme le refus de l'école de chant de me prendre, ça me rappelle mon enfance, et ça me fait surtout penser que jouer les princesses qui veulent sauver leur royaume c'est que dans les contes de fées.  Alors pourquoi on me laisse faire ?

* * * *

Parce qu'on aime pas te voir pleurer Ritsu, voilà ce que j'aimerai te dire. Mais derrière un mur, je ne peux que lire tes pensées. Le passé nous rattrapera toujours, mais te laisser dans ton conte de fées ça te permet d'avancer même si une partie du monde n'est qu'illusion. Je me redresse après m'être adossé au mur et quitte le couloir, un enfant venant alors me prendre par la main pour me demander de l'aide pour faire de la pâte à modeler. Je souris et le suit doucement, laissant Ritsu se rendre compte petit à petit du monde qui l'entoure.

* * * *
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Dim 12 Mar - 2:31
-Et toi Kelya tu as grandi où ?...

Mon corps tout entier se fige, ma gorge me brûle. Tout se bouscule dans ma tête, « C-03105 », ce surnom me revient en tête, le visage de cette personne en blouse blanche, son sourire, le scalpel, le sang, le…Je reviens à moi-même, sentant un doux contact sur ma gorge. Qu’est-ce que…

-J'ai bien vu ces blessures, ces cicatrices...C'est ça l'enfer dont tu me parlait, l'enfer que tu veux que je vois...L'enfer que je n'ai pas vu…

Je serre les dents. C’est quoi cette boule dans mon estomac ? La peur ? Calme-toi Kelya, tu sais ce qu’il se passe quand tu ne contrôles plus tes émotions. J’entends le rire ce scientifique, j’entends les cris, les pleurs, la peur est partout, je revois ma chambre, ma cellule, la salle d’expérimentation…l’enfer, mon enfer.

-Cet air que tu as eu quand je disais ''survivre'' à la fin de mes mois, c'est parce que toi tu n'a jamais vécu n'est-ce pas ?…Tu as toujours survécue ?...

« C-03105 ? », les battements de mon cœur s’accélèrent, des images et des voix du passé refont surface.

-C'est pour ça que tu n'aime pas les relations ?...Parce que t'as peur de t'attacher aux gens ?..

Cette douleur à la gorge est insupportable. Ma main vient saisir brusquement mon cou, je veux que tout ça cesse. Mon autre main tremble, mon passé me terrorise, la Kelya d’autrefois me dégoûte. Je serre le poing jusqu’à me faire saigner la paume. Est-ce ça l’humanité que tu voulais me faire retrouver Max ? Je n’arrive plus à contenir ma voix, elle veut exprimer toutes les émotions qui envahissent ma tête. « Prends garde à ton don Kely’, utilisé à mauvais escient, il est dangereux. » Pourquoi je repense aux mots de ce lâche qui m’a abandonnée ?

-Excuse moi, j'aurais pas dû te dire ça…c'est juste que...

Elle pleure, je la fixe sans trop comprendre la raison du pourquoi. Mais bizarrement, c’est grâce à sa réaction que le calme revient dans mon esprit. Je relâche l’emprise sur mon cou, reprenant une respiration convenable. J’expire un grand coup avant de balancer calmement.

-Arrête de chialer ou je te baise ici et maintenant !

Ouai bon, c’est pas mon fort de consoler les gens. J’avoue que mes mots ne sont pas très subtiles et ne permettront pas d’améliorer la situation présente… Ma main vient se poser derrière la tête Ritsu et la ramène brusquement en direction de la mienne. Je l’embrasse, ouai, sauvagement en plus, ça va peut-être la calmer. Puis je me redresse, saisissant le cadre contenant la photo. Mon regard se perd sur les multiples visages le peuplant.

-Je n’ai jamais connu l’amour d’une famille. La mienne m’a abandonnée au laboratoire de recherche alors que je n’étais qu’un nourrisson. C’est là-bas que j’ai grandi.

Je repose délicatement le cadre, le remettant soigneusement à sa place d’origine. Pourquoi je lui raconte tout ça ? C’est sûrement la musique qui me fait parler. Caressant lentement ma gorge, je reprends, pensive.

-Ils disaient qu’ils voulaient me « soigner », mais je n’étais pas malade, je ne le suis pas non plus aujourd’hui.

