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Il paraîtrait que la nouvelle prof de "tolérance" aie des tendances cannibales... - Lamavoyeur

On dit que la première du classement de l'Académie n'a pas eu un seul ami pendant tout son cursus... - Lamavoyeur

Eh les gars ! J'ai entendu dire que Ritsu aurait dit à Zack que Kelya aurait des vues sur Skye mais qu'elle aime trop le fouet de Alistair pour oser déclarer sa flamme à l'élue de son c*l - Anonymousse

Une rumeur?
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Eviter et stagner ? PV Adriel

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Sam 29 Avr - 19:36
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Adriel
« Eviter et stagner ?»
Seul...

J'avais laissé un simple "j'accepte tes excuses" le lendemain sur son bureau. Et je ne l'avais plus vu. J'avais tout fait pour l'éviter et je comptais continuer encore et encore. Le temps que je revienne à mon état primal où il n'avait pas d'importance. Ou je lui enlevais toute l'importance qu'il avait pu et qu'il aurait pu avoir. En somme, je me sevrais d'Adriel Vial et je m'en retournais à ma condition d'ermite que j'avais toujours connu et que j'avais voulu bêtement brisé. J'étais certain de ne pas lui manquer et je travaillais soigneusement sur moi-même pour qu'il ne me manque pas.

De fait, j'étais replongé dans mes recherches et de mon côté de la chambre, j'avais des jardinières de fleurs. Elles délimitaient clairement l'espace qui m'appartenait et les premières pervenches avaient éclos la nuit dernière. Et pas qu'elles, si bien que ce jour là, je n'avais pas quitté la chambre tout en prenant des tas et de tas de notes sur mes belles petites. Elles étaient si belles et fragiles. Avec une telle force pourtant, celle de la terre. Je caressai du bout des doigts l'une des corolles, mon tee-shirt prouvant que j'avais fait un peu de jardinage. J'avais en effet rempoter certaines fleurs pour les mettre dans mon vivarium et voir lesquelles seraient les plus intéressantes pour les papillons.

D'ailleurs, j'étais planté devant la vitre, à examiner leurs comportements folâtres et volubiles. Ils déroulaient leurs trompes, les trempaient dans le cœur de la fleur et repartaient si tôt qu'ils en avaient assez. C'était un somptueux ballet, l'on pouvait se croire au printemps. De mon côté. Du sien, avec son dessin, c'était la nuit. Et la civilisation avec tous ces immeubles. Je revins à mes notes, espérant ne pas le voir rentrer. Je devais finir de me sevrer et je savais que ce n'était pas complètement fait puisque son rejet me faisait encore mal. Heureusement que je n'avais peur de souffrir. Mais je ne m'étais pas préparé à souffrir ainsi.

Comme quoi je ne pouvais être détaché de tout.

J'enlevai mon tee-shirt pour le laisser sur mon lit, bien à plat pour que la terre ne finisse pas sur mes draps et je balayai rapidement et habilement mon coin. Eh oui, je savais effectuer les tâches ménagères et pour cause, puisque mes parents n'avaient pas le droit de me voir. Penché sur ma poussière, je la ramassai soigneusement avant de la jeter à la poubelle. Puis je vérifiais que je n'avais rien oublié et je revins à mes notes, remarquant que j'avais réussi à me mettre une trace de boue sur le torse.


Les pervenches ayant à peine éclos sont le mets de prédilection de mes papillons. Saupoudrés de pollen, ils semblent qu'ils mettent bien en route le système de reproduction. Il n'y a plus qu'à attendre pour voir si de nouvelles pousses de pervenches vont voir le jour dans le vivarium.

Je reposai mon carnet tout en me massant lentement le cou. Longue journée, j'avais les yeux rouges, la pièce était bien aérée. Rien qui ne devrait permettre à mon colocataire de me parler. J'avais mis une bâche transparente entre lui et moi pour lui éviter les senteurs trop fortes des fleurs. J'entendis des bruits à l'entrée... J'attendis que ça se calme pour aller voir. Je vis la porte tagguée encore une fois. En rouge parce que ce n'était pas amusant, sinon. Avec un soupir silencieux, j'allais récupérer le peau de peinture, un pinceau et je m'attelais à refaire encore une fois les travaux. Personne n'avait besoin de savoir et je résoudrais aussi ce problème en temps et en heure.

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Lun 1 Mai - 17:15


Tentons la bibli


Plus la moindre dispute, même silencieuse, pas de guéguerre, ni de cassage de noix dans les règles. Dans la chambre n°2, c’était enfin le calme, la paix et surtout, la solitude, tout ce qu’avait désiré Adriel des jours durant. Les insectes avaient quitté son placard, ses dessins restaient en sécurité, son lit n’était plus que siens et surtout, plus un seul petit mot demandant tout sortes de choses complètement absurdes.

Liberté…


Voilà qui devait être le bonheur…


Mais non, à croire qu’il était devenu masochiste avec le temps. Les premiers jours, le blond profita simplement de son nouveau cadeau pour se recentrer un peu, et se reposer, il n’avait guère envie que la situation change et ne se souciait même pas de l’apparition de bâche au milieu de la pièce… il aurait dû y songer lui-même au fond, s’isoler comme ça et plus de problèmes pendant qu’il peignait son mur, s’isoler comme ça, et plus de Caym.

Puis vinrent les jours suivants et la question « Est-ce qu’au moins il va bien », particulièrement énervante pour le jeune homme qui se retenait difficilement de se cogner la tête contre les murs pour faire sortir cette idée absurde de son esprit. Et comme rien ne changea, la question finie par se changer en une forme d’intérêt, très léger.

Un manque.

Les regards de chiens battus, les mots qui se voulaient doux, la présence constamment là au point de s’en faire oppressante. Tout finissait par se faire manque, mettant Adriel de fort mauvaise humeur, pourquoi devrait-il s’occuper de son colocataire, et pourquoi celui-ci lui manquerait-il ? Il était juste chiant, juste ça.

Au final, S’était une bonne chose que l’autre l’évite, ça lui permettait de se défaire de l’intérêt qu’il commençait à éprouver pour lui et sa présence. En plus, s’il avait voulu un chien, il en aurait pris un, pas un casse-pied aux beaux yeux bleus incapables de se montrer raisonnable.

Putain il m’énerve !


Le blond rentrait enfin à son dortoir après sa journée, il n’avait pas eu cours ce jour, alors il avait joué au serveur et ses pourboires n’avaient rien d’enviable, son humeur de chien ne lui permettant guère de se montrer « mignon ».

Bref, il s’avançait dans les couloirs, parcourant un livre, une histoire d’aventure particulièrement inspirante, chaque décor y étant terriblement bien décrit. Le blond croisa deux jeunes du dortoir qui passaient souvent à droite à gauche en courant, il n’y prêta guère attention, les évitant justes en poursuivant sa route, puis, il se retrouva devant une vision … qu’il aurait préféré ne pas avoir.

