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Boîte à rumeurs

Il paraîtrait que la nouvelle prof de "tolérance" aie des tendances cannibales... - Lamavoyeur

On dit que la première du classement de l'Académie n'a pas eu un seul ami pendant tout son cursus... - Lamavoyeur

Eh les gars ! J'ai entendu dire que Ritsu aurait dit à Zack que Kelya aurait des vues sur Skye mais qu'elle aime trop le fouet de Alistair pour oser déclarer sa flamme à l'élue de son c*l - Anonymousse

Plop? Apparemment les disputes de couple se font de plus en plus fréquentes dans le placard de Caym et Adriel...

Un potin?

à adopter de toute urgence !

Shadow city news

« Suite à l'attentat perpétré sur la personne de Charles Emmett, le délégué de la commission nationale de Recherche et Développement, pendant la démonstration des nouvelles technologies conçues pour amener la paix et la sécurité à Shadow City, les autorités n'ont pas encore présenté de coupable. Selon nos sources, il pourrait s'agir d'un acte terroriste pro-maudit non revendiqué. »

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On avance ou on recule ? PV Adriel

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Mar 4 Avr - 1:47
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Adriel
« On avance ou on recule ?»
Seul ou moins seul...

J'avais laissé passer les jours. Il ne fallait jamais presser les gens, je le savais bien. Et mon cher colocataire, il fallait le prendre avec des pincettes. Cela m'avait pris un certain temps pour ranger mes affaires, quelques heures. Mais tout avait été impeccable ensuite, en fait, j'en avait même profité pour balayer toute la poussière derrière le lit. Oui, on l'avait à peine déplacé il y avait une semaine ou deux mais la poussière, ça s'accumulait de partout.

Comme mes charmants insectes. J'avais coupé le vivarium en deux. D'un côté les papillons et de l'autre les chenilles. Ils étaient si mignons. Pour moi, ils avaient plus d'âmes que ces dégénérés d'humains dans et à l'extérieur de ces murs. Jetant un regard vers le lit de mon colocataire, je n'étais pas bien surpris qu'il ne soit pas encore présent. Le soleil commençait à peine à se coucher et j'allais bientôt couvrir le vivarium après avoir noté mes dernières observations et je m'étirai en rangeant mon carnet pour la soirée.

Il faudrait aller manger mais l'idée me dégoûtait. J'avais un problème avec la nourriture depuis longtemps. Comme ma voix. Manger faisait travailler mon corps... Et tous ces bruits de digestion, de gargouillis... En plus la pensée d'aller à la selle par la suite... Un corps, c'était épuisant à entretenir... Dommage qu'être une simple âme ne permette pas d'interagir correctement avec le monde, sinon, j'aurais tenté.

Me levant, j'ouvris ma fenêtre pour observer l'extérieur, attendant qu'Adriel entre. Il était vraiment plus difficile à manipuler. Bien plus que des scientifiques. Quelque chose me disait que ça avait à voir avec son don mais comme je ne connaissais pas sa mutation... Pas plus qu'il ne connaissait ma mutation. Ce n'était pas le genre de choses dont on parlait comme ça, au premier venu. Même si j'aimerai bien savoir ce dont il était capable à part dessiner.

J'ouvris alors le classeur où reposait le dessin qu'il m'avait fait à contrecœur. C'était à peine une ébauche de ce qu'il savait vraiment faire, j'en étais conscient parce que les traits étaient affirmés. J'avais un peu étudié l'art même si je n'étais pas réellement capable de l'apprécier.


Parle moi de ta journée.

Oui, certaines de mes notes étaient déjà prêtes pour la future discussion. Il fallait bien que j'essaie de prendre de l'avance sur lui d'une façon ou d'une autre. Il ne serait pas de bonne humeur en me voyant enfin insister. Mais c'était le jeu. J'entendis enfin ses pas dans le couloir, il avait une démarche bien à lui. J'esquissai mon sourire affable alors que mes yeux restaient impassibles. Je me tournai vers la porte, une note dans la main.

C'était parti pour "séduire" ce blond.


Bonsoir, comment vas-tu aujourd'hui ?.

Le deuxième round était en place.

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Sam 8 Avr - 23:56


Chiants ces murs tout nus



La situation n’avait pas énormément changé dans la chambre n°2, même pas suite à la « discussion dans la forêt. En réalité, Adriel n’avait pas eu de réelles envies de se mettre à discuter avec son camarade, il s’était donc employé à lui dire bonjour chaque jour, ce qui était à la fois particulièrement chiant, a cause du manque d’envie. Et terriblement plaisant quand il réveillait son camarade aux aurores pour lui dire bonjour puis se cassais de la chambre… il faut se satisfaire de petits plaisirs.

Les journées avaient continué à défiler sans qu’il ne cherche à en faire davantage, songeant à l’effort que lui demandait déjà la politesse envers l’autre. Puis, chaque matin, au réveil, il voyait ce mur, vide, cette chambre impersonnelle, ce mec qu’il n’appréciait pas particulièrement et qui restait muet, ce truc moche que l’autre se faisait un plaisir d’observer juste parce qu’il y avait fait prisonnier quelques pauvres papillons.

Le blond prit donc la décision d’influencer sur l’une des seules choses sur lesquels il avait un tant soit peu d’emprise, et tant pis si le règlement ne lui permettait pas, il n’avait pas réellement fait attention à ça, et puis, il n’en avait absolument rien à faire quelque part. Chaque matin, le garçon partait aider des vendeurs à ranger et ouvrir leurs boutiques, puis il jouait au serveur la journée, lorsqu’il n’était pas en cours, puis, à la fin des cours, devoir à la bibliothèque, et il s’en allait faire la plonge dans un restau de la ville.

Oui, un gros besoin d’argent rapidement.

Il n’était pas rare qu’il rentre tard, après l’heure autorisée, se glisse dans son lit, dorme peu pour recommencer. Le weekend venue, il se reposa tout le samedi, sans se lever du tout. Et part aux courses le dimanche matin. Là, il prit tout ce dont il aurait besoin pour son projet et revint à la chambre où il poussa son lit du mur sur un « salut » pour son colocataire, assis au bord de la fenêtre.

Le papier, il n’y avait pas prêté intérêt, maintenant qu’il avait tout, il n’avait plus qu’à faire et déballa tranquillement ses sacs-poubelles, les ouvrants sur le sol et les scotchant pour le protéger. Puis, il mit du scotch sur les plaintes, et se mit à se tracer une « fenêtre » au crayon, juste un grand rectangle tracé rapidement.

Le blond allait se mettre aux premières esquisses de ce qui serait son ouverture sur son propre monde… mais voilà, il fallait que l’autre casse-pied s’y mette, et pas n’importe comment, il commença à lui jeter des boulettes de papier, et si une ou deux pouvaient encore être ignorées, la dix huit ème, devint particulièrement éreintante, il manqua d’ailleurs d’en briser son crayon.

-QUOI ?!

Pourquoi tuer est mal déjà ?




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Dim 9 Avr - 18:25
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Adriel
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Il m'ignorait, encore.

Cependant, à la différence de ce qu'il aurait fait habituellement - donc prendre ses habits pour aller à la douche -
il avait un autre projet et je devais avouer que j'étais intrigué. Parce que jusque là, même s'il m'avait cédé le lit près de la fenêtre, il n'avait rien fait pour se rendre l'autre accessible. Et là, il était en train de tout bousculé. Tout en m'ignorant parce qu'évidemment, ce qu'il prévoyait de faire ne permettait pas de m'adresser un mot. Et dire que l'on disait les êtres humains simples et stupides. Y'en avait qui n'avait pas assez observer leurs congénères.

Quoiqu'il en était, il avait sciemment refusé de me lire et je froissais ma note en boulette, essayant de comprendre déjà où il voulait en venir et surtout comment lui faire comprendre qu'il devait encore me céder. Franchement,
j'avais parfois envie de me plaindre d'avoir eu un colocataire aussi difficile mais un autre m'aurait déjà ennuyé...
Et aurait fait un parfait engrais. Je compris complètement où il voulait en venir quand il se décida à dessiner sur le mur. Donc tout ce qui l'entourait... C'était la peinture... Il allait peindre une partie de la chambre ? En avait-il seulement le droit.

