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Boîte à rumeurs

Il paraîtrait que la nouvelle prof de "tolérance" aie des tendances cannibales... - Lamavoyeur

On dit que la première du classement de l'Académie n'a pas eu un seul ami pendant tout son cursus... - Lamavoyeur

Eh les gars ! J'ai entendu dire que Ritsu aurait dit à Zack que Kelya aurait des vues sur Skye mais qu'elle aime trop le fouet de Alistair pour oser déclarer sa flamme à l'élue de son c*l - Anonymousse

Plop? Apparemment les disputes de couple se font de plus en plus fréquentes dans le placard de Caym et Adriel...

Un potin?

à adopter de toute urgence !

Shadow city news

« Suite à l'attentat perpétré sur la personne de Charles Emmett, le délégué de la commission nationale de Recherche et Développement, pendant la démonstration des nouvelles technologies conçues pour amener la paix et la sécurité à Shadow City, les autorités n'ont pas encore présenté de coupable. Selon nos sources, il pourrait s'agir d'un acte terroriste pro-maudit non revendiqué. »

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©linus pour Epicode

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Du silence, je veux du silence [Libre]

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Jeu 16 Mar - 1:12
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« Du silence, je veux du silence.»
Même si c'est impossible...

Entouré de livres sur les insectes et les fleurs, je n'avais pas réellement mal à la tête. Mais j'étais fatigué de ce bruit constant que faisait tous ses inconnus. D'où le fait que je me sois réfugié dans la bibliothèque. C'était censé être un endroit silencieux mais en réalité, le silence était n'existait pas. Je le savais plus que quiconque. Même dans un jardin en pleine nuit, il y avait du bruit. Les insectes qui sortaient se nourrir, les plantes qui poussaient et rejeter le gaz carbonique... Toujours un son pour éveiller mon intérêt quand j'étais enfant. Je les avais tous appris de mon mieux pour ne plus qu'il me surprenne et m'empêche de dormir.

Et dans ces lieux... C'était différent. Et je savais que ma méthode habituelle ne serait pas applicable. Il me faudrait apprendre toutes les voix, toutes leurs modulations. Je n'avais aucune envie de perdre autant de temps, pas plus que je n'avais envie d'apprendre à les connaître. Je voulais juste qu'ils sachent se taire comme cela était demandé dans cet endroit. Sauf qu'ils étaient tous ineptes à faire cela. Je me massai les tempes. J'avais oublié combien je pouvais être affecté par tous les nouveaux bruits que l'on mettait à ma portée. J'avais oublié que personne ne pouvait m'aider pour me reposer.


Les abeilles sont les insectes les plus important de la création puisqu'elles pollinisent les fleurs et sèment le pollen dans toute nature pour renouveler le cycle et offrir au monde tous les végétaux dont il a besoin...

Impossible de me concentrer. Peut-être aurais-je dû choisir la nature, la forêt ? Après tout, là, j'aurais été en terrain  connu. Je me passai une main lasse sur le visage avant de fermer mon carnet de notes. Je ne pourrais pas travailler dans ses conditions, pas tant que je n'aurais pas trouvé un moyen de me concentrer sur... En fait, sans doute que je devrais justement me concentrer sur les bruits que je connaissais intimement pour en oublier les autres. Je faillis esquisser plus que mon sourire habituel et je fermai les yeux pour me mettre au travail.

Bientôt, je reprenais le début de ma thèse avec une rigueur renouvelée, bercé par les pépiements des oiseaux, les bruissements des pages, les battements de cœurs, les respirations, les crissements du crayon sur le papier. Enfin, j'avais le "calme" dont j'avais besoin. Enfin j'avais la solution qu'il me fallait...

Mais semblait-il que je ne pouvais avoir la "paix" très longtemps... Qui allait oser me déranger ?

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Mar 18 Juil - 1:17

Reyha E. Azarov & Caym Lightbird490 mots ▬ Reyha speak in red
Du silence, je veux du silence.


- Si t'es si sûre de toi, t'as qu'à aller le défoncer.

Le silence se fit alors que les deux garçons qui se toisaient méchamment fixaient leurs regards choqués sur elle. L'apostrophé baragouina un truc incompréhensible, avant que l'autre n'ouvre la bouche:

- Mais si je fais ça, j...

- Tu vas te faire coller? Exact, peut-être même renvoyé à vrai dire. Et c'est moi qui me ferait un plaisir de commander tout ça, mais au moins ça t'auras calmé.

L'insolent rentra sa tête dans ses épaules, avant de filer dans le couloir. L'autre se contenta de rester en place comme un piquet, alors que la pionne lui lançait de ne pas être en retard à son prochain cours. Les sciences n'attendent pas.
Ses mains s'enfoncèrent dans ses poches alors qu'elle soupirait: elle rêvait de vacances, de calme et de sérénité. Et pour toute récompense à ses services auprès de l'administration de Castlemist, Reyha n'avait le droit que de s'occuper des cas problématiques. Fort heureusement, ils n'étaient pas bien nombreux ni bien compliqués... c'était surtout Kelya qui foutait le bordel en général, parfois suivit par Skye - ça l'inquiétait d'autant plus à vrai dire -.