-L’œuvre serait sans doute plus intéressante si la couleur était différente de celle de base.


Non content d’écrire toutes sortes de trucs, d’élever des insectes, de changer la chambre en serre, voilà qu’il se mettait maintenant à remettre des couches de peinture sur la porte le silencieux . Enfin bon, inutile de rester trop longtemps sur sa vision, Adriel poursuivit son chemin, passant la porte sur un « salut » bref. Il posa son sac près de son lit, retira ses chaussures, puis s’allongea sagement à sa place pour continuer sa lecture, laissant son colocataire à son nouveau jeu.




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Lun 1 Mai - 19:02
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Adriel
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Que d'éloquence, que d'esprit chez mon colocataire. Il ne savait pas ce qu'il se passait mais bien entendu, il fallait qu'il dise quelque chose. Il était certain que c'était mon bonheur de repeindre la porte et de faire en sorte que les surveillants ne soient pas au courant du harcèlement actif que je subissais en attendant mon heure. Les pauvres, ils ne savaient pas ce que j'avais prévu pour eux... Mais ils sauraient ce soir. Et personne ne saurait que c'était moi, je ne serai pas sur place alors qu'ils s'empoisonneraient joyeusement dans leur chambre. Je retins un sourire de fou, savoir que des gens allaient souffrir à cause de moi, cela me faisait un bien fou.

Je me retrouvai un peu, en fait, dans ce fait de vouloir exterminer mes semblables pour que la nature reprenne ses droits. Mais il fallait tout de même que j'ai un souci avec l'un de ses innombrables autres. Adriel Vial. Qui entrait dans notre chambre comme si de rien n'était.

Je finis consciencieusement de peindre le tag sur la porte d'entrée et je posai le panneau "peinture fraîche" sur la poignée pour éviter que quelqu'un ne fasse n'importe quoi. Je n'étais pas l'artiste et le fait d'avoir dû repeindre moi-même les murs de ma prison à une époque ne faisait pas de moi un professionnel. Je vérifiai rapidement qu'il n'y avait plus aucune trace de rouge avant de revenir à l'intérieur, mon pinceau dans du white spirit et le pot bien refermé. J'écrivis rapidement une note que je jetai sur le bureau du blond en boulette pour lui dire.


Bonjour. Un simple tag à effacer, je ne fais pas dans l'art comme toi. Si tu entends frapper dans les jours qui viennent, méfie-toi. C'est moi qu'ils cherchent.

Il osera penser que j'étais responsable de la situation et si le fait que je refuse de parler était en soi une raison de se faire harceler alors oui, c'était ma faute. Pourquoi est-ce que je le prévenais ? Il aurait été amusant que les "survivants" de la soirée le frappent, non ? Ou peut-être pas. C'était vrai, il n'y avait que moi qui avait le droit d'interrompre le fil de son existence. Je me concentrai pour savoir si tout allait bien aux alentours avant de m'appliquer à enlever la peinture et la terre que j'avais sur la peau, le regard un peu lointain alors que je "fredonnais" encore la chanson de ma mère.

Et puis là, le bruit d'un verre qui se brise... Eh... Non, ils ne pouvaient pas savoir donc ils vont éviter accidentellement de s'empoisonner ? C'était une blague. Mon pouvoir m'échappa deux secondes avant que je cesse de me nettoyer pour reprendre mon tee-shirt. Je vais donc m'en charger moi-même cette nuit et cette fois, c'était la mort. Je sortis de mon armoire un sac et je posai à côté de moi deux poignards, des flacons de poison. Ouais, j'étais équipé. Et non, ce n'était pas normal mais je m'en foutais.

Deuxième boulette pour le blonde, presque dans sa tête.


Puisqu'ils ne voulaient pas de la méthode douce, je vais faire la méthode forte. Ces harceleurs sont morts et toi, si tu tiens à la vie, tu la fermes.

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Lun 1 Mai - 23:10


Tentons la bibli


Ç’aurait pu être si simple, de passé, de se taire et de passer une bonne soirée, mais non, il avait fallu qu’il parle, ça avait été plus fort que lui, aussi, Adriel s’attendait à voir la furie débouler et bien sûr, ça ne manqua pas. Son colocataire vint le rejoindre dans la chambre, il lui lança une boulette de papier sur son bureau, parce que lui donner un message directement serait si compliqué …

Le blond finit par se lever, il partit simplement récupéré le papier, le lu et revint s’asseoir sur le lit pour le lire.

-Je sais me défendre.


Contrairement à toi de toute évidence.


Enfin, puisqu’il semblait s’être préparé à une vengeance, autant ne pas interférer, le blond se contenta donc de laisser faire et repris soigneusement sa lecture. Il tourna une page et d’un seul coup, un son terriblement déplaisant lui vrilla les tympans, juste une ou deux secondes, mais c'était bien suffisant pour lui faire fermer le livre.

-Qu’est ce..


Pas le temps de demander qu’une boulette frôla sa tête.

Pourquoi je ne l’ai pas balancé par cette foutue fenêtre.


-Crétin …


Soupira le blond en posant son livre, il passa juste les mains sous son matelas, le souleva légèrement, se saisit d’une latte et parti tranquillement par la porte. Puisqu’il était armé, ne restait plus qu’à agir, Adriel parti frapper à la porte des crétins qu’il avait croisés plus tôt, mais, pas vraiment avec la main, il donna un bon vieux coup de pied dans la porte, la laissant s’ouvrir sur une chambre remplie d’abrutis.

-Hey les Gogols.


Inutile de menacer, inutile de prévenir, ou de faire les choses en douce, il se contenta d’abattre la planchette de bois sur le bas du dos d’un des hommes, pour ensuite venir la briser sur le genou d’un autre. Pas besoin d’être particulièrement musclé pour faire mal, ne suffit de savoir où taper.

-Foutez la paix à la #2 et à ses occupants ou la prochaine vous la sentirez passer, en profondeur.


Après quoi, il tourna les talons, retournant à sa chambre en se frottant les mains, il passa doucement la porte, la referma avec beaucoup de délicatesse. Il allait être collé, ça ne faisait aucun doute, peut-être même qu’il allait être viré quelque temps, ça lui ferait du repos.

-C’est comme ça qu’on dresse les connards, avec des potes.


Ok, on n’est pas pote, mais c’est ma porte à moi aussi et je n’ai pas envie qu’il me casse les noisettes parce qu’il est ronchon.





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Mar 2 Mai - 19:13
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Adriel
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Lui, il savait se défendre ? Hum, peut-être bien, après tout, il m'avait poussé et pas gentiment, me prouvant qu'il n'était pas un poids plume. Cependant, il ferait bien de ne pas se retrouver entre eux et moi, je n'avais aucune raison de le protéger puisqu'il ne m'appartenait pas et qu'il avait fait en sorte que ça n'arriverait pas. Pourtant, il avait quand même envie de m'interroger parce que je m'énervais ? Il n'était pas contradictoire ? Je croyais que je ne devais pas exister à ses yeux.