Assis sur mon lit avec mon carnet, je fis sauter la boulette de papier dans ma main et un sourire vicieux vint éclairer mon visage. Il aurait quand même dû prendre de son temps pour moi. Je fis d'autres boulettes de papier et je commençais à les lui lancer avec un sourire malsain. Une, deux, trois, quatre... Son souffle accéléra un peu comme ses pulsations cardiaques. Donc, ça l'énervait. Eh bien je continuai... Et à la dix-huitième, oh, miracle, il se tourna vers moi et m'adressa un "quoi" sonore. Mes oreilles n'apprécièrent pas du tout. Pourtant, pour toute réponse, je lui tendis mon papier.

J'avouais, j'avais envie de le taquiner encore plus en faisant "fais moi câlin", mais plus tard.


Que vas-tu dessiner exactement ?

Puisqu'il n'avait pas envie de parler de sa journée, il allait me parler de sa future oeuvre. Qu'il le veuille ou non, moi, je n'avais que cela à faire de l'embêter, j'étais trop avancé au goût du professeur de biologie sur mon projet. Et le tout avec mon sourire affable même s'il savait bien que je pouvais être l'un de ses cauchemars.

Tu as promis, alors parle-moi ou tu ne pourras jamais faire ce que tu veux.

Je pourrais lui mettre beaucoup de bâton dans les roues, il le savait. Mais valait mieux que je donne une petite menace, non ?

Par exemple, je pourrais te dénoncer aux surveillants... Mais je peux être très gentil si tu me prêtes un peu d'attention.

Je pris mon carnet et mon crayon pour aller m'asseoir sur son lit, pour être plus prêt du théâtre des opérations. Bien installé en tailleur, je continuais de sourire pour le provoquer un peu. Puisqu'il ne jouait pas le jeu, j'allais inventer d'autres règles juste pour le rendre fou.

Mais franchement, quelle idée de vouloir se faire attraper à l'usure ?

J'avais hâte de voir la suite désormais.

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Dim 9 Avr - 19:20


Chiants ces murs tout nus


Pas sûr qu’il se réveil demain matin.

Le blond n’était plus de bonne humeur, il avait travaillé durant des jours entiers pour se préparer à cette œuvre, il ne s’était presque pas reposé, avait fait ce qu’il pouvait pour que tout se passe au mieux et même préparer de quoi éviter que tout sois sali… et l’autre venait lui briser les noix avant même qu’il ait réellement commencé son travail.

-Pas tes affaires.

Non mais, il pourrait bien dessiner une paire d’aille former à partir de phallus que ça ne concernerait pas plus son colocataire, lui qui l’avait assez ennuyé pour avoir son côté de la chambre n’avait plus son mot à dire sur ce qui se passerait de son coté. Le blond se tourna, il comptait reprendre, juste passer une paire d’écouteurs et ignorer l’autre mais alors même qu’il prenait son lecteur, il sut qu’il n’en pourrait rien faire. L’autre l’ennuierait encore, il n’avait rien d’autre à faire après tout. Lui qui tenait tellement a la « liberté », il s’enfermait tout seul dans la chambre et n’en sortait pas, si bien qu’il n’avait personne d'autre à persécuter que son colocataire.

-Je pourrais t’attacher nu dans les douches communes et continuer tranquillement mon travail sans toi.


Ce qui l’empêcherait d’être chiant, et de faire n’importe quoi… dans ce genre-là.

-Si tu faisais ça j’irais demander a changer de chambre, tu n’aurais plus personne pour te résister et tu te ferais chier tout seul avec tes larves baveuses.

Kiff kif, pas moyen qu’il se laisse gentiment manipuler, Adriel avait du caractère, il en avait toujours eu, et en aurait sans aucun doute toujours, alors non, pas question qu’il soit soumis à son colocataire capricieux, il reprit tranquillement son dessin, ne donnant que quelques formes approximatives histoire de ne pas se perdre dans trop de détails immédiatement.

-Tu veux de l’attention.

Demande très dangereuse vue l’endroit où il se trouvait. Le blond déposa son crayon sur son oreille, poussa le brun pour le faire tomber sur le lit et viens s’asseoir sur lui à califourchon.

-Ok, alors on baise.

Il n’était pas plus délicat non, principalement parce que ça n’était absolument pas un projet et qu’il n’en avait pas la moindre envie, mais il avait le regard franc, ne cherchait pas à dévier, ni ne perdait son colocataire des yeux, puisqu’il voulait jouer au plus chiant, autant participer.



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Dim 9 Avr - 20:33
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Adriel
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Pas mes affaires ? Il aurait pu faire croire ça à un autre péquenaud mais à partir du moment où cela se trouve dans une pièce dans laquelle je passe une partie de ma vie, si ça ne me regarde et pas qu'un peu. En tout cas, sa bonne humeur s'est envolé mais comme je ne l'avais pas été moi-même en le voyant m'ignorer, nous étions donc à égalité là dessus. Quant aux menaces de m'attacher nu dans les douches communes... Si j'avais pu, j'aurais éclaté d'un rire maniaque. Il n'avait pas la moindre chance de parvenir à faire une telle chose. Non seulement, j'avais des muscles mais j'avais aussi mon pouvoir et s'il devenait d'une telle dangerosité pour mon existence, je n'hésiterai pas à l'éliminer.

Comme si tu pourrais me traîner dans les salles d'eau aussi facilement...

Son arrogance m'amuse mais la suite nettement moins. Il oserait me planter tout seul ? Comment osait-il me menacer ? Oui, je le menaçais, mais moi, j'en avais le droit, c'était lui qui refusait les règles et elles n'étaient même pas compliquées. En même temps, s'il faisait le scribouillard sur les murs alors que c'était interdit, il devait carrer les règlements dans les rectums des personnes qui devaient y tenir un temps soit peu. C'était bien les artistes ça d'ailleurs. Toujours à vouloir casser les cadres parce qu'ils ne se sentent jamais bien à l'intérieur.

J'abandonnai mon air affable pour le tuer du regard. Il serait bon que je retourne son lit dans la peinture... Après tout, ce serait bien plus de sa faute que de la mienne, n'est-ce pas ? Alors que je fomentais mon prochain plan pour lui faire payer ses inepties incohérentes, il laissa entendre une déclaration... Qui me hérissa le poil. Je n'étais un animal de compagnie dont le maître ne s'était pas occupé de la journée, bon sang ! Et alors que j'étais en train de répondre à cette provocation de trop - c'était certain, j'allais abandonner son cadavre à l'air libre dans la forêt du campus - il me renversa sur son lit, s'installa sur moi.

Pour finalement écarquiller les yeux malgré moi à sa réplique. Que... Quoi ? Bai... Baiser ? Il plaisantait là ? Je ne quittais plus ses yeux qu'il ne détournait pas pour une fois... OK, il était complètement malade et une grimace de pur dégoût se dessina sur mon visage avant que je ne puisse penser à la retenir. Rien que l'idée des bruits que ça donnait... Après, j'avais surtout mes parents comme référence... Mais je m'étais déjà masturbé une fois pour voir. J'avais failli en vomir. Or, comme aucun des deux bruits ne me plaisaient, j'avais arrêté.

En somme expérience sexuelle pire que limitée puisque les seuls orgasmes que j'avais atteint m'avaient été délivrés en rêve.

Et lui, ce stupide petit blond pensait à baiser... Non, c'était forcément de la provocation. Mon air changea alors et je le retins en l'enlaçant presque férocement. Il pensait que j'allais abandonner comme ça ? Il ne me connaissait pas. J'étais prêt à tout et pire encore pour avoir ce que je voulais. De sorte que même si je ne savais pas vraiment faire, je redressai la tête après un hochement positif pour lui dire "oui, on baise" et je l'embrassai. En me sentant particulièrement stupide tout de même.

Le contact augmenta ma chaleur, c'était doux et gênant, je devais avoir les joues rouges... Et le bruit... Il ne l'entendait pas mais moi, j'entendais tout : c'était comme des tissus qui se frôlaient et se confondaient, c'était ténu mais mes lèvres n'étaient pas des plus douces alors... J'appuyais plus pourtant alors que ma main finissait dans ses cheveux blonds, laissant le son d'une brise clair de printemps à mes oreilles.

Parce qu'il ne gagnerait pas à ce jeu.