L’humain a toujours eu peur de l’inconnu, il préfère l’éliminer ou le faire à son image. Je soupire avant de retrouver le regard de la rouquine.

-Je n’ai pas peur de m’attacher, seulement, les relations sont un concept ridicule. Les gens viennent et sont voués à disparaitre.

Une vie est destinée à s’éteindre tôt ou tard alors pourquoi nouer des liens s’ils se détacheront un jour ou l’autre. Un petit rire m’échappe après cette pensée.

-J’ai été contrainte à survivre. Toi, tu peux vivre, alors ne gâche pas cette chance.
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Dim 12 Mar - 18:09
Je n'entends pas vraiment ce qu'elle m'a dit mais je sais qu'elle m'a dit d'arrêter de pleurer mais ça ne change rien...jusqu'à ce qu'elle m'attrape et qu'elle m'embrasse sauvagement, ce qui me surprends pas mal. Je la regarde alors, ne comprenant pas. Elle prit ensuite le cadre dans ses mains, délicatement.

Je n'ai jamais connu l'amour d'une famille. La mienne m'a abandonnée au laboratoire de recherche alors que je n'étais qu'un nourrisson. C'est là-bas que j'ai grandi. Ils disaient qu'ils voulaient me « soigner », mais je n'étais pas malade, je ne le suis pas non plus aujourd'hui.

Elle reposa le cadre et me regarda dans les yeux comme elle à l'habitude de faire.

Je n'ai pas peur de m'attacher, seulement, les relations sont un concept ridicule. Les gens viennent et sont voués à disparaître.

Je ne sais pas quoi en penser, je détourne alors le regard. C'est vraiment ce qu'elle pense...Sûrement...Les relations n'empêchent pas les sentiments… Je l'entends ensuite rire un peu et terminer son discours.

J'ai été contrainte à survivre. Toi, tu peux vivre, alors ne gâche pas cette chance.

Je la regarde. Je vis, elle survit, c'est ça qu'elle me dit ? C'est ça qu'elle veut me dire ? La musique est remplacé par Crosses de Gonzalez, toujours le même style de musique, ça ne change pas vraiment l'atmosphère présentée par la musique. Un moment de silence s'était instauré, puis je lui répondit :

Tu ne survis plus...tu vis...Tu es libre, tu es étudiante en art… Ta survie se termine tandis que ta vie commence… Les relations ne sont pas un concept ridicule, ils permettent de montrer ce que vaut la personne en face de toi pour toi…

Je la regarde dans les yeux, je la fixai comme si je voulais sonder son âme.

Dis moi Kelya, je suis quoi pour toi ?…Est-ce que je suis juste un plan, un coup d'un soir ou d'une après-midi ? Ou est-ce que je suis plus que ça ?

Est-ce que tu m'a embrassé pour le fun ou est-ce qu'il y avait autre chose ? Est-ce pour moi que tu es venue aider l'orphelinat ? Pourquoi ? Voilà ce que dis mon regard, qu'est ce que je vaux pour toi ?

Je détourne le regard, je ne la laisse pas répondre, je prends une grande inspiration. Je sais ce que je fais mais je ne sais pas aussi si j'y arriverais...

''Les gens viennent et sont voués à disparaitre'' hein ?...

J'ai la phrase en tête, il faut que je la lance, c'est tout...

Si je suis aussi vouée à disparaître, alors je veux passer le reste du temps avant de disparaître avec toi...
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Dim 12 Mar - 21:17
-Tu ne survis plus...tu vis...Tu es libre, tu es étudiante en art… Ta survie se termine tandis que ta vie commence… Les relations ne sont pas un concept ridicule, ils permettent de montrer ce que vaut la personne en face de toi pour toi…

Ma vie commence ? Je n’en suis pas certaine. Les mutants sont toujours au débat du jour, le gouvernement ne nous porte pas dans son cœur. Certaines personnes continuent leurs expériences sur nous, essayent de trouver un remède. Mais à quoi bon ? On en veut pas de leur médoc’ miracle. Tant que les mentalités n’auront pas évolué, nous continuerons de survivre.

-Dis moi Kelya, je suis quoi pour toi ?…Est-ce que je suis juste un plan, un coup d'un soir ou d'une après-midi ? Ou est-ce que je suis plus que ça ?

Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle espère entendre ? Je viens de lui dire mon point de vue sur les relations, sur les liens avec les gens. Quand va-t-elle ouvrir les yeux ? Elle détourne le regard, moi, je reste fixée sur sa silhouette, appréhendant ce qu’elle va me lâcher.

-''Les gens viennent et sont voués à disparaitre'' hein ?...

Ne continu pas ta phrase, ça n’a aucun sens. Ne dit pas un mot de plus, ça ne servira à rien.

-Si je suis aussi vouée à disparaître, alors je veux passer le reste du temps avant de disparaître avec toi...

Avec moi ? Elle veut quoi au juste, qu’on sorte ensemble ? Qu’on soit de bonnes copines qui couchent ensembles de temps à autre ? Tsss, ce n’est que stupidité. Qu’est-ce que je pense d’elle ? Bonne question. Comment je la considère ? Comme tous les autres j’imagine. Je me mets à ricaner, ouai, cette situation est hilarante. Je ne veux pas qu’on s’accroche à moi et pourtant…

-T’as rien compris j’ai l’impression. Les mutants n’ont jamais été à l’abri de la folie du gouvernement.

Un sourire s’empare de mes lèvres. Nous sommes des victimes de la société actuelle, des dangers aux yeux de l’humanité qu’il faut éliminer jusqu’au dernier.

-T’es juste un plan cul princesse, une aventure d’un soir parmi tant d’autres.

Alors pourquoi suis-je ici ? Pour la remercier de la nuit qu’on a passée ? J’en sais rien, je veux seulement qu’on me laisse seule. Après tout, c’est ce que j’ai toujours connu. Je continue avec ce même sourire.

-Je t’avais prévenu Ritsu, ne t’attache pas à moi, je suis un poison.

Mes parents n’ont pas voulu de moi, Max s’est barré, je ne suis pas quelqu’un de bien. Mon sourire disparait, je tourne le dos à l’orpheline. Mon ton devient aussi froid que les icebergs.

-Je suis une connasse, c’est un fait.

J’ouvre la porte et la referme brutalement. Je n’aurai pas dû venir ici, ça aussi c’était stupide. Qu’elle reste loin de moi, elle souffrira moins. Je déambule les couloirs, m’arrêtant devant une scène entre deux gosses. La première fout une tarte à l’autre qui se met à pleurer. On dirait moi et Ritsu. L’agresseur va directement consoler son amie. Si j’avais grandi dans un endroit comme celui-ci, ça aurait vraiment pu être moi. A leur âge, je n’étais qu’une marionnette aux mains de ces scientifiques, qu’un vulgaire cobaye de laboratoire. Si le passé avait été différent, beaucoup de choses dans le présent le seraient également. Si je suis une connasse, la vie est une pute. Je serre les poings, m’en allant fumer une clope dehors, donnant un coup de pied violent dans une canette trainant dans la rue.
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Sam 18 Mar - 21:00
T’es juste un plan cul princesse, une aventure d’un soir parmi tant d’autres.

Je la regarde, surprise, comme si tout s'était arrêté, la musique, le temps...mon coeur aussi..

Je t’avais prévenu Ritsu, ne t’attache pas à moi, je suis un poison. Je suis une connasse c'est un fait.

Elle se lève et part. Je ne cherche même pas à la retenir. Je me rallonge dans le lit, me roulant un peu en boule. Je me sens mal, très mal, comme blessée. Pire que blessée… C'est...indescriptible…

Le monde c'est nul, la vie c'est nulle… Je ne sais même pas pourquoi je fais tout ça, pourquoi une fille comme ça est devenue si importante pour moi… Je ne veux pas le savoir, je ne voudrai jamais le savoir… Je veux même plus savoir pourquoi elle est venue, savoir pourquoi elle était gentille avec moi jusqu'à maintenant...Je veux rien savoir...Je ne veux plus rien savoir d'elle…

Qu'elle se débrouille ! Qu'elle reste seule ! Qu'elle aille se...se faire foutre !

Je serrais mon oreiller contre moi, commençant à pleurer, lorsque j'entendis la porte s'ouvrir doucement, puis quelqu'un s'asseoir à côté de moi. C'était ma tutrice, je reconnais ses caresses dans mes cheveux.