Quand je disais qu'il n'avait aucun sens, il le prouvait encore.

Pourquoi pensais-je cela ? Parce qu'il partait avec une latte à la main, ce colocataire blond. J'abandonnai mon équipement pour aller à la porte d'entrée et voir ce qu'il était en train de faire... Il n'allait quand même pas ? Si... Il était en train de défoncer la porte des autres et j'entendis des bruits de coups bien net. J'avouais que cela faisait du bien mais dans le même temps, eh bien pourquoi faisait-il cela, bon sang ?! En plus, il m'incluait dans son discours. Il me protégeait. J'allais bientôt avoir mal à la tête tellement il n'était pas logique. Je m'écartai pour le laisser passer alors qu'il revenait dans notre chambre, laissant entendre une réplique des plus absurdes.

Depuis quand étions-nous "potes" ? N'avait-il justement pas dit qu'il ne voulait pas être mon ami ? Je supposais que si je relevais, il allait s'énerver mais dans le temps, je n'avais pas tellement envie de laisser passer alors qu'il m'avait autant pris la tête à me jeter. Et pas que la tête. Je me rendis compte alors que je me frottais le torse, preuve que quelque chose en moi n'avait pas oublié la blessure. J'avais accepté ses excuses, je n'avais pas dit que je lui pardonnais. Je n'avais aucune raison de le faire. J'étais certain qu'il m'en voulait tout autant pour je ne savais quoi. J'écrivis rapidement pour lui tendre.


Tu risques de te faire coller. Pourquoi avoir fait ça ?

Les mecs se plaignaient à côté mais ils ne donnaient pas l'impression qu'ils allaient dénoncer le blond. Il fallait dire que s'ils le faisaient, il faudrait qu'ils expliquent qu'ils harcelaient un muet parce qu'il ne parlait pas, justement et que ça en faisait une bonne victime. Je m'agenouillai de mon côté pour ranger mon matériel, hésitant. Je n'aurais pas de dettes. De sorte que je me redressai pour lui tendre une dague dépliable qu'il pourrait cacher sous ses vêtements. Ça pouvait servir. Quant à comment j'avais obtenu autant d'armes blanches ? Motus et bouches cousues. J'écrivis rapidement

Cadeau. Je suis certain que tu trouveras ça mieux que mes insectes ou mes fleurs.

Je m'éloignai rapidement pour finir de ranger et je couvris le vivarium pour ne pas empêcher à mes papillons de se reposer. Tout en le surveillant du regard comme je le ferais avec une expérience parce qu'encore une fois, il n'avait aucun sens. Il allait sans doute refuser l'arme mais hors de question d'avoir une dette alors je lui donnais autre chose. Quelque chose qu'il n'aurait pas voulu voir à mon avis puisque c'était de moi. Un dessin de lui, en train de dormir sur son lit au fusain noir et rouge. Ma technique n'était pas aussi irréprochable que la sienne, je n'avais pas l'habitude de dessiner des humains mais c'était mon essai le plus réussi. Et le plus détaillé. Il avait l'air presque mignon. Tout étant dans le presque parce que dire qu'il l'était, ce serait me rendre ridicule et je n'avais aucune envie de l'être.

Si tu ne veux pas de la dague. Je ne veux pas de dettes puisque tu me supportes à peine.

Que ce soit dit. Il pouvait se vexer mais c'était lui qui avait clairement fait comprendre qu'il ne voulait rien à faire avec moi. Mince, je m'étais encore frotté le torse. J'allais encore m'énerver... Je fermai les yeux en m'appuyant sur mon bureau pour me calmer. Il fallait que je sorte encore. Je finis de rassembler mes affaires dans un gros sac après avoir vérifié que mes fleurs auraient assez d'eau jusqu'au lendemain. Je prévoyais de les replanter en forêt dès l'aube.

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Ven 5 Mai - 23:35


Tentons la bibli


Le blond était revenu s’installer tranquillement, il avait repris son livre, ne cherchant pas particulièrement les réactions sur ce qu’il venait de faire. Après tout, c'était l’autre qui ne cessait de râler en disant qu’il voulait à tout prix être son ami, et bien voilà qui était chose faite, enfin … en quelque sorte. Au final, il reçut un message de son colocataire et retint un soupiré avant de le lire, lançant un regard dubitatif vers son vis-à-vis.

-Parce que je n’en ai rien à faire, et que les connards m’ennuient profondément.


Pour cette raison aussi que j’ai du mal à te supporter je suppose.


Le blond froissa le papier qu’il avait reçu, l’envoyant dans la poubelle rejoindre le vide laissé par tous ceux que son colocataire lui avait donnés et qu’il avait fini par jeter. Le blond tourna tranquillement sa page et la … surprise, il avait gagné un couteau.

-Sans façon merci.


Il n’avait pas besoin d’une arme blanche pour se créer plus d’ennuis, il semblait particulièrement douer pour ça, même sans agir, en restant dans son coin à dessiner, il parvenait à se faire des « amis », a coup de poing.

-Et je ne compte pas prendre tes insectes ou tes plantes.


Donc aucune raison qu’il trouve ça mieux ou moins bien que le reste, de toute façon, ce qui se passait derrière la bâche ne le regardait pas, puisque de toute évidence son camarade avait décidé de se créer une chambre individuelle, qu’il s’amuse et tant mieux pour lui. Le blond reprenait sa lecture alors que l’autre continuait son rangement, et il ne s’attendait pas à recevoir autre chose. Un quelque chose qui le troubla un instant, jusqu’à ce qu’il en lise la raison.

-Va te faire foutre.


Adriel froissa le papier sur lequel le message était écrit, il partit déposer le dessin sur le bureau de l’autre, jetant la boulette dans sa tête.

-Je fais ce que je veux, et ce que je fais ne te regarde pas. Tu me dois rien, s’pèce de con.


Le blond pris juste son lecteur, s’allongeant dans son lit, entre ses draps, il mit de la musique et tourna le dos à son camarade, il n’avait plus envie de lui parler, fallait être vraiment un crétin pour répondre à quelqu’un qui aide volontairement, de cette façon.




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Sam 6 Mai - 16:31
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Rien à faire au fait d'être puni, vraiment ? Voilà une chose bien surprenante mais pas tellement venant du blond. Mon colocataire n'avait pas l'air de se préoccuper énormément de ce qu'on pensait de lui de façon générale mais quand même, de là à accepter de se payer une punition à cause de ces connards. Oui, connards, bien que c'était leur donner des traits humains et mutants alors qu'ils ne valaient pas mieux que de la crotte de chauve-souris. Et encore la crotte de chauve-souris pouvait servir de fumier, pas comme eux. Ils étaient plus inutiles que du rien.