Son portable tourna rapidement dans sa main, alors qu'elle fouillait du regard son mémo. En quelques heures, la brune avait réussi à éliminer la plupart des gêneurs. N'en restait que deux, Adriel et Caym. Il allait falloir qu'elle essaye de trouver au moins l'un des deux. M'enfin, ce n'était qu'une petite plainte, mais comme elle avait eu la flemme de le faire avant...
Deux, trois coups de fils plus tard, la mutante dévalait les marches des escaliers en direction de la bibliothèque. Adriel étant aux abonnés absents, c'était Caym qui allait se la coltiner. Après tout, ce n'était qu'une histoire de bruits. Quels bruits? Aucune idée, soit des engueulades, soit des rires ou peut-être autre chose? Nevermind.

Son regard s'arrêta sur une tête concentrée, alors que ses jambes arrêtaient leur marathon parmi les rayons de la bibliothèque. Et son esprit commençait à vagabonder vers sa pause matinale, alors qu'elle se dirigeait vers le pauvre gosse qui avait enfin réussi à se concentrer.

- Caym? J'ai à te parler.

Son ton était ferme, sans pour autant être menaçant. Il ne laissait aucune place au refus cependant. La rasée posa une de ses fesses sur la table, passant rapidement son regard sur les livres et feuilles qui traînaient avant de prendre la parole d'une voix basse:

- J'ai reçu plusieurs plaintes de vos voisins de chambres à Adriel et toi quand au bruit que vous faites.
Je n'ai pas demandé de précisions, mais quoique ce soit,
elle appuya bien sur le mot en haussant un sourcil, il faut que ça cesse.


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Dim 23 Juil - 17:21
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« Du silence, je veux du silence.»
Même si c'est impossible...

Une voix féminine me vrilla les oreilles, me poussant à lever la tête alors qu'elle osait utiliser mon prénom comme si c'était un droit parfaitement commun. Comment dire que dès lors, la conversation commençait mal ? Et que j'avais très envie de la faire saigner des oreilles et d'abandonner son cadavre dans la première décharge venue. Mais je ne pouvais pas faire cela, je me savais surveiller, les scientifiques ayant travaillé sur moi ne voulant pas perdre le fruit de leurs recherches.

Mon regard glacial sur la jeune femme qui n'avait rien d'autre à faire que de commencer une conversation par "j'ai à te parler" sans un bonjour, je me disais que j'allais en prendre pour mon grade sans aucune raison particulière pour le coup. A moins que les garçons qu'avaient tabassé Adriel était allé le dénoncer. Hum... Avec un sourire presque cordial. Presque puisque la politesse n'était pas du tout un trait de caractère de mon interlocutrice, je taillai mon crayon et j'écrivis sur mon calepin que je lui tendis ensuite.

Bonjour, oui, je vais bien, merci de poser la question. Et vous comment allez vous ? Et puis, qui êtes vous et de quel droit m'appelez-vous par mon prénom ?

Si elle s'était attendu à entendre ma voix, elle allait être déçue. Je n'avais aucune idée d'à qui j'avais à faire et le fait qu'elle s'installe sur la table avec la possibilité d'écraser mes feuilles avec ses fesses me fit quelque peu tiquer. Et elle poursuivit sur sa lancée en plus. Quoi, Adriel et moi faisions trop de bruits ? Je ricanai silencieusement. Oh, peut-être bien, j'avais quand même rendu le blond fou furieux plusieurs fois. Mais de là à dire que nous étions plus bruyants qu'eux, c'était une bonne blague.

Jouant avec mon crayon, je regardai donc la fille avec un sourcil levé, en proie avec une certaine envie de la faire tomber. Dommage que je doive être si sage...

Nous avons quelques disputes Vial et moi, en effet, mais un, je ne parle pas comme tu peux le voir et deux, ses disputes, au nombre de deux ou trois ne méritent pas du tout d'être dénoncés alors qu'ils se permettent de boire de l'alcool dans le dortoir et de se moquer de moi parce que je suis muet.

J'avais souligné le mot "muet" pour bien faire comprendre que la raison de sa venue était plus que risible et stupide. Ah, quand l'hôpital se moquait de la charité, vraiment... Je collai mon dos au dossier de ma chaise, continuant d'observer cette fille... La tête à moitié rasée, des mèches roses. Comment dire ? Elle se remarquait à des kilomètres. Et c'était bien sûr, moi, le muet, que l'on venait emmerder. Parce que pourquoi pas, n'est-ce pas ?

Se sont-ils dénoncés pour avoir dessinés des mots à la bombe sur notre porte ou se sont-ils contentés de faire les victimes ?

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Sam 29 Juil - 0:22

Reyha E. Azarov & Caym Lightbird481 mots ▬ Reyha speak in red
Du silence, je veux du silence.


Vu la tête que Lightbird tirait, il n'était pas content de la voir. En même temps, la pionne ne l'avait pas abordé avec la plus grande des politesses. Et elle s'en foutait royalement.

- Bonjour, oui, je vais bien, merci de poser la question. Et vous comment allez vous ? Et puis, qui êtes vous et de quel droit m'appelez-vous par mon prénom ?

La punk haussa un sourcil en retirant une feuille qui était coincée sous ses fesses. Elle vérifia qu'elle n'était pas froissée et la posa doucement à côté des autres pour éviter de les abîmer. La brune ne releva pas l'absence de son qui émanait de la bouche de l'étudiant. Après tout, il pouvait bien avoir une extinction de voix. M'enfin en cette saison...

- Je suis Reyha E. Azarov, surveillante dans ce pensionnat; c'est vrai qu'on ne s'est pas beaucoup croisés.

Caym semblait l'écouter plus qu'agacé, son crayon tournant à une vitesse folle entre ses doigts alors qu'il réfléchissait à ce qu'il allait tracer sur le papier.