Là calme toi...Ca ne peut pas être toujours aussi simple Ritsu, tu le sais...surtout pour ce genre de choses…

Je restais contre moi oreiller en pleurant, je voulais rien entendre, je voulais juste que Kelya aille au diable, qu'elle ne revienne plus jamais…

Dors ici ce soir ma puce… Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais que tu peux venir me voir..

J'entendis ensuite ma tutrice se lever, ouvrant la porte. Je murmure un faible « merci » avant qu'elle ne parte, puis elle quitta la pièce. Après un moment, je tira sur la manivelle pour stopper la musique, me levant doucement en séchant mon visage de plusieurs revers de la main, avant de me poser sur mon bureau, sortant un cahier et un crayon. Mon cahier et mon crayon. Je commence alors à écrire tout ce qui me passe par la tête, comme quand j'étais une ado...
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Dim 19 Mar - 21:55
Perdu dans le ciel qui s’assombrit de minutes en minutes, crachant lentement la fumée qui envahit mes poumons, je sens le calme revenir, doucement. Cette journée…je n’ai aucun mot pour la décrire. Un foutoir peut-être ? Je ferme les yeux, sentant la fraicheur de la paroi sur mon dos. Un bruit étrange me fait ouvrir les yeux brusquement. Qu’est-ce que… ? Je me dirige vers l’intrigue, trouvant une bande de petit merdeux dégradant la façade de l’orphelinat. Je ne me suis pas casser le cul à reconstruire pour rien !!!! Je vais les encastrer ces cons !!!!

-Vous voulez que je vous aide ?!

L’énervement revient, je sens mes muscles se contracter, mes poings demandant à cogner. Ils sursautent, se tournant vers moi, me balançant un tas d’insultes. Je m’avance jusqu’au près, l’attrapant par le col avant de le balancer violement au sol. Un de ces potes me fout une patate dans la gueule, je riposte directement avec un coup de boule. Le craquement de son nez se fait entendre, mon front commence à chauffer. Je n’ai pas mal, la douleur physique ne m’atteint plus depuis bien longtemps. Le dernier arrive à vive allure vers moi, je me contente d’esquiver, avant que mon pied n’arrive droit dans ses couilles. Tss, pathétiques. Ce ne sont pas des mutants, ils auraient utilisé leur gène sinon.

-Bon les merdeux, je vais vous expliquer ce qu’il va se passer maintenant…

Ma voix est glaciale, mon sourire terrifiant.

***

-On vient vous présentez des excuses… On viendra aider à réparer l’orphelinat tous les weekends ! Excusez-nous encore.

La petite bande s’excuse à la directrice de l’orphelinat, remballant leur fierté de casseurs. La brave dame ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe mais est ravie de savoir que ces jeunes vont apporter leur aide à la reconstruction de l’orphelinat. Un d’eux prend de nouveau la parole.

-J’ai un message à faire passer à une dénommée Ritsu : « Continue de garder la tête haute, tu es quelqu’un de bien. Merci. ».

Le message passé, ils repartent sans un mot, sachant qu’ils reviendront pour reconstruire et faire avancer les travaux du bâtiment.

***

Je continue mon chemin jusqu’à l’appart. Une bonne douche me fera le plus grand bien, après, je bosse pour les cours, j’ai pas du tout avancé aujourd’hui. Pas question d’avoir des notes de merdes ! Va falloir redoubler d’efforts. Je soupire d’avance, me rallumant une clope.
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Lun 20 Mar - 19:10
Je descends plus tard de ma chambre, ma mère étant dans le couloir comme si elle m'attendait. Elle me tends ma veste puis me lâcha tranquillement :

J'ai un message de Kelya, elle te dit que tu dois garder la tête haute et que tu es une fille bien...Je te connais Ritsu, je sais que tu va essayer de la rattraper même si c'est vain...n'est ce pas ?

Je passe à côté d'elle, prenant la veste. Elle avait raison, en même temps je suis assez têtue… Je sors alors de l'appartement, puis je vois des jeunes marcher un peu penauds devant moi. Je cours alors vers eux et leur demandent s'ils n'ont pas vu une fille en commençant à décrire Kelya.

La folle furieuse ?! Par là-bas pourquoi ? C'est toi Ritsu ?

Je les remercie et part en courant, tentant de rattraper Kelya.


Je suis déjà essoufflée et pourtant je ne la vois toujours pas. Où est-ce qu'elle est passée ? Elle n'est quand même pas aller aussi vite… D'un coup, au loin, je vois une fille s'allumer une cigarette, c'est elle je la reconnais ! Je continue de courir, puis m'arrête derrière elle.