Comme je l'avais pensé, il refusa la dague, pourtant, il était bon d'avoir une arme. Enfin, c'était son choix et il avait le droit de jouer avec sa vie comme une roulette russe. A la fin, c'était moi qui le tuerait. Forcément. Je me l'étais promis, je serai sa fin. Pour quand cela arriverait, ce n'était pas encore l'heure et il venait de la retarder en m'aidant un temps soit peu.

J'esquissai un sourire en coin alors qu'il disait ne pas vouloir de mes insectes. Comme si j'allais le laisser y toucher. Aucune chance. C'était une expérience scientifique réelle, pas un jeu. Tout ceci comptait pour ma moyenne du semestre, pour mon mémoire. Le dessin sembla le surprendre. Eh bien quoi, se pensait-il le seul capable de dessiner ?Et... En fait, j'allais peut-être le tuer maintenant. Oh que oui, maintenant, vite et efficace. Ce serait facile, je n'avais pas encore rangé la dague.

Je le regardai faire son manège avec cette envie de le gifler à lui dévisser la tête et quand il eût fini de se mettre dans son lit, je m'approchai pour le mettre sur le dos, venant me mettre à califourchon sur lui, une main tenant son menton pour qu'il me regarde dans les yeux. Et là, parce que je ne pourrais pas écrire, je fis le pire pour moi. Je parlai.

-Tu as décidé que tu ne voulais pas... être mon ami. J'ai fait pleins d'efforts... Que tu n'as pas voulu comprendre parce... parce que tu voudrais que je sois normal. Mais normal t'emmerde. Et moi avec.

Ma voix rauque et désuète me faisait mal au crâne mais pas seulement. Je la détestais tellement que j'avais envie de la vomir alors que j'avais mes iris plantés dans celle de mon colocataire. Il fallait que j'en finisse vite avant que mon dégoût ne me submerge complètement.

-Alors oui, je ne veux pas de dettes. Pas de quelqu'un qui de toute façon me méprise. Compris ?

Et je le relâchai pour me lever. Je l'avais trop touché, je m'étais trop dévoilé et j'avais les tempes qui vrillaient de m'être entendu. Une voix, ça résonne dans tout le corps, pas seulement dans la tête. J'avais envie de le frapper de m'avoir forcé à l'utiliser et je me retranchais rapidement de mon côté, l'arme blanche à portée de main. Qu'il me laisse tranquille lui et son illogisme. Je pris mon sac après avoir passé ma veste et je planquai la dague dans son fourreau avant de la ranger sur ma personne. Je me dirigeai vers la sortie, bien décidé à dormir à la belle étoile en cherchant un bon endroit pour les pervenches.

Ma colère tomberait. Il y avait mieux à faire que de se prendre la tête avec une proie récalcitrante.


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Sam 6 Mai - 17:17


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Pas envie de lui parler, le blond était juste lassé d’avoir encore eu à s’expliquer, bien sûr qu’il était intervenu, qui, avec un minimum de cœurs, aurait laissé faire sagement sans plus rien dire. Il savait effectivement avoir dit qu’il n’était pas son ami, mais en même temps, il avait fait pas mal d’effort, le simple fait d’avoir évité de demander à être changé de chambre, en était un, et pas un tout petit. Puis il y avait eu des jours de silence pendant lesquels monsieur avait décidé de ne plus faire le moindre effort, puis le revoilà revenu, reparti … s’était ennuyeux, et là qu’Adriel acceptait enfin de faire un véritable pas, le voilà déjà reparti pour râler.

Bref, je m’en fou, je dors.


Et encore une fois, monsieur ne laissait pas les choses coulées. Caym grimpa sur le lit, sur un « hé », presque lascif du blond, puis il se fit plaquer sur le dos, c’est que l’autre n’était pas si faible qu’il y paraissait, donc plus besoin de l’aider, sauf s’il envisageait de nouveau des meurtres.

-T’es sur mon domaine là, dégage.


Non, pas envie d’être agréable.


Et là, surprise ! Le blond ne put pas détourner les yeux. L’autre venait de parler, sérieusement .! Il osait continuer de le fixer en plus, rien de mieux pour que sa douleur coule dans le blond, lui laissant sentir la douleur de son colocataire. Rien de mieux d’ailleurs après une bonne dispute que d’avoir l’estomac broyé par de mauvais sentiments, qu’ils soient la colère du brun, ou sa douleur.

-Je ne veux rien.


Inutile de vouloir, il n’était pas normal, et personne ne l’était en revanche, il aurait apprécié que l’autre lui foute la paix deux secondes mais non, il rallait et de toute évidence, pas doucement.

-Oui, tu m’emmerdes.

Ça, il ne chercherait même pas à le nier. Et encore une fois, cette histoire de dette, comme s’il avait eu dans l’idée de lui réclamer quoi que ce soit, a celui qui était même incapable de s’occuper de lui-même, quoi de plus logique après tout.

-Mais vas te faire foutre.


Enfin libre, Adriel songea à ce barré, juste demandé à être libéré, il l’avait déjà voulu.

-Tu veux que je t’accepte, cesse de chercher à t’imposer, si tu avais eu un minimum de matière grise, tu aurais appris que casser les couilles des gens ce n’est pas le meilleur moyen de s’en faire apprécier.

Rien à faire que mon don l’ai privé ou non de sa colère, de toute façon, moi je le suis... et j’ai toujours cette foutue douleur dans le ventre.

L’air de rien, le blond avait déjà fait sa part d’effort, et essayer quelques solutions, mais rien n’avait réussi à plaire à son foutu colocataire, qu’il parle l’énervait, qu’il se taise l’énervait, qu’il s’enferme dans son bulle pareil, qu’il le protège pareil, qu’il plaisante même résultat et enfin, qu’il s’excuse avait fini par éloigner l’autre con, puis d’un coup, il fallait que ça reparte en sucette…

-Tu as la trouille de m’en devoir, ben t’inquiète, je n’ai absolument pas envie de te demander quoi que ce soit, et puisque cohabité est impossible…


Ras-le-bol, cette fois, il demanderait à déménager, il devait bien y avoir des tarés légèrement moins atteints que lui quelque part.

-Je me casse.


Déjà, il allait se barrer pour la nuit, pas besoin de rester à porter du taré aux dagues, il pourrait s'amuser à voir lequel des deux tuerait l’autre le plus vite, juste pour le fun.



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Sam 6 Mai - 17:45
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Adriel
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Bien sûr qu'il ne voulait rien, bien sûr qu'il m'emmerdait. C'était tellement attendu que je n'arrivais pas à être énervé. Pourtant j'aurais dû. C'était comme si avoir été aussi proche, aussi collé à lui m'avait vidé de tout ce que je pouvais ressentir. Même le vertige de m'entendre parler avait su s'estomper et alors que ça devrait me faire peur de me sentir presque "bien" d'avoir parlé, je me sentais juste... plat ? Terne ? Sans émotions. Et selon toute logique, c'était ma confrontation avec lui qui m'avait mis dans cet état.