- Nous avons quelques disputes Vial et moi, en effet, mais un, je ne parle pas comme tu peux le voir et deux, ses disputes, au nombre de deux ou trois ne méritent pas du tout d'être dénoncés alors qu'ils se permettent de boire de l'alcool dans le dortoir et de se moquer de moi parce que je suis muet. Se sont-ils dénoncés pour avoir dessinés des mots à la bombe sur notre porte ou se sont-ils contentés de faire les victimes ?

Reyha lut attentivement la note. Ah, une extinction de voix permanente? Ou il était juste muet. Si c'était le cas, elle n'en avait pas entendu parler. En même temps, elle n'avait pas accès aux dossiers des étudiants, et celui-là avait l'air plutôt sage en effet. Normal qu'elle n'en ait pas entendu parler.

- Je n'en ai aucune idée. S'ils font des choses qui t'incommodent, signale le à la vie scolaire. On a pas mal de sanction pour ça, surtout s'ils se moquent de toi. Tu veux m'donner des noms? Après tout, une punition ne fait jamais de mal, et ça pourrait à toi te faire du bien.

Un sourire en coin appuya ses dires alors qu'elle retenait un clin d'oeil. Ouais, ce gosse était plutôt calme, quoiqu'un peu sarcastique sur les bords ce qu'elle pouvait comprendre. Et s'il y a bien une chose que la surveillante détestait c'était le harcèlement. Elle prenait un malin plaisir à s'occuper des sales mômes qui s'en prenaient aux autres, quelque soit la raison. De plus, s'il y avait une histoire de dégradation du matériel scolaire, cela allait faire pas mal de vagues...


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Dim 30 Juil - 14:13
Cette bibliothèque est déjà dix fois moins bien fournie que la bibliothèque municipale de la ville, mais bon, au moins, étant dans l'enceinte du campus, je m'y fais moins emmerder par des anti-maudits. Surtout après cette histoire d'attentats, c'est devenu compliqué de se balader en ville.

Je n'entendais que la moitié de la conversation, puisqu'il n'y avait qu'une personne sur deux qui parlait. Mais dans la bibliothèque, c'était déjà beaucoup. Surtout une engueulade par une pionne. Bon, j'aime bien Reyha, malgré son côté un peu à cheval sur le règlement elle a jamais été super chiante avec moi. Je pense que les gens s'habituent peu à peu à mes absences répétées - et puis, comme j'ai les meilleures notes de l'Académie la plupart du temps, ils ne trouvent pas grand-chose à redire. Mais, c'est quand même elle qui est venue me coller de temps en temps.

-Sinon, tu préviens Kelya, elle ira péter des genoux... Mais si t'as envie de continuer à t'en prendre plein la gueule, le meilleur moyen, c'est que le staff s'en mêle.

Les petits nouveaux qui pleurent dans les jupes de l'administration, la plupart du temps, dans les deux semaines on les retrouve en caleçon dans un couloir et les chaussures sur le toit... Et puis, faut pas se leurrer, c'est assez fréquent qu'on en vienne aux mains ici. Déjà, quand je me suis fritée avec Kelya au milieu de la cour on a juste été collées une heure...

Bref. J'avais jamais vu cet étudiant, sûrement un nouveau. Peut-être pas. Ma réputation de "tête d'ampoule" me précède et j'ai pas beaucoup d'amis, peut-être que je l'ai juste jamais remarqué. Il a l'air d'être muet. Et c'est un mutant, à ses yeux. S'il peut pas parler, il peut pas être aussi chiant que les autres... Je me demande à quoi ressemblent ses notes.

-Plus sérieusement, sans en venir à un concours de taille de bite, essaye de faire comprendre aux autres que t'es pas un souffre-douleur. Et si tu pensais être arrivé dans le paradis de la tolérance envers les mutants, désolée... On est toujours à Shadow City.

Je vais probablement me faire engueuler par la pionne... Bah. Je suis sûre qu'elle adore ça!
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Lun 31 Juil - 14:18
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« Du silence, je veux du silence.»
Même si c'est impossible...

Est-ce moi ou elle venait de se présenter en faisant tout de même attention à ne pas prononcer son deuxième prénom, juste la première lettre ? Et puis surveillante... C'était certain que je ne l'avais ni vu, ni remarqué. Les gens avec un semblant d'autorité ne m'intéressaient absolument pas et il fallait être honnête. Elle n'avait rien d'effrayant bien que je n'avais aucune idée de ce qu'elle pouvait faire ou non. Je restais perplexe sur une chose cependant : comment avait-on accepté une surveillante avec un look pareil ? Et puis après tout, ça n'était pas mon problème. Je voulais juste qu'elle me lâche avec cette histoire de gosses pleureurs. J'aurais dû les tuer, Adriel avait été sans doute trop doux avec eux. Même si bien sûr, ce n'était pas l'effet qu'il avait eu envie de donner.

J'eus un rire silencieux, parfaitement sarcastique, quand elle me dit que je devrais le signaler. Non mais vraiment ? Elle voulait que ça empire et que je finisse réellement par enterrer des cadavres dans la forêt ? Elle devrait le dire comme cela alors. En référer à l'autorité, c'était passé pour un faible incapable de régler mes problèmes seuls. Ce qui ne ferait que m'en donner davantage. C'était la loi du plus fort, ici aussi, être dans une école ne signifiait pas qu'il fallait abandonner ses instincts et se laisser bercer par une impression de sécurité. Personne n'était en sécurité, jamais. Encore plus dans ce monde. J'écrivis rapidement.