Ce n'était peut-être pas ce que j'attendais de lui mais peu importe. Il abandonnerait avant moi. Il avait trop envie de dessiner.


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Dim 9 Avr - 21:51


Pire, le coloc


Bien sûr,’il le pourrait, il suffirait d’attaquer pendant son sommeil, de le drogué, d’utiliser sa mutation. Il y avait tellement de moyens pour lui d’atteindre son but que ça en devenait presque top facile. Ensuite, pour le transport, un drap, on fait rouler le corps dessus et on tire, c’est rapide, pratique, efficace et sans trace une fois le drap bruler et éparpiller dans la forêt. Dans le pire des cas, il suffirait de jouer au crime parfait, ne jamais oublier, le meurtre parfait est un accident, une chute d’une fenêtre tête la première, une noyade dans l’eau a cause d’un abus de somnifère… tout ça tout ça.

Et là, bingo, il l’avait eu, inutile de se servir de sa mutation, il n’avait rien eut à faire, juste à constater, l’autre ne voulait pas qu’il quitte la chambre, pas qu’il l’abandonne, enfin une prise sur ce foutu dégénéré. Il était grand temps que quelque chose donne des armes au blond.

Lorsque vient l’ultime essai, la méthode qui aurait dû offrir la liberté à n’importe qui -n’importe qui tombé sur quelqu’un de plus ou moins sain d’esprit au moins-, Adriel ne put rien raté de la réaction de son colocataire, songeant une demi-seconde à sa liberté enfin revenue, son plaisir dans la solitude, son royaume de paix, sans boulettes de papier. L’expression de dégoût de son camarade lui suffit et il commença à se lever, profitant de sa victoire.

Victoire de courte durée d’ailleurs.

Qu’est-ce qu'il me fait l’autre connard ?!

Le blond posa les mains sur les épaules de Caym, le poussant pour lui faire lâcher prise, se retenant de peu de lui en coller une bonne.

-Espèce de…

Non ! Ça lui ferait plaisir, ça lui ferait trop plaisir, au lieu de glisser dans l’insulte, frappé là où ça ferait mal.

Adriel se leva, prit grand soin de ranger tous les pots de peinture dans un placard qu’il ferma à clé, il prit son sac, son carnet, et ses clés, puis il quitta la chambre sans un mot, allant directement en forêt. Inutile de le préciser, il allait se les geler, peut-être même qu’il allait crever de froid dehors mais là, actuellement, la colère était bien plus forte que n’importe quelle émotion et il grimpa à un arbre, s’asseyant contre le tronc pour dessiner un paysage dévasté. Des maisons en ruine, une tempête au loin, des morts sur le sol, et au fond, dans une maison, une minuscule rose encore en bouton… pourquoi ? Bonne question, il en avait eut envie, voilà tout, puis dessiner l’autre se faisant tuer aurait été lui faire plaisir, non, il préférait juste nier son existence.



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Dim 9 Avr - 22:17
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Adriel
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Espèce de quoi ? N'était-ce pas ce qu'il voulait ? C'était lui qui avait proposé de baiser alors qu'est-ce qu'il me faisait ? Non, il n'allait quand même pas s'en aller ?! Je ne savais plus exactement si j'étais abasourdi ou énervé mais en tout cas... Ça se paierait. Il n'avait pas le droit de me laisser comme ça ! Et non, je ne parlais pas du sexe, plutôt soulagé même que ça n'aurait pas lieu. Il n'avait aucune considération, qu'on me dise qu'il était l'aîné et qu'il savait mieux que moi comment gérer les choses.

Maintenant, j'étais même écœuré et j'allais donc me brosser les dents dans la salle de bains communes, les yeux sur mon reflet. Avec cette impression d'être encore plus vide qu'avant. Bien sûr que ma méthode n'était pas la bonne mais il n'y avait pas de bonne méthode quand l'on était quelqu'un comme moi. Obligé de passer par l'écrit par haine de sa propre voix. D'une part de son existence.

De retour à la chambre, je n'eus même pas le cœur de retourner ses affaires. Je me sentais groggy et affaibli... Quel joie. S'il savait, il serait trop heureux et fier. Il avait trouvé une faiblesse, il s'en servait. Même moi, je n'avais pas encore été aussi cruel.

Il voulait que j'abandonne...

Jamais.

Parce que ma volonté était l'une des seules choses qui me restaient.

#####

Aussi, dans les jours qui suivirent, au lieu d'essayer de le faire parler - au moins, ça m'évitait sa voix - je l'observai.
Il était bien obligé de revenir de toute façon, il avait déjà découché une fois. Les employés de l'établissement étaient d'ailleurs bien aveugles pour ne pas avoir remarqué qu'il s'était absenté. A moins qu'ils ne s'en moquent,
ce qui ne me surprendrait pas. Je trouvais que les lieux tourner un peu en roue libre et si quelqu'un tenait la barque,
il avait oublié de mettre sa boussole dans le bon sens.

Son dessin promettait donc d'être immense. Assis sur ce lit où j'avais perdu délibérément mon premier baiser, je suivais les gestes de mon colocataire comme un aigle suivait sa proie. Sauf que la mienne était très récalcitrante.
Mais je n'avais rien à perdre puisqu'il me haïssait déjà. Et je faisais des observations à l'écrit bien sûr. Une mouche aurait volé dans la pièce qu'on l'aurait mieux entendu que les crissements de nos crayons respectifs. Et même si j'avais envie de discuter, condamné à être seul dans ma tête comme toujours, je me faisais donc des discussions à moi-même en marge de mes observations.

Mon vivarium vide, j'avais relâché mes derniers papillons pour qu'ils se reproduisent. Ne jamais oublier la reproduction. J'avais presque envie de rire. Je relevai encore une fois les yeux sur lui, une serviette encore autour du cou pour préserver mon haut de mes cheveux humides.


Observations sur A lors d'une fresque murale.
Observations inutiles et non pertinentes dans un projet en vue de comprendre n'importe quel être qui devrait vraisemblablement me ressembler (bien sûr, on sait que je suis unique, merci).
Aucunes informations physiques hormis la force et l'endurance seront ici évoqués même si tout ceci n'a aucune portée scientifique (non, je me moque de combien de temps il peut tenir dans n'importe quel autre contexte).
A est un dessinateur engagé dans une peinture d'un angle de deux murs hauts de deux mètres. Encore aucune donnée sur la largeur de l'oeuvre n'est possible, comme une idée du contenu. Mais sans doute que la peinture ne sera que de son côté de la pièce (en même temps, aucune raison qu'il s'aventure du côté du mien...). Respect de la perspective et de la profondeur. A doit être dans l'art depuis longtemps. Traits fins mais réguliers, une légère tendance à essayer de surplomber son oeuvre. Probablement que l'angle plongeant offre un autre regard (ce qui explique aussi pourquoi il est sur la pointe des pieds des fois ?)


Je savais que j'avais l'air d'un malade. Mais j'en étais un. Il ne voulait pas mais je voulais. Alors j'attendais. J'allais encore finir par l'énerver, tôt ou tard.

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Dim 9 Avr - 22:42


Pire, le coloc


Adriel avait découché, il n’avait eu aucune envie de rentrée et s’était tenu prêt à recevoir une punition, il s’en moquait bien. N’importe qui d’un tant soit peu normal se serait tiré, n’importe qui l’aurait envoyé bouler et serait retourné à sa vie, se serait éloigné, mais non, lui il avait même fait bien pire, il s’était carrément aventuré jusqu’à lui voler son premier baiser. Connard de muet.

Le blond fit demi-tour en apercevant les premières lueurs du soleil, il se glissa dans les dortoirs, parti prendre une longue douche très chaude et parti se coucher, ne se levant pas le lendemain.

Quant aux jours qui suivirent, il continua à ignorer l’autre, travaillant à son dessin. Inutile de dire que l’autre avait fini par se calmer, c'était généralement mauvais signe. Il continua tout de même son œuvre, avançant vite en se mettant à la peinture dès les dernières lignes en place. Bien sûr, l’autre se mettait sur son lit, mais le blond s’en moquait bien, il peignait dès qu’il le pouvait, finissait tard, puis se douchait, et soit l’autre quittait son lit pendant la douche, soit il allait s’installer sur le sien.

Non, il ne lui dirait pas un mot, qu’il crève.