Maintenant libéré, il se leva pour me dire mes quatre vérités. Lui était en colère. Et je n'avais aucun problème de matière grise mais si j'étais resté enfermé de mon côté sans rien tenter... Non, je ne le croyais pas, jamais il ne m'aurait approché. Personne de censé ne l'aurait fait et même s'il n'était pas logique, le blond avait suffisamment de jugeote pour sentir le danger que je représentais. Il avait bien fallu que je tente.

-Si je n'avais pas essayé, on ne se serait jamais parlés. J'en suis certain.

Je secouai la tête, tentant de ressentir encore quelque chose. C'était sûrement son don. Je n'arrivais pas à comprendre dans quelle mesure il pouvait être mais il n'en restait pas moins qu'il influençait donc les émotions. Mais pas par le toucher, je l'avais fait trop de fois pour que ce soit cela. Le regard ? Il avait l'habitude de ne pas me fixer en parlant.

-Je n'ai pas peur d'avoir des dettes... Je ne te comprends pas.

Quoi ?! Comment ça, il se cassait ? Il fallait croire que ça avait tout d'un électrochoc parce que j'avais de nouveau mal à la tête de m'entendre mais pas que... Je laissai tomber mon sac pour attraper le blond, le plaquant entre le mur et mon corps. Le serrant pour qu'il ne puisse pas s'échapper. Mon visage contre son cou pour éviter son regard parce que c'était une mauvaise idée de me perdre dans ses yeux, si beaux pourtant. Et non, je ne faisais pas dans la poésie. Je savais que j'allais le regretter mais il venait de me faire peur. Il n'avait pas le droit de me laisser. Il n'avait pas le droit de m'abandonner lui aussi, tout seul dans une chambre. Je ne voulais pas devenir réellement fou.

-Ne me laisse pas parce que je ne sais pas. Pas toi.

C'était ma faute, j'avais choisi le pire et je n'arrivais même pas à lâcher alors que je devrais. Dans ce monde, je me sentais toujours aussi seul, où que j'aille, quoique je fasse. C'était bien ça ma plus grande peur, rester seul pour toujours. Pourtant, j'étais incapable de lui chanter que je ferai ce qu'il voudrait s'il restait. Ce serait proférer un mensonge des plus vils, qu'il soupçonnerait immédiatement.

Je le relâchai, reculant en gardant la tête baissée, essuyant ses lèvres qui avait frôlé sa carotide pendant plusieurs secondes, cette peau chaude...

-Je n'avais encore jamais serré quelqu'un dans mes bras.

Mon mal de tête augmenta, mon mal être tout entier. Il fallait que j'arrête de parler. Il fallait que je me rende à l'évidence, j'avais perdu avant même de jouer. Je n'étais pas armé pour faire face aux autres êtres humains de façon convenable. Je frôlai encore mes lèvres avant de passer ma main dans mes cheveux. J'avais agi de façon incontrôlable. Stupide. Je devais me reprendre. Puisque tout était fichu d'avance. Je reculai encore, attendant qu'il s'en aille. Je ne voulais pas de sa pitié. Et il ne comprendrait jamais sans que je lui explique ma vie. S'il avait envie de m'écouter en plus, ce qui ne serait pas le cas.

-Adriel...

Je me bouchai les oreilles. Cette voix horrible, ce ton triste... Je les haïssais. Ce serait sûrement la seule fois où je dirais son prénom.

Qu'il s'en aille.


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Sam 6 Mai - 19:23


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-Bien sûr que non, et ç’aurait été très bien comme ça !


Au moins, il n’y aurait pas eu de dispute, il n’y aurait pas eu de bagarre, personne n’aurait ressenti le besoin de scouater le lit de l’autre. Et puis surtout, la colère ne serait pas si présente non plus. Et puis, il aurait pu tomber sur un colocataire différent, un colocataire qui lui aurait juste foutu la paix et se serait enfermé de son coté avec ses bestioles sans le faire chier, ou s’infiltrer dans sa vie personnelle.

-Nan tu te contentes de m’agresser parce que dans tes rêves, t’en as une.


Sauf que je t’ai rien demandé, du con !


Le blond allait prendre ses affaires pour les rangées et préparer son déménagement, mais son colocataire ne lui laissa pas le temps de le faire, le plaquant contre le mur en venant se blottir contre lui. La présence de ses lèvres dans son cou lui tira un léger frisson, frisson qu’il aurait d’ailleurs préféré pouvoir retenir, qu’un connard dans le genre se permette de lui tirer ce genre de réaction … s’était encore plus énervant.

Adriel allait repousser le jeune homme mais les mots de celui-ci vinrent le transpercer de nouveau. La douleur qu’il ressentait a chaque fois qu’il parlait, il osait s’infliger ça juste pour l’empêcher de partir, alors qu’il ne faisait que râler et le pousser encore et encore…

-Pourquoi tu …

Et puis il y retournait, il osait y retourner, lâchant une nouvelle bombe sans lâcher encore le blond, qui le cognerait bien, pour sa façon de faire les choses.

Il reculait enfin et Adriel avança sans attendre, levant le poing pour le cogner. Cette fois, il n’allait pas se casser, par esquiver, il allait suivre son envie et le frapper une bonne fois, que l’autre cette de lui casser les noisettes au moins une fois.

-S'pèce de... salopard !


Et non … quand ça n’était pas l’autre qui lui cassait les pieds, c'était ses propres réactions, au lieu de le frapper, de se débarrasser de ce poids, de la colère que l’autre faisait bouillir en lui, de tout ce qu’il ne désirait pas garder, tout ce dont il voulait se défaire une bonne fois… Son poing s’ouvrit, vint saisir la nuque du brun et l’attirer pour l’embrasser. La colère se sentait dans se baiser, pourtant, impossible de lui faire réellement mal. Dieu sait qu’il n’avait pas consciemment ce désir, que le blond aurait préféré prendre la poudre d’escampette que la galère vers la mort lente, pourtant, il n’y parvenait pas, et rien n’y faisait, le coup s’était changé en baiser.

Quand suis je devenu masochiste, précisément...




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Sam 6 Mai - 21:46
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Il aimait à me prouver qu'il aurait préféré n'avoir aucun lien avec moi et d'une vois véhémente alors que je me sentais sans rien à l'intérieur. Dire que je l'agressais par contre... Je n'avais fait que lui proposer deux cadeaux pour le remercier, en aucun cas je n'avais alors levé la main sur lui. Oui, je m'étais finalement énervé mais parce qu'il m'insultait encore sans s'expliquer comme si je devais absolument comprendre ce qui se tramait dans son esprit. Mais non, désolé, je n'étais pas télépathe, je ne comprenais pas où était le problème dans mes actes. Je n'allais pas m'excuser de ne pas être conforme à ces attentes à la fin.