Ai-je l'air masochiste ?

Parce que si elle m'en laissait l'occasion, je pourrais lui prouver un bon nombre de fois que j'étais un sadique en réalité. Ce fut le moment que choisit une autre fille pour nous rejoindre, à la voix aussi aiguë que la première. J'allais les collectionner aujourd'hui ? Dommage, je n'avais pas de tableau et d'épingles assez grosses pour ce genre d'insectes. Oh, ce que j'étais méchant dans mon esprit, dommage que je ne puisse l'être en réalité. Le fantôme de la prison qui planait au dessus de tout cela me poussait à me tenir à carreau. Bien sûr, pas de politesses entre nous... C'était quoi ça ? Alors parce que j'étais muet, ce n'était pas nécessaire ? Ou c'était juste une sale habitude ? J'avais presque envie de leur enseigner à dire bonjour en relâchant mon pouvoir.

Je sais quoi faire pour les calmer. Et Vial est de mon côté au moins pour ça. Merci

Je n'allais pas perdre de temps à saluer puisque cela ne leur venait pas à l'esprit. Bien sûr, l'inconnue ne se présenta pas plus mais nous n'étions plus à cela près. Je retins un profond soupir qui aurait été tout autant silencieux que le reste de ma personne.

Je ne risque pas de mêler le personnel de l'école à cela. Ils seraient aussi inutile qu'un pansement sur une fracture.

Elle s'excusait de la ville où l'on était. Pour quoi faire ? Semblais-je surpris de ce que ces abrutis faisaient ? Étais-je venu me plaindre ? Non, c'était eux et encore eux qui faisaient les idiots. Et c'était moi qui pour le moment me payait le sermon. Oh, quand je leur mettrais la main dessus ce soir, ils allaient être sourds pendant un temps. Avait-on idée d'énerver un être tel que moi ? La bêtise faisait oublier à la plupart les notions élémentaires de prudence. J'avais juste l'air inoffensif, je ne l'étais pas.

Observant la nouvelle venue, encore une excentrique à sa façon bien que plus mesurée quand même, après tout, ce n'était que des cheveux bleus, je me disais que les filles avaient aussi un sacré caractère dans le coin. A la manière dont elle parlait, je ne doutais pas qu'elle avait elle-même distribué quelques coups de poings. Je réorganisai rapidement mes feuilles, au cas où elle aurait l'idée elle aussi de s'asseoir sur la table et j'écrivis pour elle.

La tolérance est un doux mensonge. Je n'attends rien de personne, pas plus de la pitié que de l'amour. J'aime être tranquille et je déteste les humains. Ni plus, ni moins.

Et je revins à la surveillante. Sûrement qu'elle allait déclamer quelque chose.



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Ven 11 Aoû - 15:37

Reyha E. Azarov & Caym Lightbird & Skye Reid783 mots ▬ Reyha speak in red
Du silence, je veux du silence.


-Sinon, tu préviens Kelya, elle ira péter des genoux... Mais si t'as envie de continuer à t'en prendre plein la gueule, le meilleur moyen, c'est que le staff s'en mêle.

Reyha se retourna vers l'insolente qui venait de lâcher sa réplique d'un ton nonchalent, comme si elle avait toujours été là. Son regard vairon tomba sur la tête brune et désabusée de Skye alors qu'elle levait les yeux au ciel. C'n'était qu'elle.

- J'aimerai garder un semblant de crédibilité auprès d'mes élèves Skye. Soupira-t-elle d'un ton faussement agacé.

Caym semblait... saoulé d'une nouvelle présence féminine à sa table. En même temps, il fallait dire qu'elles envahissaient un peu son espace vital, ce qu'il n'avait pas l'air d'apprécier. Pourtant trop poli pour les envoyer bouler, il se contentait de regard froid et détaché, agrémenté de répliques papiers un tantinet acerbe.

- Ai-je l'air masochiste ? Je sais quoi faire pour les calmer. Et Vial est de mon côté au moins pour ça. Merci.

La surveillante leva un sourcil mais ne répliqua pas, se contentant de faire tourner son regard sur la table, avant qu'il ne retourne se poser sur un nouveau bout de papier tendu par l'occupant principal du lieu. Hum, niveau gaspillage ça y allait. Elle allait simplement finir par lui acheter une ardoise, ça serait beaucoup plus pratique pour lui et pour tout le monde d'ailleurs. L'écologie, tout ça...

- Je ne risque pas de mêler le personnel de l'école à cela. Ils seraient aussi inutile qu'un pansement sur une fracture.

Un petit ange passa dans la tête de la punk. Les deux étudiants discutaient, alors qu'elle avait l'impression de s'en prendre plein la tronche sans qu'ils ne le remarquent, ou même le fasse exprès. Skye sortit quelque chose comme quoi la tolérance n'était malheureusement pas de mise dans la ville. Puis un truc à propos d'un concours de taille de bite, ce qui la fit soupirer.

- Skye, langage.

- La tolérance est un doux mensonge. Je n'attends rien de personne, pas plus de la pitié que de l'amour. J'aime être tranquille et je déteste les humains. Ni plus, ni moins.

Elle en avait marre et finit par lever les yeux au ciel en faisant claquer sa langue.

- Z'êtes gonflants les mômes. Cet établissement a justement été conçu pour améliorer les relations entre mutants et humains. La tolérance c'est ce qu'on recherche le plus, en y ajoutant l'acceptation de l'autre. Ce sont des valeurs que vous êtes censés imprimer. Tous les deux. Si des élèves s'amusent à faire souffrir quelqu'un, ils seront sévèrement puni. Le renvoi est facile ici et j'ai le droit de l'appliquer comme je le souhaite, juste en demandant l'accord à la directrice. C'l'avantage de ne pas être un service public.