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Adriel
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Toujours pas de réactions. Avoir mon odeur sur son lit ne semblait pas du tout le déranger. Il avait fait mine d'aller dormir sur le mien, une fois quand je m'étais trop attardé sur le sien mais j'avais décampé manu militari pour l'expulser lui aussi. Pas question. Ce qui s'était passé avait été déjà bien assez gênant. Même si j'avais aussi l'impression d'être passé à côté de quelque chose. Étonnant qu'un Don Juan n'ait pas envie de sauter le petit vierge sous lui en tout cas.

Le fait que je ne cesse de l'observer ne lui faisait rien. Il allait réellement m'obliger à parler ? Rien que l'idée me donnait envie de me briser les cordes vocales. Je n'avais jamais eu de mal à manipuler les scientifiques. Sûrement parce que eux, ils voulaient quelque chose de moi, ce qui n'était pas le cas de mon colocataire. En fait, j'avais même énormément de mal à le lire et je finis par me lever pour venir poser ma serviette sur ses épaules. Il était torse nu,
à se couvrir de la peinture qui couvrait elle-même les murs. A croire qu'il ne pouvait rien faire sans se salir. Et sans un mot, je l'enlaçai, m'appuyant contre son dos.

Il allait détester ça. Un parce qu'il ne pourrait pas peindre, deux parce que c'était moi. Puisque la manipulation vicieuse ne fonctionnait pas, l'entente possiblement cordiale non plus, je jouais une dernière carte, la plus dangereuse parce qu'elle m'obligeait à montrer mon cœur. Cette étreinte signifiait quelque chose que je ne dirais jamais : "je me sens seul."

C'était étrange à faire. On disait que bien des gens criaient en silence et que jamais ils ne seraient entendus. Il n'allait pas m'entendre non plus alors que moi... J'attendais son souffle, l'air dans ses poumons. J'entendais ses battements de cœur, ils résonnaient dans tout son corps. J'entendais le froissement des tissus de nos tenues. Et heureusement qu'il ne pouvait me voir parce qu'être vulnérable, c'était de la belle connerie. Je devrais vraiment le tuer.

Plus simple, plus rapide.

Je le relâchai et je sortis sans un mot pour... Pour je ne savais pas. Les étoiles étaient belles.

Je faisais sûrement n'importe quoi. Il était temps d'en finir. Je le tuerai demain. Tant pis pour tout. Personne ne s'approchait de moi. Et je le rendrais à tous. Je frappai contre le mur, la douleur pulsa mais peu importait, je m'éclatais complètement la main. Ça lui laisserait du temps pour me fuir. Sa dernière chance de proie.


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Lun 10 Avr - 0:08


Le dessin sur ton lit ♥


Encore une fois, Adriel était rentré du travail et s’était mis à son œuvre, sauf que ce jour-là, son haut, couvert de traces de peinture, n’était plus utilisable, il avait donc fait sans, se mettant torse nu pour peindre sans ruiner un autre vêtement. L’œuvre, avançait plutôt bien, en à peine quelques jours, et sans dérangement, il n'avait même plus que bien avancé. Bien sûr, l’autre continuait de scouater son lit tant qu’il travaillait, mais bon, dès qu’il s’en éloignait, il pouvait se reposer, et puis quelque part, ça n’était pas gênant qu’il y soit, troublant, étrange, et pas particulièrement plaisant, mais pas gênant.

Ce jour donc, le brun faisait comme souvent et l’observait, mais encore une fois, la période de calme fut de courte durée et celui-ci se leva pour venir … l’embêter ?… réclamer de l’affection ? –oui, comme un chat-, annoncer sa renonciation ?

Pour une raison un peu floue, il resta un moment à coincer les bras de l’artiste, laissant une étrange impression de chaleur sur le visage d’Adriel qui ne chercha pas à bouger. Inutile, après l’avoir embrassé, qui sait ce qu’il pourrait bien faire.

Lorsque l’étreinte se défit, le blond entendit les pas s'éloigner et observa son camarade qui fuyait. En le gardant ainsi dans son champ de vision, le blond fut presque transpercé par cette peine que dégageait l’autre et dans l’ombre de cette émotion, vinrent se glisser les autres.

Non, je n’ai aucune raison de me sentir coupable…

Bien sûr, difficile de tout identifier pour quelques secondes de perception, mais elles restaient là, troublant l’artiste qui en avait lâché son pinceau sur le sac-poubelle.

C’est lui qui me cherche tout le temps, et me demande des trucs bizarres…


Adriel reprit son pinceau, se tourna vers le mur.

-Et puis c’est lui qui m’a volé mon premier baisé.


Non, pas question de se sentir mal, il passa les doigts sur ses lèvres puis lâcha un juron avant de s’assoir au sol, le dos contre son lit… qu’il pouvait être chiant l’autre. L’artiste se saisit de son carnet, bien décidé à coucher son sentiment sur le papier. Cette fois, il se laissa guider pour son dessin et finit par obtenir … quelque chose dont il ne voulait pas… cette foutue image, de salopard qui se prenait pour un dieu alors qu’il n’était qu’un gamin, un chien, voilà, un chien qui réclamait de l’attention, avec ses grands, yeux, bleus…

-Merde !


Ne voilà, rien d’autre. Le blond « signa » son dessin et le jeta sur le lit de son voisin prenant ses vêtements et sa trousse de toilette, et ses pinceaux. Puis, il fila à la salle d’eau, il nettoya soigneusement ses pinceaux, et prit une longue douche… froide.  




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Lun 10 Avr - 0:37
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Adriel
« On avance ou on recule ?»
Seul ou moins seul...

J'étais allé à l'infirmerie.

Pas le choix. La femme m'avait longuement interrogé sur la façon dont j'avais réussi à m'abîmer mais je la tuerai avant de lui répondre. J'étais même bien décidé à tuer tout le monde ce soir. Le regard vide, sans sourire, je ne pris même pas la peine de lui faire savoir qui j'étais. Elle m'oublierait bien assez vite, encore plus si je finissais en prison... Quoique, je doutais que ça arrive, des scientifiques me réclameraient sûrement avant pour finir leurs expériences. Que de pensées joyeuses...

Puis je revins à la chambre. Lentement, sans me presser. Les couloirs étaient tellement vides et calmes que je savais à l'avance quand un surveillant s'approchait. Je fis mille détours, je n'avais pas envie de revenir. Je finis pourtant par pousser la porte de la chambre où il n'était plus. Tant mieux. Il me fallait un plan pour l'assassiner maintenant.
Il en avait trop vu et comme il n'était qu'un bâtard insensible, il allait en jouer contre moi plus tôt que tard.

Je ne jetai même pas un œil au mur, je me contentai de bien ouvrir ma fenêtre pour chasser l'odeur agressive de la peinture. On en aurait presque mal à la tête. Et alors que je tirai mes draps, quelque chose tomba par terre. Je me penchai pour ramasser, sûrement des notes que j'avais écrite... Sauf que non. Un dessin. Un portrait de moi...

Pourquoi ? Qu'est-ce qui lui prenait ? Il avait fait le premier dessin à contrecœur et là, il me faisait ça ? Était-il télépathe, était-ce pour me dissuader de le tuer ? Je détestais cela. Je détestais ne pas comprendre... Ça n'avait pas de sens... Je posai néanmoins le dessin sur mon bureau, dans une pochette plastifiée. L'on ne m'avait pas offert assez de choses, il fallait croire... Et je finis sous mes draps, bien caché.

Pas envie de lui parler, pas même envie d'essayer.

De toute façon, je ne parlais pas.


#####


Encore une fois, je rentrais très tard. Aussi tard que je partais tôt, bien avant l'aube. Le dessin n'avait pas bougé de sur mon bureau. Je n'y touchai plus. Très énervé contre moi-même. J'avais autant envie de le tuer que de le voir en papillon dans ma toile d'araignée. Sûrement qu'il n'apprécierait pas. Personne de censé n'apprécierait, il parait.
En fait, il aurait sûrement aimé que je sois normal mais normal, c'était de la connerie, personne ne l'était. Et ce n'était pas à moi que l'on devait demander d'être normal.

J'avais l'impression d'être dans un état constant de dépression et de fureur.