Et dire que je devrais être tout aussi énervé que lui, je me sentais comme éteint.

Du moins jusqu'à ce qu'il parle de partir. Ça sonnait tellement définitif que bien sûr que je l'avais retenu. Et maintenant que je le relâchai, je me faisais encore insulter, évidemment. Sauf que la suite ne suivit pas du tout ce que j'aurais pu penser. Bien sûr, j'y avais pensé, bien sûr, j'avais voulu l'embrasser mais ça ne l'aurait pas retenu, tout juste très énervé. Lui le faisait. Il m'embrassait. Alors qu'il avait clairement voulu me frapper. en premier lieu. Pourquoi avait-il changé d'avis ? Quelle logique ? Je répondis à son baiser, passant mes bras autour de lui pour le retenir contre moi. A tous les coups, il tenterait de s'enfuir, j'en étais quasi sûr.

J'étais un peu abasourdi de ce jeu de langue entre nous, c'était aussi furieux que suave. Sa colère me donnait envie de l'apprivoiser, sans bien comprendre pourquoi. Était-il réellement plus sauvage que moi ? J'oubliais de penser alors que le baiser se poursuivait, je ne le rompis que quand je manquais de souffle. Que j'égarai ensuite sur son cou, qui eut l'honneur de se voir décorer d'un baiser. On était passés d'un extrême à l'autre lui et moi et très franchement, je ne saurais dire où on allait.

Et j'avais tellement mal à la tête. Bien que cela allait s'arranger si je ne parlais vraiment plus. Pourtant, la conversation n'était pas terminée. Et si je le lâchai... Non, pas possible. Du coup, je laissais tomber l'idée de parler et je le soulevai pour le poser sur son lit. Et je m'installai contre lui, la tête sur son torse. Il détestait ça mais je ne voyais pas meilleur moyen de le retenir que d'être envahissant et prêt à l'enchaîner à moi. C'était finalement ce qui avait marché le mieux. A moins que ce soit d'entendre son prénom ? Je n'en avais aucune idée. Mais il était avec moi, juste moi. Et il m'avait embrassé moi.

Finalement, malgré le bruit de son cœur sous mon oreille qui n'empêcherait pas que je me fasse du mal, je murmurai. Ce qui permettait d'atténuer un peu.

-Alors tu veux bien ne pas me laisser ?

Mon cœur se calmait mais pas mon cerveau, je devais l'avouer. Si l'embrasser le retiendrait, je le ferai tous les jours avec plaisir. Mais plus... Je ne m'en pensais pas capable. Puis, je me souvins que c'était son deuxième baiser. Comme pour moi. De sorte que je relevai la tête pour le regarder.

-Pour le baiser... Je ne me moquais pas. C'était mon premier aussi. Je n'ai jamais été aussi proche de quelqu'un à part toi.

Ça avait eu l'air important pour lui donc, il fallait bien que je le lui dise. J'évitai tout de même de le regarder dans les yeux pour ne pas finir dans le même état que précédemment. Je ne comprenais pas toutes mes émotions mais hors de questions qu'il me les efface en quelque sorte. Sans m'en rendre compte, je caressai distraitement son cou là où j'avais posé mes lèvres. Je réfléchissais à tout ça. Il allait de nouveau se mettre en colère, non ? Je lâchai un soupir silencieux, fermant les yeux. Pour demander très bas.

-Tu vas me tuer ?

Pour tout ce qui venait de se passer. Je ne disais pas essayer parce que je ne me laisserai pas faire mais il n'avait pas besoin de l'entendre, ça coulait de source, non ?


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Sam 6 Mai - 22:45


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Merde, merde, merde ! Il y a un bug dans la matrice ! Merde, merde, merde, pourquoi mon cerveau se contredit tout seul quand je suis avec l’autre con ?! Et puis merde quoi, pourquoi je l’ai embrassé….

Impossible de comprendre, tout autant que faire demi-tour, maintenant qu’il l’avait embrassé, le blond allait devoir se sauver, et vite, s’était d’ailleurs l’idée qu’il avait eue à l'origine, mais … au final, pas le temps, l’autre crétin passait ses bras autour de lui, et il était impossible de se défaire de son étreinte. Décider, pas de prochaine fois, il ne défendrait pas le brun en cas de problèmes… Il avait largement assez de force pour le faire lui-même après tout.

Adriel songea une seconde à mordre la lèvre du brun pour le forcer à rompre l’échange, un songe qui le quitta bien vite hélas.

Mon cerveau, ce traître.


Lorsque la fin du baiser vint enfin, le jeune homme songea à une fuite, s’était bien la seule échappatoire qu’il lui restait,, mais, ce fut impossible, l’autre avait déjà prévu le coup et le porta jusqu’au lit, ne lui laissant pas l’option de fuir, mais offrant un nouveau baiser-frisson à son cou. Toute la suite était venue si vite, qu’il n’eut pas le temps de réfléchir, la tête du brun s’était posé contre son torse, ses mains se baladaient sur lui et rien ne les éloignait l’un de l’autre.

-Je…

Que dire, comment lui répondre. Bien sur qu’il devrait partir, il le devait forcément, ce serait idiot de ne pas le faire, il avait déjà souffert des jours durant, supporté des tas de conneries et du se plier aux exigences d’un crétin arrogent et pas « normal » même selon une norme très laxiste. Bien sûr,’il devait partir, changer de chambre une bonne fois et mettre fin à tout ce calvaire.

-J’en sais rien.


Quewoi ?!


Comment ça « je n'en sais rien », comment ce type pouvait avoir ce pouvoir sur lui, Adriel n’avait jamais été masochiste, il n’avait jamais supporté l’injustice concernant les plus faibles soit, mais là, s’était ridicule, bien sûr qu’il allait partir, et il allait le lui dire. Après avoir fini de fixer le plafond pour ne pas regarder celui qui se trouvait encore trop près. Ça devait être ça, ça ne pouvait être que ça.

Le blond sent ses joues chauffées d’un coup alors que l’autre lui murmurait des choses improbables. Soit, il n’était pas normal, mais ne pouvait-il pas se taire, Juste évité de prendre la tête et se taire.

-Parce qu’on est « proche » ?


ENFIN !


Première fois que le blond parvenait à lui sortir ce qui lui était réellement passé par la tête, serait-ce un bon signe.

-Ne soit pas idiot.


Bonne suite.

-Je ne suis pas un assassin.


Sinon il aurait fait un autre usage de la latte, mais là, la conversation semblait mieux partie, ne restait qu’à lui dire qu’il allait partir, juste, lui dire.

-…

Bon, alors au moins repousser le brun. Adriel passa le bras sur le dos de Caym, et… et bien rien, il posa juste une main sur lui, glissant légèrement vers son bassin.