Kelya !

Je reprends mon souffle comme je peux, j'ai beaucoup couru, trop couru pour une fille qui ne fait pas de sport. Je suis tellement essoufflée que j'en ai la tête qui tourne. J'essaye tout de même de rester debout, j'ai l'impression d'être totalement torchée.

Kelya...écoute…

Ma tête tourne un peu moins, je me redresse un peu mieux après un petit moment. J'ai quelques mots qui repassent dans ma tête. Pourquoi je me suis tant obstinée à la rattraper ?! Mais en même temps ce qu'elle a fait… Ses paroles me mettent en rognent mais ses actes me donnent envie de lui pardonner, j'ai l'impression d'être entre la colère et la bonté.

Je...J'men fous que tu sois une connasse ou...un poison ou une...une trainée...ou peu importe… Bonne personne ou pas… Moi je veux rester avec toi parce que je t'aime c'est tout ! Alors même si c'est pas réciproque j'en ai rien foutre ! J'veux...J'veux pas que tu m'abandonnes comme ça pour quelques mots alors...alors que tu a fait tellement de bien pour moi et pour ce qui est important pour moi !

J'ai repris mon souffle, ma tête ne tourne plus mais elle me fait un peu mal. Je la regarde dans les yeux. Je veux rien sonder, juste lui montrer quelque chose...une sorte de...détermination ?

T'es un connasse ? D'accord très bien, c'est pas une raison suffisante pour moi ! Je veux au moins te revoir au bar d'accord ?


Les poings serrés, je continue de la fixer. Ce que tu peux être têtue quand tu t'y mets ma pauvre fille...
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Dim 2 Avr - 22:49
Je me retourne, entendant mon prénom, des pas rapides stoppant leur route devant moi. Ritsu ?

-Kelya...écoute…

Elle est complétement essoufflée. Elle doit avoir quelque chose d’important pour avoir tapé un sprint. Pourtant, tout a été dit plus tôt. Je ne comprends pas cette fille, je lui ai clairement dit qu’elle n’était rien de plus qu’un plan cul parmi tant d’autres… Pourquoi s’accroche-t-elle à moi ? Peut-être qu’elle vient me foutre une tarte pour les mots blessants que j’ai employé ?

-Je...J'men fous que tu sois une connasse ou...un poison ou une...une trainée...ou peu importe… Bonne personne ou pas… Moi je veux rester avec toi parce que je t'aime c'est tout ! Alors même si c'est pas réciproque j'en ai rien foutre ! J'veux...J'veux pas que tu m'abandonnes comme ça pour quelques mots alors...alors que tu a fait tellement de bien pour moi et pour ce qui est important pour moi !

Je la regarde dans les yeux. Qu’est-ce que tu cherches exactement Ristu ? Je ne connais pas l’amour de mes parents, l’amour de quiconque d’ailleurs… Qu’est-ce que ce sentiment ? Il n’y a aucune réelle définition à ce mot. Comment peut-elle savoir qu’elle m’aime ?

-T'es un connasse ? D'accord très bien, c'est pas une raison suffisante pour moi ! Je veux au moins te revoir au bar d'accord ?

Tsss, mais quelle sale gosse têtue ! Je serre le poing droit, le dirigeant rapidement en direction du visage de la rouquine. Je l’arrête brusquement, lui foutant une pichenette sur le front, rigolant par la suite.

-Je reviendrai au bar, ne t’inquiète pas. J’aime trop cet endroit pour m’en priver !

Je me redresse, mes articulations craquent lorsque je m’étire. Je ne veux pas répondre à sa déclaration, pas une fois de plus. Je recrache lentement la fumée de ma clope, lâchant le sourire aux lèvres.

-Occupe-toi bien de l’orphelinat, les mutants ont besoin de gens comme toi.

Je lui tourne le dos, prête à continuer ma route.

-On se revoit au Endless princesse. Fais attention sur le chemin du retour, il y a des p’tits cons qui trainent partout.

Je reprends la marche, ne me retournant pas. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve. Un jour peut-être, les mutants ne seront plus persécutés, ils prendront alors le contrôle de cette société. Ou une paix naîtra peut-être entre l’humain et le mutant ? Qui sait.
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