Même ce soir, j'étais dans cet état. Ajouté à cela de la tristesse nostalgique et de la fatigue excessive. Plus je restais éveillé, plus j'entendais évidemment. Je cachai mon visage de ma serviette sur mes cheveux humides. Peu importe mon état, il serait plus que temps que je me décide. Tuer ou non ?

Un dernier essai. Pour bien cimenté. J'allais vers lui et je lui tendais ma note de ma main bandée.


Bonsoir. Parle moi de ta journée.

Qu'il me donne l'envie d'en finir une bonne fois pour toute. Je n'affichais aucun masque, mon visage devait juste me faire paraître vide. En fait, pas de plan. Une perte de contrôle suffirait. Vu mon état de fatigue, alors que je n'avais jamais été autant en contact avec le monde, le fait que je me perde ne surprendrait aucun des scientifiques qui avaient pris "soin" de moi.

J'allais déposer soigneusement mes affaires à leur place et réglait mon réveil. Toujours être routinier.


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Finiiii


Adriel avait pris tout son temps sous la douche, profitant de la fraicheur de l’eau pour essayer de se défaire de son trouble. L’autre n’était qu’un connard, il n’avait aucune raison de faire le moindre effort, aucune raison de le dessiner ou de se sentir mal, s’était elle qui l’avait cherché, lui qui l’avait fait chier et avait cassé les pieds du blond pour recevoir de l’attention, comme s’il ne pouvait pas se trouver une copine ou un copain et foutre la paix à l’artiste.

En rentrant à la cambre, le blond vit une bosse, juste, une bosse, il reposa ses affaires et, puisque l’autre semblait enfin lâcher l’affaire, se coucha dans son lit. Étrangement, il ne trouva pas le sommeil immédiatement, mettant quelques longues minutes à s’allonger, tournant dans son lit et grondant avant d’enfin se laisser emporter.

Puis, quelques jours passèrent encore et le dessin continua d’avancer dans le calme de la chambre vide. Personne pour déranger, pour jeter des boulettes, pour s’asseoir sur le lit ou le fixé connement, personne pour l’embêter ou le prendre de haut… Le calme pur et simple.

Quel ennui…

Le dessin était presque fini et Adriel avait toutes les raisons du monde d’être heureux mais là … et bien non, il n’était pas heureux, et s’était énervant. L’autre parvenait à l’énervé sans même être à … comment pouvait-il avoir une telle influence sur lui … Lorsque enfin il eut fini, Adriel était de nouveau torse nu, de la peinture sur le torse et un jean foutu, un pinceau dans la main et les yeux posés sur son œuvre… tellement belle…

L’autre était là, il avait raté son coup s’il voulait encore l’éviter.

Alors qu’il allait fignoler les détailles et repasser sur les traces lumineuses, le blond aperçut une main bandée, une note et en levant les yeux, un visage … ces grands yeux bleus pleins de douleur… pourtant s’était lui qui l’avait cherché, s’était énervant de se sentir coupable sans réelles raisons. Après avoir lu le papier, une hésitation parcourait le blond.

-Salut.

S’il lui donnait ce qu’il voulait, l’autre allait sans doute recommencer, mais s’il ne le faisait pas, il renoncerait complètement…

-J’ai été en cours et je suis rentré pour finir de peindre.


S’était bien la seule chose qu’il avait faite. Et même s’il ne savait pas trop lui-même pourquoi il lui répondait….

-Et toi ?


Ben il le faisait, c’est tout… sans le regarder et en reprenant son travail pour que tout sois parfait, mais il le faisait.




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Seul ou moins seul...

Il avait pris la peine de lire. Étonnant, à croire qu'il avait presque vent de ce que je préparais. Mais j'étais certain qu'il n'était pas télépathe, sinon il aurait compris depuis longtemps qu'il avait tout intérêt à même changer de chambre et à me laisser seul pour rester en vie. Pourtant, il ne répondit pas et alors que j'allais relâcher mon pouvoir pour enfin me débarrasser de lui, de sa présence, de son art et des sentiments par la même occasion... Il laissa entendre un "salut". Un simple petit mot qui fit dégonfler la vague en moi. L'eau restait bouillante mais... Eh bien je n'allais pas exploser.

Même si je ne comprenais pas pourquoi il répondait enfin. Ça n'avait pas de sens, encore. C'était peut-être de voir mon état mais si j'avais sa pitié, il pouvait se l'enfoncer très loin où je le pensais. Preuve que la colère restait quand même présente. Je ne lui pardonnais pas de me considérer comme tous les autres êtres qu'il avait croisé jusque là.
Je ne lui pardonnais pas de me mettre dans le même panier. J'étais unique. J'étais moi. Et tant pis si ça sonnait narcissique ou arrogant. Je ne disais pas être meilleur en tout mais j'étais déjà mieux qu'une saleté d'humain normale.

Et il répondait. Mon colocataire répondait. Tout en continuant à peindre parce qu'il ne faudrait pas que j'aie toute son attention mais il le faisait. J'étais perdu. Il ne voulait pas définitivement en finir lui aussi ? Et moi ? Il osait me demander quelle journée j'avais eu. Si j'avais pu, j'aurais ri tellement j'étais épuisé nerveusement. Pourtant, je lui écrivis une réponse de ma main gauche, le plus lisiblement possible, que je lui tendis ensuite, sans regarder son oeuvre. Il la fignolait, par contre, j'en étais certain vu les bruits de pinceaux.


Je suis allé en cours. On m'a laissé dans mon coin. Et je n'aurais pas de copies de ce que les professeurs ont dit. Sinon, j'ai eu envie de tuer tout le monde pour un peu de silence.

Cacher mon envie de tuer ? Non, ce n'était le genre de la maison. J'avais toujours ma serviette sur ma tête pour protéger un peu mes yeux de la lumière du plafonnier. Tout en m'asseyant sur son lit, carnet et crayon à la main au cas où. Oh, tuer en enfonçant un crayon dans l'oreille... Je levai la tête pour l'observer un peu. Encore torse nu. Encore ses cheveux blonds un peu peinturlurés. Encore un pantalon fichu. Mais il semblait que ça en avait valu la peine pour lui.

Fier de ton oeuvre ?

Je n'en pris toujours pas une vue d'ensemble. Pas envie, pas dans l'état pour apprécier de l'art, peu importe sa forme. Je fermai les yeux et appuyai ma serviette humide sur mes paupières en sachant pourtant que j'allais rater de ses expressions.

Le tuer ou ne pas le tuer ?

J'eus une impression de vertige pendant quelques secondes, j'essuyai rapidement un peu de sang qui sortait de mon oreille. Mon cerveau n'en pouvait plus, il fallait que je dorme. De sorte que je me relevai, prêt à me traîner à mon lit. Sans aide, je n'étais pas un vieillard. Je pris quand même le temps de lui écrire.


Bonne nuit.

Parce que ce n'était pas parce qu'on n'était pas normal qu'on ne pouvait pas être normal qu'on ne pouvait pas être poli. Les draps frais... L'oreiller tout pareil. J'étais dessus, pas la force mentale de finir entre... Mais c'était déjà pas mal. Avec la fenêtre ouverte, ça irait mieux.

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Mar 11 Avr - 0:58


Finiiii


Bien sûr, il s’installait sur mon lit, c'était tellement difficile d’aller jusqu’aux siens… ou juste de prendre une chaise pour s’asseoir plus loin, non, il lui fallait mon lit, histoire de laisser son odeur et de diriger aussi mes rêves, quel … Occupé a la peinture de mon mur, je préférais ça a reprendre encore les disputes, ça allait encore mal finir et encore pour moi.

-Met un casque anti-bruit.

Ciel, si j’avais entendu un jour que nous allions avoir un semblant de discussion, j’aurais ri aux éclats, ris a m’en brisé les cordes vocales.

-Qu’est ce que tu as fais de ta main ?

Le bandage, il ne l’avait qu’aperçu quelques secondes mais ça suffisait bien pour qu’il puisse se poser la question. Finalement, le pinceau fini sur le haut, puisqu’il était fichu, et le blond recula un peu, heurtant légèrement le lit, juste pour observer son œuvre avec un minimum de recul.

-Très.