Qu’est-ce que tu me fais là, vire ce putain de truc de ton pieu !

Traître de cerveau…


-Pourquoi …

Je ne veux pas savoir bon sang…



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Dim 7 Mai - 0:27
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"Je", ce n'était pas une réponse, non. Bien sûr, je tentai de lui laisser le temps de se reprendre et de composer une réponse mais dans le même temps, j'avais l'impression que ses propres actions l'avaient choqué. Pourtant, il l'avait voulu, non ? On n'embrassait pas quelqu'un juste comme ça. Ou en tout cas, pas quand on était Adriel Vial. De sorte que je n'étais pas sûr de comprendre où était le trouble. Était-ce parce qu'il avait compris qu'il m'aimait bien ?

Je n'aurais pas pensé que cela ferait autant d'effet au blond en tout cas. Donc... Il ne savait pas. J'aurais préféré qu'il sache avant de se montrer illogique et de faire le contraire de ce qu'il avait pensé. Là, je n'avais aucun moyen de savoir comment il allait réagir plus tard à part comme une bombe à retardement. Et le pire, c'était que je ne trouvais pas si mal qu'il soit déboussolé. Parce qu'il était mignon comme ça. Mais personne ne m'entendrait le dire. Personne.

Bien sûr, il ressentit le besoin de revenir sur ce que je venais de dire? Rien de surprenant, en fait, on n'avait pas cessé de "s'attaquer" sur des mots. Comme si à chaque fois, l'on avait pas su utiliser les bons pour s'adresser l'un à l'autre. Je laissai un petit silence avant de murmurer en faisant bien attention à ne pas parler trop fort tellement ça allait être trop. Je ne me lèverai pas demain, j'en étais certain. Pas avec le mal de crâne que je m'offrais et qui allait devenir de la fièvre.

-Je parlais physiquement. Mentalement, y'a encore du chemin.

Surtout de mon côté. J'étais certain que c'était ce qu'il penserait après ma réponse. Après tout, j'étais le plus bizarre des deux.

Quant à être idiot, on l'était tous les deux à notre façon. Peu importe, cependant, sa main sur mon corps était... étrange. Dans le sens où il était tout de même en train de me caresser le bassin au lieu de me frapper là encore ou de me repousser, ce qui aurait été plus logique. Mais décidément, j'étais certain que la logique était la dernière chose qu'il savait manier quand il s'agissait de moi. Sa main était chaude en plus. Ce contact était le plus doux que je n'avais jamais eu. J'en rosissais presque. Ou peut-être que c'était déjà fait en vérité. C'était aussi gênant que plaisant.

-Pourquoi quoi ?

Je posai une main libre sur l'une de mes tempes, je massai un peu sachant que c'était trop tard pour réparer mon état. Ma gorge me faisait mal aussi en plus d'être sèche, normal, pour un organe que je n'utiliserai normalement que pour respirer. Je massai encore un peu avant de regarder le cou d'Adriel. Il avait frissonné quand mes lèvres s'y étaient posé. Avait-il apprécié ? Il avait sciemment évité ce que j'avais dit sur notre premier baiser. Bon alors... Que dire ? Voilà pourquoi je préférai mes petits mots, j'avais le temps de réfléchir.

-Merci... De m'avoir aidé.

Je me léchai les lèvres et je posai les lèvres sur les siennes. J'avais envie. Mais il me frapperait non ?

Pourquoi cela ne pouvait-il être simple ?


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Lun 8 Mai - 23:24


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Comment, y a encore du chemin ?!

Pas question qu’ils finissent par devenir proche mentalement, il n’avait aucun besoin de ça, bien au contraire, le blond n’avait aucune envie de se prendre la tête avec l’autre nul qui allait encore s’en prendre à lui après coup. Pour n'importe quelle raison, soit dit en passant, un simple mot qui suffirait à l’énervé, ou même un manque de mot…

Aucune envie de rester proche, physiquement non plus, soit dit en passant, mais le corps du blond refusait de le repousser comme il le désirait, fait qui était particulièrement déplaisant. Quant à celui de commencer à apprécier la chaleur de cette présence proche de lui, mieux valait ne pas en parler.

Pourquoi quoi … pourquoi tout, pourquoi il se mettait à râler, pourquoi il venait de l’enlacer, pourquoi il avait répondu au baiser, pourquoi il l’avait mis sur le lit, pourquoi il restait là au lieu de ce tiré pour faire n’importe quoi d'autres, pourquoi il commençait à ressentir ce genre de choses, et moins l’envie de l’assassiner sauvagement.

-Pourquoi tu as répondu au …

Tu vois, petit con, alors fait pas celui qui comprend pas.

-Pourquoi tu parles maintenant ?

Le blond ne bougeait pas, sa tête lui criait de virer ce type de son lit, vite et bien, et il était en accord avec lui, mais son corps se contentait de bouger la main qui était posée sur lui, en faisant une ridicule caresse.

-C’est ma porte aussi …


Voilà, c’est pas pour lui, c’est pas pour qu’il m’enlace ou m’embrasse. Je peux donc me défaire de ça.

Et voilà qu’il revenait dans un baisé des plus tendres…

Mais mord le bon sang.

Le blond répondit au baiser, glissant même une main dans le cou du brun et le gardant bien tendrement serré contre lui. Le blond passa sa seconde main sur le corps bassin du brun, le faisant approcher un peu plus encore.



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Mar 9 Mai - 11:55
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Il s'interrompit mais déjà là, la question était plus compréhensible. Pourquoi avais-je répondu au baiser ? Probablement parce que j'aimais la sensation de ses lèvres contre les miennes et même plus ? Il ne se doutait pas d'à quel point je n'avais jamais été aussi proche de quelqu'un à part lui. Pourtant, à mon sens, mon comportement offrait plusieurs clés pour le saisir. Bien qu'au fond, le fait qu'il n'ait pas compris n'était pas surprenant puisque de base, il ne voulait même pas entendre parler de moi.

Par contre, devais-je réellement répondre à la question ? Parce qu'il ne l'avait pas fini et qu'il se pouvait donc qu'il ne veuille pas savoir finalement. La deuxième interrogation fut complète mais elle faillit m'arracher de ce que je faisais, à savoir l'éteindre tendrement. Ou en tout cas aussi tendrement que j'en étais capable. Je me mordis la lèvre une courte seconde pour ne pas penser aux conséquences sur mon cerveau, à savoir que je ne me lèverai pas demain. Je bougeai à peine pour me coller pourtant plus contre lui.

-Ecrire aurait pris trop de temps pour te communiquer ce que j'avais à dire. Et tu allais partir... Ça ne se poursuivra pas,.. Je vais être malade demain pour avoir parlé.