Sa main passa dans ses cheveux, agacée sans être énervée pour autant. Sa voix néanmoins était assez dure pour imposer le silence aux deux étudiants - bien que pour l'un ça ne soit on peut plus facile -.

- Maintenant si tu ne signales pas les problèmes dans ce genre, je vais envoyer quelqu'un camper devant ta porte. Retenez bien qu'une personne qui fait du mal à une autre personne est forcément susceptible de recommencer avec un tiers. Et je suis payée pour que ça n'arrive pas. Non mais sérieusement, vous avez vu ma gueule?

Elle montra ses cheveux rasés et colorés, ses piercings, ses tatouages et son style vestimentaire. Le langage poli, elle l'avait un peu jeter par la fenêtre.

- Vous croyez qu'on embauche souvent des nanas comme moi dans les écoles? Non, j'ai eu une dérogation spéciale pour plusieurs raisons. Mon but premier est de maintenir l'ordre et d'éviter la discrimination.
C'est pour ça qu'on m'a prise. Pourquoi vous croyez que c'est moi qui m'occupe des colles et des conseils de disciplines? En tout cas un truc et sûr: j'suis trop forte, mais j'ai pas des yeux et des oreilles partout. Donc j'ai besoin d'aide. Et si vous ne signalez pas les problèmes, ils vont s'accroître et le bahut risque de fermer.


Bon, elle allait un peu dans les extrêmes mais c'était ça en gros. Castlemist était le lieu de vie de beaucoup, un refuge pour de nombreux mutants et un cours de tolérance continuel pour tous. Alors, imaginez le désastre s'il venait à fermer.


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Jeu 24 Aoû - 16:47
- J'aimerai garder un semblant de crédibilité auprès d'mes élèves Skye.

Je ne risque pas de mêler le personnel de l'école à cela. Ils seraient aussi inutile qu'un pansement sur une fracture.

Au moins, là-dessus, on est d'accord. Il commence à réorganiser ses feuilles, laissant une place à côté de lui, comme s'il m'invitait ; ou , du moins, comme s'il me laissait une place.

La tolérance est un doux mensonge. Je n'attends rien de personne, pas plus de la pitié que de l'amour. J'aime être tranquille et je déteste les humains. Ni plus, ni moins.

Wow. Du cynisme à l'état brut. Lui, ça doit pas être un marrant à vivre. Un doux mensonge...? Il faut en avoir pris un paquet dans la gueule pour en arriver là... Enfin, il veut être tranquille, de toutes façons. Et il... "déteste les humains". Belle petite bourde diplomatique, de la part d'un mutant, j'espère que personne ne lira son calepin en douce... Il aurait des problèmes autrement plus conséquents.
Je suis sur le point de le laisser à son "doux mensonge" après une petite vanne quand je me fais réprimander par la pionne, et elle finit par perdre patience. Elle lève les yeux au ciel en faisant claquer sa langue, se passant une main dans les cheveux.

- Z'êtes gonflants les mômes. Cet établissement a justement été conçu pour améliorer les relations entre mutants et humains. La tolérance c'est ce qu'on recherche le plus, en y ajoutant l'acceptation de l'autre. Ce sont des valeurs que vous êtes censés imprimer. Tous les deux. Si des élèves s'amusent à faire souffrir quelqu'un, ils seront sévèrement puni. Le renvoi est facile ici et j'ai le droit de l'appliquer comme je le souhaite, juste en demandant l'accord à la directrice. C'l'avantage de ne pas être un service public. Maintenant si tu ne signales pas les problèmes dans ce genre, je vais envoyer quelqu'un camper devant ta porte. Retenez bien qu'une personne qui fait du mal à une autre personne est forcément susceptible de recommencer avec un tiers. Et je suis payée pour que ça n'arrive pas. Non mais sérieusement, vous avez vu ma gueule? Vous croyez qu'on embauche souvent des nanas comme moi dans les écoles? Non, j'ai eu une dérogation spéciale pour plusieurs raisons. Mon but premier est de maintenir l'ordre et d'éviter la discrimination. C'est pour ça qu'on m'a prise. Pourquoi vous croyez que c'est moi qui m'occupe des colles et des conseils de disciplines? En tout cas un truc et sûr: j'suis trop forte, mais j'ai pas des yeux et des oreilles partout. Donc j'ai besoin d'aide. Et si vous ne signalez pas les problèmes, ils vont s'accroître et le bahut risque de fermer.

C'est vrai qu'elle a pas tout du petit salaryman modèle. Elle a même un certain style. Le genre de style qui fait grincer du cul ceux qui sont coincés des dents, voire l'inverse. Par contre, je m'attendais pas à ce qu'elle m'inclue dans son sermon ; j'imagine que ça m'apprendra à l'ouvrir quand je m'ennuie. D'ailleurs, c'est un peu l'histoire de la plupart des colles que je me suis pris. Après, elle a pas complètement tort, le nouveau a pas du tout une attitude qui permettra à l'Académie de durer très longtemps, avec son histoire de tolérance qui n'existe pas. Mais, je pense surtout qu'il s'en fout, en tout cas, il en donne l'impression, et le résultat sera le même. Moi, je suis loin de m'en foutre, mais comme j'en donne l'impression, ben... Le résultat sera le même. Je n'ajoute rien, du coup... Je suis mal placée pour critiquer le nouveau, et j'ai pleinement conscience que la pionne a raison. Reste que rapporter les problèmes, c'est un coup à s'en créer. A moins d'avoir une mutation qui permette de le faire discrètement...