Aucune raison de ne pas l’être, ça avait été un long travail, ça avait été bien réalisé et surtout ça lui offrait une ouverture sur le monde qu’il n’avait pas à l'origine. À sa grande surprise, le brun quitta son lit alors qu’il allait chercher ses affaires de toilette, à croire qu’il avait déprécié de se faire voler le sien. Adriel parti se doucher, rinçant ses pinceaux et les mettant de côté le temps de retiré toute la peinture restée sur lui. Il prit soin de mettre ses vêtements à la salle, faute de lui servir à sortir, il pourrait toujours les utiliser pour peindre, et enfin, il revint pour se coucher.

La porte fut vite fermée et le blond rangea soigneusement ses pinceaux, il observa son œuvre, puis s’assura que la fenêtre était ouverte, posant les yeux sur son camarade tombé sur son lit. Après quoi, il s’allongea, se couvrit et se tourna, pas son problème si l’autre ne s’était pas couvert, qu’il attrape la mort, ça lui ferait les pieds.

Bien sûr, moins d’une minute plus tard, il s’en retourna près du lit de l’autre, il dégagea le drap, forçant l’autre à s’installer et lui retira la serviette avant de le couvrir correctement et d’aller la mettre sur le bord de la fenêtre, qu’elle sèche. Puis, une fois là-bas terminé, il s’en revint à son lit, profitant du repos du juste.

Repos de courte durée, il du se lever tôt pour aller sur le marché, aider à la mise en place, puis revint suivre ses cours, heureusement que le soir il pourrait enfin se reposer en rentrant et admirait son chef-d'oeuvre. C’est d’ailleurs ce qu’il fit dès la fin des cours, s’allongeant sur son lit, les bras croisés sous sa tête et les yeux perdus dans son ciel étoilé personnel.



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Mar 11 Avr - 22:29
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Un casque anti-bruit ? Il pensait... Ah oui, il ne savait pas quel était mon don. Non, ça ne fonctionnerait pas, ça ne marchait pas comme ça... Ils avaient essayé quand je leur avais enfin dit mon don. Ca me permettait tout juste d'ignorer quelques petits bruits mais c'était ces mêmes petits bruits rassurants dont j'avais besoin pour aller bien. Non, un casque, ça ne me servait absolument à rien. Je ne pouvais pas échapper à mon sort et je n'allais pas essayer de sitôt. Sinon, j'aurais déjà tenté de me crever les tympans.

Quant à ma main... Serait-ce une bonne idée de lui dire que je l'avais fracassé contre le mur pour ne pas venir le tuer immédiatement après l'avoir enlacé ? Non, je doutais qu'une telle franchise serait appréciée. Les gens préféraient qu'on leur mente et qu'on les installe dans un coton de faux semblants. A moins que ça ne soit que mes idées à moi qui me poussait à croire qu'ils étaient tous ainsi. Impossible à dire, il faudrait pour cela que j'abandonne mes préjugés et ce n'était pas demain la veille que ça allait arriver, j'en étais conscient.

Je choisis donc une sorte de demi-vérité pour lui répondre.


Je me la suis fracassé contre le mur après t'avoir enlacé. J'étais en colère contre moi-même.

Bien. Fier de son oeuvre. Oeuvre que je n'avais pas vu évoluer. Il avait pu travailler tranquille sans m'avoir dans les pattes. Sûrement qu'il préférerait que cela reste ainsi même s'il faisait l'effort ce soir. C'était forcément son instinct qui lui avait dicté comment réagir, il n'y avait pas moyen qu'il en soit autrement. J'y jetais encore un regard. C'était grandiose... Mais il ne méritait pas de compliments... Ou... Peut-être que si... Je ne savais plus. Il n'avait pas compris mes tentatives d'approche, il n'avait rien compris.

Mais était-ce réellement lui qui était en tort ? Ou était-ce moi pour ne pas être normal ?

Je n'avais pas envie d'y réfléchir alors que je restais sans bouger sur mon lit à attendre que le sommeil m'emporte loin de la réalité. Mon cerveau n'en pouvait plus de traiter tout ce qu'il traitait. J'entendais l'eau glisser sur le corps du blond. Ses mouvements pour se nettoyer. Je pouvais deviner chaque geste qu'il avait en me concentrant, comme si je l'avais nu sous mes yeux là devant moi. Sauf que non... Et puis, en rentrant, il eut cet égard envers moi. Un de plus ou un de trop... J'étais définitivement perdu.

Il fallait que je me retrouve.


##########


Au réveil, j'étais toujours groggy. J'allais à l'infirmerie. La femme eut peur en me voyant, me fit un mot. Je retournais dans ma chambre - non, notre chambre - et je m'enterrai sous la couette. Je ne me réveillai à nouveau que vers l'heure de la fin des cours. J'allais hors de l'académie pour m'acheter à manger, quelque chose de lourd, de la malbouffe. Sans savoir pourquoi, j'en pris pour lui. Je me ramollissais... Je devrais sans doute tuer... Non... Je ne voulais pas être arrêté. Mais un mendiant eut l'honneur de connaître le même calvaire que moi. Je le laissais avant qu'il ne devienne fou et je repris le chemin de notre dortoir.

Il était déjà là. Mais il n'avait pas remarqué le mot que je lui avais laissé...


J'aime ton oeuvre aussi. Cela me fait penser à ce que je pouvais voir de ma fenêtre. Elle était toujours close. J'étais enfermé comme un rat dans une cage... C'est une belle image de liberté que tu t'offres là. Celle que je n'ai pas encore en moi.

J'avouai que j'avais fait attention à ce qu'il y ait de mon histoire, pour manipuler un peu ses sentiments. Juste pour voir aussi ce qu'il en penserait s'il voulait bien m'en dire quelque chose. Cela ne dépendait que de lui. Je l'approchai et je lui tendis la pizza que j'avais acheté pour lui. Bien sûr, je n'avais pas mis de mot avec ça, ce serait risible. Soit il comprenait, soit il se débrouillait. Et j'en avais assez d'être autant en colère et déprimé dans le même temps. Heureusement que j'allais mieux physiquement où j'aurais flingué les oreilles de tout le monde. Je laissai mes autres achats de bouffe sur le bureau inoccupé et je lui écrivis presque furieusement.

Qu'est-ce que tu me fais ? Je ne comprends pas, je ne suis pas comme ça, normalement !

Et je lui tendis presque aussi furieusement la bouteille de soda acheté pour lui.

Qu'on me laisse le tuer.


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Mer 12 Avr - 13:09


Finiiii


Dangereux ? Possible, Taré ? Fort probable. Personne ne l’avait forcé à cette étreinte, il l’avait décidé et réalisé seul, sans même demander l’avis du principal concerner. Et après coup, il avait été se battre contre un mur… voilà de quoi motiver à lui parler non stop, c’est vrai, qui n’aime pas les personnes mentalement dérangées. Bref, ne pas rester là-dessus, et finir la soirée pour dormir pour de vrai.

#########

Fier lui avait-il demander, qui ne le seraient pas, qui n’apprécierait pas de voir ce ciel étoilé juste au-dessus de sa tête, que ce soit le matin ou le soir, s’était plaisant, délicieusement plaisant. Le blond n’avait fait attention à rien en rentrant, il était fatigué et s’était mis à somnoler, laissant sa conscience rejoindre les étoiles pour son plus grand plaisir. Il ne fallut pas bien longtemps pour que son colocataire rentre, et il ne comptait pas relever plus que nécessaire, se contenant d’un :

-Bonjour.


À peine soufflé.

Il se serait bien endormi là, pour récupérer un peu de ces jours de labeur, mais, il n’en eut pas l’occasion, Caym, ou l’inconstance personnifiée, viens poser une pizza sur lui, faisant rouvrir les yeux au blond qui observa la boîte sans bien comprendre. Il râlait, s’en voulait de l’avoir enlacé et il lui offrait une pizza. Ciel, qu’on lui apporte une aspirine –ou une corde-, ça devenait réellement nécessaire là.

En se redressant, pour s’éviter d’éventuelles coulées de sauce, le blond entendit le froissement du papier et regarda la feuille, intriguée.

-Qu’est ce…


Un mot presque, non en réalité s’était indéfinissable, qu’espérait il en lui disant ça ? Qu’il se livre ? Qu’il le plaigne ? Qu’il le froisse ou lui rende son étreinte ? Que pouvait bien espérer le plus changeant de tous les êtres connus jusque-là ?