C'était peut-être psychosomatique mais en attendant, c'était bien réel pour moi. Je savais que j'avais déjà un début de fièvre. Tout mon corps me détestait pour ce que je lui faisais subir actuellement. Et j'avouais être d'accord avec lui. Je ne supportais toujours pas de m'entendre.

Bien sûr, il minimisa son aide en disant que c'était aussi sa porte. Oui, certes, mais pas réellement son problème. J'allais devoir trouver un moyen de le couvrir. Le mieux était de dénoncer le groupe d'harceleurs... Je trouverai quelque chose mais en attendant, je regardai Adriel.

Et je l'embrassai.

Surpris qu'il me réponde et même qu'il me rapproche davantage de lui comme s'il y avait eu trop d'espace entre nous de prime abord. Je sentis sa main dans mes cheveux, le bruissement que provoquait le déplacement de mes mèches, le presque sifflement de nos respirations trop courtes alors que nos langues dansaient ensemble. Tous ses bruits que nous faisions avaient un effet contradictoire sur moi. Il me plaisait de les entendre de lui mais pas de moi. Cependant, je m'obligeai à oublier cela pour juste profiter, caressant sa taille... Avec son cœur qui battait plus vite, ses légers déplacements sur le matelas. Je n'avais pas besoin d'avoir les yeux ouverts pour le voir dans tout ce qu'il avait de beau en ce moment même. Ce que je lui murmurai ensuite, les pupilles toujours closes.

-Tu es beau... Ton cœur... J'ai l'impression que tout ton corps essaie de me parler.

Il n'y avait aucune taquinerie dans ma voix, aucun jugement non plus. Je rouvris enfin les yeux pour le contempler, me tenant un peu sur mes bras pour ne pas l'écraser. Nous étions à un espèce d'instant important et j'avouai que je ne savais pas quoi faire. J'avais voulu qu'il soit à moi, oui. Mais je n'avais pas prévu les sentiments qui découleraient de tout ça. Je me retenais de me sentir possessif en sachant que j'étais le seul qui avait obtenu tout cela de lui mais je me penchai tout de même pour l'embrasser dans le cou. Sentant sa carotide vibrer sous mes lèvres.

Et... Et si on dormait ? Sauf si tu as d'autres questions...

C'était le mieux à faire à mon sens. Je ne pouvais pas aller plus loin et j'étais même un peu trop déboussolé pour réfléchir et savoir quoi faire. Je savais juste que je voulais encore rester contre lui. De sorte que...

-Puis-je rester contre toi ? S'il te plait.

Il n'y avait bien qu'à lui que je risquais de dire "s'il te plait" sans avoir l'impression de m'arracher la langue. Ou plutôt la plume dès demain.


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Mer 10 Mai - 23:09


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La situation paraissait tellement folle. Le blond n’avait pas imaginé avoir une seule seconde finie dans ce genre de position avec le brun. Et encore moins que son corps ne lui obéirait plus, à croire que sa tête donnait des ordres dans le vide. À moins qu’elle ne joue simplement un double jeu… Enfin, il finit quand même par se résigner plus ou moins, écoutant les réponses à ses questions en silence, cela valait mieux.

-Malade…

S’était presque touchant de le savoir, presque autant que stupide. Quand bien même il aurait quitté la chambre, il serait resté dans l’école, Caym aurait donc facilement pu le retrouver si ça avait été nécessaire. Donc au fond, bien que ça n’est pas été totalement inutile vu qu’il avait finalement réussi à avoir de l’emprise sur le cerveau du blond, ça restait particulièrement idiot.

Déjà que la situation paraissait gênante, le brun en rajouta une couche, donnant un nouveau baisé, puis de nouveaux « compliments », enfin, ce qui devait sans doute être pris comme tel. Adriel sentait ses jours chauffés un peu plus à chaque mot prononcer et fini juste par tourner la tête.

-Tu crois.

Son corps pensait principalement « casse-toi » ou alors, ça n’était que sa tête, il l’aurait bien poussé hors de son lit, toujours mais impossible de se faire obéir, alors, il resta sagement en place, laissant faire. De toute façon, monsieur papillon partirait vite pour retrouver son lit et ses bestioles. Et puis non, rien de ça, bien au contraire, le brun lui demanda même s’il pouvait rester, ce à quoi la tête de l’artiste lui cria de répondre « même pas en rêve », et ses mots se glissèrent à ses lèvres et sortirent sans même rester cohérent, au lieu du message désiré, le jeune homme ne put que souffler.

-Éteint la lumière, avant.

Je suis sur qu’il a trouvé le moyen de m’empoisonner, comment mon cerveau pourrait-il perdre tout contrôle sans ça ?!

Va mourir ! Ne reste pas dans mon lit, vas-t'en !

-Bonne nuit.

Nan pas bonne nuit, mauvaise nuit, meurs dans ton sommeil.

Autant le dire, le blond allait avoir une sacrée migraine, son esprit voulait tellement le virer, et son corps espérait tout juste le garder, plus près, plus serré. De quoi le rendre fou.




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Jeu 11 Mai - 21:18
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Il me semblait tout de même un peu perturbé par tout ça. Il ne l'avait sûrement pas prévu mais moi non plus. Il fallait dire que prévoir quoique ce soit avec ce blond m'avait fait aller droit dans le murs. Pour autant, je n'aimais pas tellement ne pas du tout avoir de plan. Il avait l'air perdu de savoir que je serais malade d'avoir autant parlé tout comme il l'était aussi après ce que j'avais dit sur son cœur. Comme s'il avait sa propre interprétation mais que tout se mélangeait dans son crâne.

Mais ce n'était pas le plus important. Il venait de m'autoriser à rester dans son lit, contre lui. J'avouai que cela, c'était vraiment une surprise. Qui me prouvait que je ne le comprendrait décidément pas. Je me levai rapidement pour éteindre la lumière, coulant mon corps contre le sien. J'étais déjà en train de m'habituer à sa chaleur, ce qui n'était pas une bonne chose sur le court terme puisqu'il me détestait toujours. En fait, je profitais énormément de la situation, il fallait le dire. Il n'avait pas pu changer d'avis sur moi aussi facilement.

Cependant, même si je savais que j'en profitais, je voulais continuer. J'étais un possessif égoïste. Savoir que je l'aurais juste à moi au moins une nuit, c'était tout simplement... Jouissif. Mon bras autour de lui, mon nez dans son cou, je respirai donc son odeur. Aucun de nous deux ne s'étaient lavé, aucun de nous deux n'avaient réellement sommeil, je supposais. Mais je ne voulais pas perdre l'avantage que j'avais. J'étais un vilain. Et j'étais content de l'être.

-Bonne nuit, Adriel...

Et je laissai un baiser sur sa peau, réussissant à sombrer dans une sorte de douce somnolence.

Pour rien au monde, je ne céderai ma place.

Sauf mon plus grand rêve mais c'était une chose que je devais réaliser moi-même.



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Eviter et stagner ? PV Adriel
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