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Ven 25 Aoû - 11:31


Ne pas le tuer, ne pas le tuer

Depuis notre repas au restau, j’évite un peu l’autre casse nouille. Pas qu’il me sorte encore par les trous de nez, enfin pas tout le temps, faut pas non plus mentir … C’est plutôt qu’il est de plus en plus étrange et je ne pensais même pas que s’était possible. Il devient mielleux il s’intéresse à ce que je fais et puis il me fixe sans rien dire ni écrire, quand je suis au travail et pire encore, quand je bosse dans la chambre. Dès que je me concentre sur un truc je sens ses petits yeux, d’un bleu assez profond, mais surtout de fouine qui se fixe sur moi et c’est extrêmement gênant.

Pourquoi je n’ai pas quitté cette chambre après l’avoir rencontré… je ne le saurais jamais.

Du coup, pour m’éviter ça, je pars plus tôt pour le boulot ou je bûche en extérieur. Puis je range bien mon carnet dans un tiroir qui ferme à clé chaque fois que je rentre, pas question qu’il me refait ce coup-là.

Hier soir j’ai fini assez tard au boulot, donc en rentrant, je me douchais, et étalais dans mon lit en étoile de mer. Ce matin, coup de chance (ouai, je suis naïf), je ne travaille pas. Je me suis donc lever un peu plus tard, je me suis habillé et j’ai profité du petit moment calme que j’ai eu, sans cette paire d’yeux qui ne me quittent plus.

-La paix … enfin ….


Si au moins ça pouvait durer. Je me suis tourné en soupirant de bien-être, et je suis tombé nez à nez avec un truc blanc et plein de poussière et bien sur …

-ATCHOU !!!


Mais quel est-le …

Après quelques éternuements, je me suis lever et suis allé chercher un mouchoir pour m’essuyer les yeux, le nez et me moucher….

Je vais le tuer… mon lit est couvert de pollen avec ses conneries … et j’ai le nez qui pique …

J’ai récupéré le bouquet de fleurs posé sur ma table de nuit, et j’étais parti pour l’étaler dans son lit, mais j’ai aperçu le reste.

Je vais le torturer, avant de le tuer.

-Sérieux, c’est qu…


Des chocolats… de marque, ben voyons, il ne pouvait pas éviter de m’offrir ce genre de truc à moi … Et ça c’est… un …nan …

« Ode à Adriel »


Il n’aurait pas osé.

« En ce matin, à peine réveillé,
Je contemplais ton être endormi. »


Est-ce qu’au moins il se rend compte du coté stalker de cette phrase ?

« Tu semblais heureux et peiné,
Et moi, j'aurais aimé contre toi être langui.

Voir le vert de ton regard sur moi,
Me manque et me consume,
Tout comme tes mains et ton air froid,
Quand ensemble nous sommes.

Je sais que je te répugne,
Cela m'amuse, cela m'attriste,
Et pendant ce temps indigne,
Toi, tu joues à être Matisse. »

Tiens, serais ce de la bile qui chatouille mon larynx ?

« J'aimerai que tu me dessines encore, »

Même pas en rêve, jamais je ne te montrerais mes dessins ok.

« J'aimerai que tu ne vois que moi, »

Je vais devoir appeler les flics là … ça deviens une obsession.

« Que ton temple soit mon corps, »

Donc, là je suis parti vomir, et je suis revenu histoire de finir ce ramassis de conneries qu’il doit qualifier de poème.

« Et que mes vœux arrivent à toi.

Alors je t'attends, mon doux Adriel,
Viens rapidement me donner des ailes. »


-C’est pas des ailes que je vais te donner mais de l’élan !


Je me sens bouillir de l’intérieur là, c’est quoi toutes ces conneries.

J’ai donc tout pris, et suis parti de la chambre en bas de jogging, basquettes et veste que je n’ai même pas pris la peine de fermée entièrement. Rien à faire de me balader dans ce qui me sert de pyjama, je vais devoir le tuer pour toutes ses conneries. Je n’ai pas eu à le chercher bien longtemps, le matin il est dedans il bosse, s’il n’est pas en classe, il est là où il y a du calme.

Direction la bibliothèque avec les bras chargés d’un bouquet de fleurs, d’une boîte de chocolats et d’une feuille.

Et c’est encore moi qui me paie la honte dans les couloirs, comme si j’avais qui que ce soit à qui faire une déclaration. Je lui ferais payer pour ça aussi. Je suis entré dans la bibliothèque, l’air très calme, enfin, en dehors, puis je me suis avancé, cherchant du regard l’emplacement de la scène de crime. J’ai fait une boulette avec la feuille de papier et je lui ai jeté dans la tête à une certaine distance.

Le pire est encore qu’il me fait des traquenards dans le genre et qu’il flâne avec deux filles…

POURQUOI J’AI PAS QUITTER CETTE FOUTUE CHAMBRE ?!

-Dis, Caym, tu te foutrais pas un peu de moi ?


Je ne sais même pas comment j’ai pu résister à l’envie de crier, je suis resté calme, froid, je pourrais être un assassin, surtout quand il est là. Je me suis approché, j’ai déposé la boîte de chocolats devant l’une des filles, la plus proche de moi, et j’ai récupéré le papier pour le déchirer et lui renvoyer.