Et puis le brun enchaîna tendant un papier dans une humeur relativement compliquée.

-Ok, là, tu vas te calmer.


Pas que ce soit fatigant, mais si, en fait, juste si.

-Tu vas être plus précis, en quoi je suis responsable de ton côté lunatique ?!


Difficile de suivre, soit il était agressif soit il était chiant puis il cherchait à se faire plaindre… ça commençait à devenir difficile avec le temps …

-Je te signale que je ne t’ais rien fait !


Soit dit en passant.



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Jeu 13 Avr - 19:19
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Adriel
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D'avance, je pouvais dire qu'il n'avait pas lu mon mot. Il semblait proche de s'écrouler comme moi la veille. Alors la lecture, ça avait dû lui passer loin au dessus de la tête. Je parierai même qu'il n'avait même pas remarqué la note. Ce qui ajoutait à mon état de... De je ne savais quoi alors qu'il acceptait la pizza d'un air surpris.
Eh oui, j'étais capable de faire des choses pour d'autres personnes. Tant que derrière, j'avais du retour. Donnant-donnant... Même si je comptais de nouveau avoir plus qu'il ne voudrait me donner...

C'était peut-être ça le problème... Le fait que j'en réclame plus que ce que je devrais demander.

En tout cas, sa surprise était irritante. Tout comme son air perdu juste ensuite. Il devrait comprendre ! Point. Je respirai le plus calmement possible parce que mine de rien, j'étais proche de faire du bruit avec ma voix. Lequel,
je ne savais pas mais ça ne me plaisait pas du tout. Enfin, il avait enfin lu le premier mot que je lui avais laissé...


Je peux essayer mais j'y arriverai mieux si tu étais compréhensible.

Moi, lunatique ?! Et lui alors !

Elle est pas mal celle là. Tu m'as proposé de coucher, tu as eu mon premier baiser et ensuite, tu es parti. Mais c'est moi qui suis bizarre et lunatique.

Non, je ne rougirais pas de nouveau. Pas comme à ce moment là. C'était la première fois que je touchais quelqu'un aussi intimement... Et lui... En plus de m'ignorer... Non, vraiment, il était bien plus incompréhensible que la plupart des gens. Ce serait bon qu'il décide une bonne fois pour toute ce qu'il voulait.
Parce que moi, je n'avais pas changé d'avis pendant tout ce temps. Soit il finissait à moi, soit je le tuais. Pas d'autres alternatives.

Puisqu'il avait sa pizza et son soda, je m'assis sur son lit pour commencer à manger la mienne après avoir écrit de ma main gauche sur la boîte pour ajouter pour lui.


Je veux que tu saches ce que tu veux quand tu fais des choses à propos de moi. Je ne suis pas normal alors j'apprécierai aussi que tu arrêtes de me comparer à la norme des gens.

Ne pas être normal n'était pas une folie ou un handicap. Nous ne pouvions être vus comme normaux en étant des mutants, déjà. Alors... Qu'il arrête et qu'il me parle une bonne fois de ce qu'il se passait dans sa petite tête.

Et dire que je ne m'en étais pas complètement rendu compte que je lui en voulais pour son "on baise". Pourtant,
vu combien je haïssais l'idée même du sexe, j'aurais dû le comprendre plus tôt. Je mâchonnais ma pizza végétarienne, les yeux sur lui. Je ne bougerai pas de son lit tant que je n'aurais pas compris. Pas question.


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Sam 15 Avr - 23:03


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Encore une fois, le brun se faisait incompréhensible, un coup il se montrait en colère, puis la minute suivante, il donnait une pizza, puis ensuite, il râlait, a l’écrit, et en plus, il venait s’asseoir près de lui. Comment être contradictoire en moins de dix secondes… chrono…

-Si moi, j’étais compréhensible.


Mais tu vis ou ?!

Ne pas répondre avait été difficile mais le blond réussit à se retenir, de peu certes, mais quand même. Impossible de ne pas rougir à l’évocation de ce piège complètement raté, il avait eu la réaction attendue, il n’aurait jamais dû réellement l’embrasser, à la rigueur passer ses mains sur ses jambes, ça pouvait passer, mais là … S’était trop.

-Je te signale que c’est toi qui m’as embrassé, et c’est toi qui m’as volé premier baisé, pas l’inverse !

Non, il ne frapperait pas, ce serait inutile.

Et puis qu’est ce qu’il fou sur mon lit pour parler de ça.

-Je suis fatigué.

Non mais.

-Je veux dormir là.

Pas du tout envie de parler des sautes d’humeur de l’autre, ou du rouge de ses joues.

-J’y songerais.

À ne pas le comparer aux autres, en même temps, il avait pu remarquer qu’il avait tout du grand taré.

-Et puis j’te signale au passage que tu sais pas ce que tu veux toi-même.



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Dim 16 Avr - 16:08
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Il me regardait d'un air effaré comme si je faisais quelque chose de notoirement très étrange en m'installant à côté de lui. Ça n'était pourtant pas nouveau que je squatte son lit avant qu'il ne se décide à dormir. En plus, il se permettait d'être énervé mais il ne pourrait pas l'être plus que moi qui envisageait un assassinat de sang froid et prémédité. Il pourrait faire comme il lui plairait, il ne me battrait pas sur ce registre, pire, il aurait même l'air d'un petit joueur.

Par contre, la suite... Eh bien je ne m'y attendais pas. Il jouait les tombeurs avec moi alors qu'il n'avait encore jamais embrassé personne ? Et il avait pensé que je ne ferai que rougir et partir du lit comme une pucelle effarouchée ?C'était une blague... Et tout ceci était juste incroyablement risible. Ça avait été notre premier baiser à tous les deux. Bien que personnellement, j'y attachais moins d'importance que lui, visiblement. Il était tout rouge de gêne. Mais je maintenais que c'était de sa faute.


Je ne sais pas à quelle réaction tu t'attendais mais je ne suis pas un lâche. Tu y repenseras à deux fois avant de me défier de nouveau comme ça.

Oh oui, je voulais bien croire qu'il était fatigué en plus d'être gêné. Mais déjà pas question qu'il s'endorme sans manger alors que j'avais fait l'effort de lui apporter à manger et pas non plus question qu'il se permette de dormir en boudant. Trop facile. C'était de sa faute ce qu'il s'était passé, point final. Je ne me sentirai absolument pas coupable et en plus avec du recul... Je retins un sourire malsain tout en écrivant sur la boîte à pizza.

J'ai bien aimé, tu es doux même si tes lèvres sont un peu rêches. Et chaud aussi. J'ai rarement eu aussi chaud..

Il fallait dire que ma chambre avait toujours eu l'air aseptisé. Je savais aussi que ma remarque n'allait pas lui plaire, vu déjà ses premières réactions à ce contact entre nous. Il était bon de savoir qu'il n'en parlerait plus. Qu'on ne ferait jamais plus que cela. Je n'avais pas envie qu'il ose encore me parler de sexe. Surtout pas. Dans mon cerveau, c'était juste crade.

Mange et je te laisse dormir tranquille. Promis.

Et ce malgré le fait que ce soit toujours le dépotoir dans ma tête. Je ne savais plus quoi faire exactement pour que ça se calme... C'était épuisant. Ma vie avait été si simple dans ma prison. Juste à attendre qu'ils se creusent la cervelle le temps qu'ils comprennent mon don et puisse l'exploiter. Ce qui n'était jamais arrivé au final.

Je levai un sourcil en me levant tout court alors qu'il m'affirmait que je ne savais pas ce que je voulais. Bien sûr que si, je le savais. Je le voulais pour moi. Et si ça ne se faisait pas, je le tuerai. J'étais donc complètement en phase avec ma volonté et je savais où j'allais. Même quand je m'étais fait mal à moi-même, j'avais su plus ou moins ce que j'attendais du résultat. Du temps pour savoir si je poursuivais encore la partie et pour ne pas aller lui réduire le cerveau à néant dans ma colère.

Il n'avait aucune idée de ce à quoi il avait échappé.


Oh mais je t'assure que je sais ce que je veux. Je n'ai même pas changé d'avis à ce sujet. Je veux que tu sois mon ami.

Ce serait déjà un début. Le reste viendrait en temps utile, quand il aurait compris qu'il était trop tard pour lui pour s'échapper de mes filets. Posant ma pizza sur mon bureau, je bus plusieurs longues gorgées de soda en me nettoyant les doigts sur un papier absorbant. Dommage qu'il veuille déjà dormir, son état vulnérable me donnait envie de jouer avec lui. Gentiment quand même... Ou en tout cas plus gentiment qu'avec n'importe qui d'autre. Il devrait se sentir honoré pour le coup.

Je ne sais pas me faire des amis.

Ce qui expliquait la convoitise, l'espoir que j'avais aussi. Deux émotions que je gérais très mal. D'où ma colère aussi. Je ne reconnaissais pas volontiers mon état mais j'allais apprendre à l'accepter.

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Dim 23 Avr - 21:51


Finiiii


Bien sûr,’il s’était attendu à ce qu’il renonce, qu’il rougisse, qu’il renonce et qu’il cesse de l’ennuyer, en même temps, il avait beau dire, c'était la réaction qu’il avait eue dans un premier temps. L’ennui, c’est que cet idiot n’était pas foutu de rester sur sa première émotion, si au moins il avait cette toute petite constante, Adriel n’aurait pas eu à souffrir de son vol, ni de ses sautes d’humeur et encore moins de son cadeau que je me retrouve obligé à manger.

-C’est ça, ma faute, ma faute, ma très grande faute.


En ce qui le concerne, ce serait presque une politique de vie, toujours les autres qui sont en tors, surtout si c’est lui qui a tort. Adriel porta son regard sur la boîte à pizza sur laquelle Caym venait d’écrire et il sent que ses joues se mettaient à chauffer, il poussa le brun hors de son lit, forçant sur ses jambes pour qu’il chute et lui foute la paix.

-Va chier !

Pas à réfléchir, ce type est éreintant, il est lourd.

-Tu...me...coupe l’appétit.

Ce n’est pas vrai mais rien à faire, le brun était bien trop difficile à supporter pour en plus lui faire le plaisir d’accepter son repas et son soda, il demanderait sans doute très vite quelque chose en retour. Et puis il recommençait encore avec ça.

-Je n’ai pas envie d’être ton ami.


Encore moins quand t’es si fier de m’avoir piqué mon premier baiser, connard (le détail à ne pas oublier bien sûr).

Quant au dernier message, il se mit à rire en le lisant, impossible de s’en empêcher en même temps…

-Sans blague !

Qui l’aurait jamais deviné, rien qu’à voir la façon dont il avait agi, ç’aurait été idiot de penser qu’il avait fait ça souvent et avec beaucoup de gens…

Je me suis redressé en rigolant toujours, cette fois-ci, la blague était bonne, ça m’amusait réellement beaucoup.

-Comment quelqu’un d’aussi doué que toi pourrait-il avoir des difficultés à se faire des amis ?!





A-Delta ©

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Lun 24 Avr - 23:20
ft.
Adriel
« On avance ou on recule ?»
Seul ou moins seul...

Fallait-il qu'il soit ironique ? C'était bien lui qui m'avait défié, pas le contraire. Je ne me serais pas permis de proposer une telle chose, non merci, les contacts physiques de ce genre, je n'en voulais pas. Alors qu'il ose essayer de me faire culpabiliser, c'était petit de sa part. Et même si je ne lui en voulais pas pour cela, je n'appréciais tout de même pas qu'il ait envie de me faire porter toute la responsabilité de ce qu'il s'était passé ce jour là. Enfin, il ne changerait pas d'avis, je le voyais bien.

Et alors que je le complimentais, essayant quand même de bien faire... Oui, je paraissais moqueur mais je n'y connaissais rien à la fin... Je finis par terre tout en me faisant insulter. Mais que voulait-il à la fin ? Ne pouvait-il pas se faire compréhensible une seule seconde ? Lui couper l'appétit... La bonne blague, il n'avait même pas eu envie de manger de prime abord. De toute façon, rien de ce que je faisais ne lui plaisait.

Quant à la suite...

Aurait-il voulu être plus cruel qu'il n'aurait pas su l'être. Dire que j'allais le haïr était un maigre mot. Il foulait au pied tous mes efforts pour être gentil juste parce qu'il ne les comprenait pas. Ou parce qu'il n'avait pas envie de les comprendre. De toute façon, c'était forcément plus facile comme ça, depuis le premier jour, il avait décidé que ça ne fonctionnerait pas. Je baissai la tête alors qu'il posait sa dernière question d'une façon tout à fait sarcastique. Était-il fier de ce qu'il venait de faire ? Sûrement. Je savais bien qu'il était facile de s'en prendre à moi parce que je n'utiliserai pas ma voix pour me défendre. Qu'il était si simple de m'ignorer en ne lisant pas mes notes. Ce que bon nombre de personnes avaient fait en disant qu'ils n'avaient pas le temps.

Je serrai les poings, sentant que je perdais le contrôle, le souffle plus court, avec l'impression qu'on m'avait lacéré à l'intérieur. J'avais bien su qu'on ne voudrait pas de moi mais que ce soit dès la première personne que je voulais posséder un temps soit peu... Mon pouvoir s'étendit dans toute la salle sans que je puisse l'empêcher et je sus qu'il entendait tout, comme moi. Sauf qu'il fallait que j'arrête cela avant qu'il n'en meurt. Je le tuerai, mais pas comme ça,
pas avec cette maudite mutation. Je fermai les yeux pour reprendre le contrôle, murmurant silencieusement une chanson de ma mère. Mon pouvoir reflua...

Tout cela n'avait duré qu'une douzaine de secondes à peu près mais je continuais de "chanter" pour calmer mon rythme cardiaque et plus encore. Je finis par me relever, ne cessant de rester centrer sur mon chant et je ramassai la nourriture, la boisson, jetant tout à la poubelle avant de me diriger vers la sortie. Après avoir pris une veste.

J'allais donc le tuer.

Avec plaisir.

Mais avant, j'allais aller "hurler" ma peine ailleurs. Ça lui ferait trop plaisir de me voir souffrir. Mais j'écrivis sur le mur rapidement d'un stabilo noir.


Va te faire cordialement foutre.

Au final, n'avoir personne dans sa vie, c'était une bonne idée. Il voulait qu'on s'ignore, ce serait fait. J'allais juste devoir attendre le bon moment.

Il y avait toujours un bon moment.


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Ven 28 Avr - 22:07


Finiiii


Ok, je peux paraître cruel pour le coup, il me balance un truc qui n'a pas l’air de l’amuser beaucoup et moi ça me fais rire un bon coup. Mais faut rester quand même sur la base, il m’a fait une crise dès qu’il est arrivé pour avoir la fenêtre, il a mis des bestioles dans mon armoire, il m’a volé mon carnet, il m’a forcé à le dessiner, il m’a volé mon lit, et mon premier baiser, et bien sûr, il me parle de ce baiser comme si c'était tout ce qu’il y a de plus naturel.

Quant à ce que j’ai dit, je le maintiens, quand on veut quelque chose, on essaie au moins de s’adapter, on ne vient pas dans avec un bulldozer en espérant tout détruire de lui, pour que tout soit adapté à son propre goût. Enfin bon, tout ça peut bien me pousser dans le sens « je m’en branle », mais … il a été réellement affecté par ma réaction, et je suis trop con.

-Ça va… je suis …

Et là, pas le temps de lui dire quoi que ce soit qu’un son, des plus déplaisants, est arrivé à mes oreilles. Un bruit terriblement déplaisant et impossible de ne pas comprendre ce qu’il me faisait, cet idiot utilisait son don sur moi... ma tête me semblait fourmiller et les quelques secondes durant lesquelles son attaque avait duré m’avaient semblé duré bien plus, impossible même d’articuler un mot, comme si le bruit que j’entendais m’empêchait de réussir à me comprendre moi-même.

Le calme revint, et j’aurais pu l’envoyer chier, le cogner ou juste lui jeter des trucs à la gueule, mais je me contentais de lui soufflé...

-J’allais te demander pardon.


Du con !

Putain je n'ai même plus envie de parlé… Je me suis juste laissé tomber dans mon lit, passant le bras sur mes yeux et me laissant rapidement sombrer, quand je pense que je me trouvais con … il est pire que moi encore.



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Sam 29 Avr - 19:37
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On avance ou on recule ? PV Adriel
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