-Je suis pas une minette en chaleur.


Et là encore, je suis calme.

-Je suis pas une poule de luxe.


J’ai tellement envie de lui en coller une, je suis persuadé qu’il adore ça.

-Et ma puberté est passée depuis assez longtemps pour que les …


Ne pas dire poème, personne ne doit jamais lire ça.

-Divagations de ton esprit malade ne me touchent pas non plus.


J’ai fini par lui foutre les fleurs dans la tronche, mais je me tiens encore, je l’ai pas frappé, et je n’ai pas crié, ce serait vraiment une agression connaissant son don et je ne déclencherais pas la guerre.

- Tiens-t’en à ta chenillophilie.




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Ven 25 Aoû - 14:15
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« Du silence, je veux du silence.»
Même si c'est impossible...

Oh bon sang... Mes oreilles... Avait-elle besoin de se faire entendre, sérieusement ? Tout ça pour une remarque qu'elle n'avait pas envie d'apprécier. Sauf que c'était la vérité, cependant, je n'avais pas été assez précis. La pauvre, je la laissais nous faire son speech, essayant de ne pas sourire au fait qu'elle relevait elle-même son look pour bien faire comprendre que oui, son rôle était justifiée. Mais tellement peu vraisemblable. Ils avaient vraiment pensé qu'elle suffirait pour que les choses soient plus calmes et plus lisses entre les humains et les mutants. J'eus envie de lever les yeux au ciel. La pauvre, je la plaignais presque d'être ainsi exploitée. Presque. Je n'avais pas assez de pitié pour ça.

Je griffonnai alors qu'elle finissait son speech, pas question que quelqu'un campe devant ma porte. Surtout si je finissais par faire entendre raison à Adriel. Quoique raison... Avec ce que je lui avais laissé ce matin comme "cadeaux", il allait faire entendre sa voix lui aussi.

Je te remercie pour votre sollicitude et si vous y tenez, très bien, je vous préviendrai à l'avenir...

Qu'elle ne se sente pas inutile, hein...

Cependant, je n'ai pas été assez précis, plus tôt. Je hais l'humanité dans son ensemble et je comprends alors les mutants que nous sommes dans le lot. Nous détruisons tout autant que les humains, nous ne valons pas mieux qu'eux parce que nous avons quelques dons.

Que ce soit dit et bien dit. Je notai que la nouvelle arrivante n'osait plus piper un mot devant la colère plutôt inepte de la surveillante. Franchement, je ne voyais pas pourquoi. Certes, elle pouvait nous coller et faire de notre vie un enfer mais après, elle n'avait pas intérêt à le faire. Sinon, elle serait incapable de continuer à prêcher ses vœux de tolérance à qui mieux mieux.

Rassemblant les mots que j'avais écris, je les déchirai soigneusement pour les mettre dans la poubelle à recycler toute proche de moi. J'avais bien entendu pris cette place pas par simple hasard. Même si je ne m'étais pas douté que l'on allait autant chercher à me contrarier de si bon matin. Observant encore les deux filles, me demandant ce que je pouvais bien faire d'elles, je reconnus l'allure et le pas d'une personne qui entrait dans la bibliothèque. Tiens donc... Je me permis mon plus beau sourire affable alors qu'Adriel se dirigeait vers nous, les bras pleins de ses "cadeaux". Et un peu dépenaillé en plus...

Dès le début, il m'attaqua. Enfin, attaquer... Après tout, j'étais tout le but de sa venue, aussi, qu'il ne voit que moi et ne s'adresse qu'à moi en m'appelant en plus par mon prénom. Bon bien sûr, je m'étais un peu moqué, je ne pouvais pas le nier mentalement. Je savais que mes petits présents le feraient réagir et je n'avais pas fini de le faire. Il devrait savoir que m'ignorer était une mauvaise idée. Que je trouverai toujours le moyen pour qu'il me regarde et pense à moi.

Oh, mes cadeaux ne te plaisent pas ? Il est vrai que j'ai mis peu de temps à écrire mon poème. Sans doute aurais-je dû mieux travailler les rimes.

Je n'eus pas le temps de récupérer la boulette qu'il m'avait envoyé, je me frottais simplement la tête d'une main, bien que ça n'ait pas été douloureux de la recevoir, c'était juste du papier après tout. Je fis une moue triste qui n'atteignit pas mes yeux alors qu'il déchirait mon poème, sûrement qu'il ne voulait pas que les filles sachent... Oh, s'il savait. J'avais déjà prévu ce mouvement. Je me retenais de rire en écoutant la suite de ses dires, jusqu'à tout de même lever un sourcil alors qu'il déclamait encore que je voudrais faire des choses avec des insectes. Une partie de son esprit à lui était bien malade pour imaginer des trucs pareils. A moins qu'il ne pense que son "soldat" soit de la taille d'une chenille. Dès lors, je comprendrai sa gêne.

Je tenais à te déclarer mes intentions, bien réelles. Et tu n'es pas le seul à les avoir lues, je pense, je les ai mis aussi sur le tableau d'annonce des dortoirs. Que personne n'essaie de te voler à moi, mon bel Adriel.

Ne pas rire, ne pas rire. Je rajoutai rapidement sur une autre note.

Quant aux fleurs, je me dois de te dire ce qu'elles signifient. Les lys pour la pureté, les marguerites pour l'innocence et l'amour loyal que je t'offre, les dahlias pour le côté de séduction qui se devait d'être présent dans ce bouquet et enfin, la pervenche. Parce que je rêve de toi..

J'étais certain que tout le monde comprendrait le sous-entendu tellement moins innocent qu'il y avait au fait de rêver de lui. Bon, il allait vouloir me tuer mais après tout... Le jeu en valait la chandelle puisqu'il me voyait. C'était tout de même long de lui faire comprendre qu'il était à moi, un travail de chaque instant. J'étais impatient que l'on soit à la dernière étape, je n'avais pas l'habitude d'attendre pour avoir ce que je voulais. Je regardais les filles.

Oui, Adriel est l'exception qui confirme la règle, si bien que j'essaie d'être romantique. Qu'en pensez vous ?

Sûrement qu'elles allaient se moquer.

Un jour, elles le paieraient.




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Dim 27 Aoû - 11:32
A peine le speech de Rehya terminé, un garçon arrive en survêt' dans la bibliothèque, l'air furax. Ce coup-ci, j'ai eu ma dose de social pour les 15 ans à venir. Je m'éloigne un peu; je fais bien : une boîte de chocolats s'écrase devant la pionne, et Caym se mange une boulette de papiers...

-Dis, Caym, tu te foutrais pas un peu de moi ? Je suis pas une minette en chaleur. Je suis pas une poule de luxe. Et ma puberté est passée depuis assez longtemps pour que les … Divagations de ton esprit malade ne me touchent pas non plus. Tiens-t’en à ta chenillophilie.

Oooook. Le discours se termine sur un bouquet de fleurs envoyé à la tronche du prétendant, qui commence à s'expliquer à l'écrit; je suis trop loin pour voir ce qu'il marque, du coup, je le vois juste garder un visage impassible, style pokerface. Ils vont pas tarder à attirer les foules, et hors de question que je sois dans les parages... C'est que mon agenda regorge pas de bons copains à l'Académie, moi.
Avant que je ne puisse m'éloigner cependant, Caym se tourne vers moi et la pionne en nous montrant un de ses papiers.

Oui, Adriel est l'exception qui confirme la règle, si bien que j'essaie d'être romantique. Qu'en pensez vous ?

Ce que j'en pense? Mais je m'en tamponne l'oreille avec une babouche, de vos histoires de cul - j'ai déjà bien assez d'emmerdements avec la mienne...

-Bah, euh... C'est cool, que tu sois amoureux, mais ton copain a pas l'air méga partant.

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Ven 8 Sep - 23:08

Reyha E. Azarov & Caym Lightbird & Skye Reid518 mots ▬ Reyha speak in red
Du silence, je veux du silence.


Ca l'avait saoulé de faire ce pseudo discours à propos de la chance des académistes. Elle-même n'écoutait pas quand on lui servait ce genre de baratin. Mais maintenant c'était son taf', alors elle n'allait pas non plus les guider dans leur connerie...
Bon, si Skye l'avait écouté d'une certaine façon en comprenant qu'elle se faisait sympathiquement engueuler, Caym semblait tout à fait frigide face à son monologue. Limite il ne l'écoutait pas. En fait, oublier le "limite". Il se sentit néanmoins obligé de répondre (certainement pour la satisfaire, elle s'en doutait bien) mais Rey' n'eut pas franchement le temps de lire son papier lorsqu'un élève à moitié à poil et armé de... fleur? Déboula dans la bibliothèque. Bruyamment.

-Dis, Caym, tu te foutrais pas un peu de moi ? Je suis pas une minette en chaleur. Je suis pas une poule de luxe. Et ma puberté est passée depuis assez longtemps pour que les … Divagations de ton esprit malade ne me touchent pas non plus. Tiens-t’en à ta chenillophilie.

Par curiosité, la pionne ramassa la feuille chiffonnée que le blond avait jeté à la figure du muet en grognant négligemment un "moins fort" à l'égard du nouveau venu. Elle entendait de là la bibliothécaire grogner.
Son regard resta interdit tout du long de sa lecture. Cette... ode amoureuse destinée à Adriel l'aurait fait rire en règle générale, mais aujourd'hui elle préférait garder son calme. Et éviter de le passer à Skye. Qui sait ce qu'elle en ferait celle-la. Un soupir lui échappa alors que le brun tendait un papier vers son visage:

-Oui, Adriel est l'exception qui confirme la règle, si bien que j'essaie d'être romantique. Qu'en pensez vous ?

Un parfait silence émana d'elle alors que Skye répondait, un peu prise au dépourvu apparemment. C'est vrai qu'elle s'en foutait éperdument de ce qu'il se passait entre les deux colocataires. Des amourettes d'adolescents ou alors des taquineries du même âge ne l'intéressaient pas, alors que ce soit l'un ou l'autre... Un nouveau soupir franchit la barrière de ses lèvres avant que ses mains ne rejoignent les poches arrières de son pantalon.

- Adriel, j'vais te dire la même chose qu'à ton coloc' même s'il m'a déjà fait part de sa réponse. J'attends pas que tu me répondes je n'sais quoi, juste que tu prennes en compte l'avis de la vie scolaire.

Elle jeta un oeil à Skye, comme si elle désapprouvait sa présence et entama rapidement, en ayant déjà assez:

- Des élèves ont porté plainte contre le bruit que vous faisiez. Caym m'a expliqué et s'il y a des affaires de harcèlement ou je n'sais quoi, parlez en aux surveillants au lieu de régler ça seuls et de risquer de vous faire coller voir expulser. Elle réfléchit une seconde et ajouta, surtout qu'c'est moi qui m'occupe des colles et ça me gave.


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